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L'électricité, moteur d'un retour des Français?

La berline Fluence ZE (ZE pour zéro émission), une voiture électrique de Renault.

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La berline Fluence ZE (ZE pour zéro émission), une voiture électrique de Renault.

Photo: AFP

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Sébastien Templier | La Presse

Publié le 1 octobre 2010 | Mise à jour le 1 octobre 2010 à 05h00

Paris - Les constructeurs français, Renault en tête, ont présenté sur leurs terres, en ouverture du salon de Paris, une gamme de produits essentiellement électrique. Un motif d'espoir de les voir revenir à terme en Amérique du Nord?

Renault avait annoncé la couleur avant l'ouverture du Mondial de l'auto aux médias: pas moins de quatre voitures électriques prochainement commercialisées et un prototype du même genre seraient sur le plancher du parc des expos de la Porte de Versailles. Pas manqué. Le PDG de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a brièvement présenté jeudi «les versions définitives des quatre premières voitures électriques de Renault vendues au prix de leur équivalent thermique» dans un horizon de 18 mois.

La berline Fluence ZE (ZE pour zéro émission) sera vendue d'ici un an. L'utilitaire Kangoo ZE commencera à être distribué au cours de la même période. La mini voiture Twizy ZE sera mise en vente au quatrième trimestre 2011 alors que la Zoe ZE, une sous-compacte urbaine, sera sur le marché mi-2012.

Renault n'est pas le seul constructeur français à avoir présenté ce genre de voiture. Citroën livrera à la fin de l'année sa «citadine», la C-Zero, alors que Peugeot lance sa iOn. Les deux voitures ne sont nul autre qu'une iMiev rebaptisée. Peugeot commercialisera par contre au printemps 2011 «le premier hybride diesel au monde», le Peugeot 3008 Hybrid4.

Cet étalage de véhicules électriques donne des ailes aux constructeurs français, notamment à Renault. «Nous avons vocation à être présent partout dans le monde», a dit jeudi Carlos Ghosn en faisant référence à l'Asie, à la Russie, au Moyen-Orient et au Mexique.

Et l'Amérique du Nord ? Le PDG de Renault-Nissan a éludé notre question : «On ne peut pas avoir des prétentions avec un modèle. (...) Une gamme électrique sera un atout dans la croissance mondiale de Renault.»

La marque au losange est la plus à même de pouvoir effectuer un retour en Amérique, le groupe PSA Peugeot-Citroën n'étant pas suffisamment armé pour cela. Cette idée d'un retour a remonté à la surface ces derniers jours lorsqu'une source au sein de Renault a déclaré à Reuters que le constructeur remplissait les conditions pour retourner aux États-Unis via un partenariat, vraisemblablement avec General Motors. Ce partenariat a été évoqué sérieusement jeudi au salon de Paris, par Carlos Ghosn lui-même. Ce dernier s'est dit ouvert à un rapprochement avec GM. «Les synergies sont là, le potentiel est là», a-t-il dit, tout en rappelant qu'il s'agissait d'une opportunité, et non pas d'une obligation pour son entreprise.

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Du côté de Citroën, on n'évoque nullement un tel scénario. Son directeur général, Frédéric Banzet, a mentionné à L'Auto-monvolant qu'il y a «des divergences de normes» et qu'une voiture ne suffit évidemment pas pour se rapprocher d'un marché. «La Chine est un marché où l'électricité peut se développer», a-t-il dit par contre.

Alors, Chine ou Amérique du Nord? Avec ou sans l'électricité?

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