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Lexus CT 200h-Toyota Prius: Le luxe en prime

La Lexus CT 200h (en haut) et la Toyota Prius.

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La Lexus CT 200h (en haut) et la Toyota Prius.

Photos fournies par Lexus et Toyota

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 6 juillet 2011 | Mise à jour le 8 juillet 2011 à 14h13

Pourquoi attendre? Le nouveau ticket d'entrée de Lexus promet de circuler presque aussi proprement qu'une Prius sans que nous ayons nécessairement à casser notre tirelire.

La preuve: une fois tous les frais comptabilisés (coût du véhicule, transport et préparation) et les équipements nivelés, la CT 200h coûte à peine 1500$ de plus. Voilà qui n'est pas grand chose étant donné les nombreux avantages offerts par Lexus. Cette marque propose en effet une garantie permettant de rouler une année de plus sans souci et vous assure en prime une valeur à la revente plus élevée.

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Tout cela est vrai, mais à la condition de biffer les - coûteux - groupes d'options inscrits au catalogue de ces deux constructeurs. Dans le cas contraire, la comparaison tourne court et la Prius sort gagnante. Son propriétaire aussi. Donc à moins de vider les tablettes du rayon des accessoires, la comparaison entre ces deux véhicules tient parfaitement la route.

Pas la peine de sortir le ruban à mesurer, la Prius occupe plus d'espace dans la rue. Elle est plus longue, plus haute, plus large et étonnamment plus légère et plus aérodynamique que sa cousine. Les dimensions extérieures plus généreuses de la Prius profitent au confort des occupants qui prendront place à l'arrière et des bagages. Plus ramassée, la CT 200h n'a pas un esprit aussi familial. Sa garde au toit plus basse conjuguée à des ouvertures étroites rend difficiles l'accès et la sortie aux places arrière. Et son coffre, accessible comme pour la Prius par un hayon, frise plus rapidement l'indigestion à la vue de vos valises et sacs en raison notamment de sa hauteur réduite. Aussi bien la Toyota que la Lexus permettent de rabattre complètement ou en partie les dossiers de la banquette pour accroître le volume. Là encore, l'avantage revient à la Prius.

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On se sent plus coincé à bord de la CT 200h, mais l'écrin est autrement plus riche. La qualité des matériaux, la précision des assemblages et le souci du détail contrastent avec l'habitat de la Prius. Cette dernière, plus lumineuse il est vrai, s'habille de plastiques banals et dévalorisants. Soit ils sonnent creux, soit ils se rayeront facilement. La Lexus, c'est autre chose. Plus chic. Avec ses plastiques moussés, ses surpiqûres et quelques petites touches de chrome ici et là. Et pour ajouter au plaisir des yeux et du toucher, les baquets de la Lexus sont plus confortables, plus enveloppants. Ils comportent, de série, une plus grande quantité de réglages. Mieux encore, la jante bien grasse du volant ajoute à l'expérience sensorielle. La Prius n'offre rien de tout cela. Il n'y a pour tout dire que l'écran central - lequel permet notamment de «s'amuser» à battre son propre record de consommation - ou la curieuse boule bleue qui fait office de pommeau de levier de vitesse.

On se sent plus coincé à bord de la CT 200h, mais l'écrin est autrement  plus riche. La qualité des matériaux, la précision des assemblages et le  souci du détail contrastent avec l'habitat de la Prius.

On se sent plus coincé à bord de la CT 200h, mais l'écrin est autrement plus riche. La qualité des matériaux, la précision des assemblages et le souci du détail contrastent avec l'habitat de la Prius.

Photo fournie par Lexus

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Sortez le sablier

Sur le plan technique, CT 200h et Prius ont beaucoup en commun. À commencer par leur groupe motopropulseur hybride. La partie «essence» relève d'un moteur quatre cylindres de 98 chevaux. D'une cylindrée de 1,8 litre, cette motorisation s'arrime à un propulseur électrique également identique. La puissance et le couple sont acheminés aux roues avant (motrices) par une boîte à variation continue de type CVT. Rien à redire sur le fonctionnement de ce groupe propulseur si ce n'est qu'il se fait plus discret à bord de la Lexus qui fait usage d'une plus grande quantité de matériaux insonorisants. Cela se vérifie très bien à vitesse de croisière et au moment des relances du moteur à essence après les coupures automatiques à l'arrêt.

Même si le dynamisme de sa ligne suggère la performance, la CT 200h n'a rien d'une fusée. On a beau illuminer le voyant «Sport» au tableau de bord au moyen d'une molette prévue à cet effet, rien n'y fait. Cette Lexus met - tout comme la Prius d'ailleurs - plus de 10 secondes pour atteindre les 100 km/h. Et l'atteinte de cette vitesse paraît si rude pour le moteur que vous ne songerez même pas à franchir cette limite. Tant mieux, il sera possible aux conducteurs de Prius d'approcher, d'égaler, peut-être même de battre - c'est du moins ce que prétendent certains - les cotes de consommation annoncées. À ce sujet, dans le cadre d'une utilisation normale, la Prius demeure la championne de l'économie. Non seulement consomme-t-elle moins, mais elle offre en plus une autonomie supérieure.

Même groupe motopropulseur et pourtant l'expérience de conduite est passablement différente. La CT 200h offre un comportement plus dynamique que la Prius, dont le train avant offre peu d'adhérence dans les courbes serrées.

La Prius, plus lumineuse il est vrai, s'habille de  plastiques banals et dévalorisants. Soit ils sonnent creux, soit ils se  rayeront facilement.

La Prius, plus lumineuse il est vrai, s'habille de plastiques banals et dévalorisants. Soit ils sonnent creux, soit ils se rayeront facilement.

Photo fournie par Toyota

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Mieux suspendue, la Lexus vire plus plat et maîtrise mieux les mouvements de sa caisse dans les virages. Et pour ajouter à l'agrément de conduite, l'assistance de sa direction est plus ferme, mieux dosée que sur la Prius. Cette dernière offre un toucher de route plus vague, moins assuré. La plus grande légèreté de direction de la Toyota se fait cependant apprécier dans les manoeuvres à basse vitesse. Autre raison d'apprécier la Prius en pareilles circonstances: la visibilité. Celle-ci est bien meilleure que sur la CT 200h, dont les glaces sont taillées comme des meurtrières. Bon à savoir également: le diamètre de braquage des deux véhicules est similaire.

Autre point commun entre les deux véhicules: le freinage. Pas tellement la distance que la difficulté à moduler la pédale. Très sensible, celle-ci vous incite à revoir vos habitudes et à faire preuve d'un peu plus de souplesse. Prévoir une semaine pour vous y faire.

Pour conclure

La Prius a remporté la première manche (vie à bord), la CT 200h la deuxième. La section budget déterminera seule la gagnante de cette confrontation. Et contre toute attente, c'est la Lexus qui apparaît la meilleure affaire. Comme il en est question un peu plus haut, l'écart de prix entre les deux véhicules n'est pas aussi grand qu'on le croit.

Certes, la Prius consomme moins, mais sa valeur à la revente, la qualité de son réseau et l'étendue de sa garantie sont moindres que celles de la CT 200h. Cette dernière offre en prime un agrément de conduite plus grand, une présentation plus recherchée et une qualité d'assemblage plus soignée. Seuls les occupants des places arrière ne seront pas d'accord. Dans ce cas, offrez-vous une Prius...

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