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Mercedes CLS63 AMG: Des muscles sonores et visibles

La Mercedes CLS63 AMG 2012.

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La Mercedes CLS63 AMG 2012.

Photo Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 2 septembre 2011 | Mise à jour le 4 septembre 2011 à 12h17

Collaboration spéciale - À quelques exceptions près, chaque Mercedes a droit aujourd'hui à sa déclinaison AMG. Cela n'a cependant modifié en rien les principes méthodologiques d'AMG dont celui de «un homme, un moteur»; c'est-à-dire un assemblage à la main, seule garantie d'un niveau de précision, de performances et de fiabilité absolue.

De la Classe C à la Classe S en passant par le rustique - mais ô combien attachant - G, l'antenne haute performance de Mercedes touche à tout. Revisite tout. Et elle n'éprouve aucun mal à écouler sa production annuelle qui se chiffre à quelque 30 000 unités.

>>> Voyez la galerie photo complète de la Mercedes CLS63 AMG

Plus exclusives sans doute, les branches sportives de Audi (RS), BMW (M) voire Lexus (F) ou Infiniti (IPL) ne peuvent rivaliser en nombre face à ce préparateur parfaitement unifié aux activités de Mercedes depuis 1999. Ce long préambule nous amène au coeur de notre sujet: la CLS63 AMG. Celle-ci vient tout juste de débarquer sur nos terres, armée cette fois d'un moteur de 5,5 litres... Pourquoi ne pas l'avoir baptisée CLS55 AMG alors? Une question de marketing, voilà tout.

Les responsables de sa commercialisation craignaient que les acheteurs potentiels perçoivent ce matricule inférieur comme un recul des performances. Ce qui est loin d'être le cas avec 518 chevaux et 516 livres-pied de couple.

Insuffisant, dites-vous? Sachez alors qu'il existe - en option - un «groupe performance» capable de soutirer 32 chevaux et 74 livres-pied supplémentaires de ce V8 suralimenté par deux turbocompresseurs. Satisfait?

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Les performances sont intactes grâce à la magie de la suralimentation, mais la vraie histoire de ce moteur se trouve ailleurs. Ce nouveau bloc adopte l'injection directe et un dispositif de coupure automatique à l'arrêt, comme sur une automobile hybride. Celui-ci peut être désactivé en tout temps en appuyant sur un bouton logé sur la console centrale, mais à quoi bon? Il est efficace et permet à cette Mercedes de baisser substantiellement sa consommation d'hydrocarbures par rapport à la mouture précédente.

Lorsqu'on lâche la bride aux 518 chevaux, la CLS63 AMG se fâche. Elle   se propulse à 100 km/h en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Quel souffle!

Lorsqu'on lâche la bride aux 518 chevaux, la CLS63 AMG se fâche. Elle se propulse à 100 km/h en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Quel souffle!

Photo Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Agraffée au bitume

Pour espacer ses arrêts à la pompe, la CLS63 AMG relève de ses fonctions la portion hydraulique de la direction au profit d'une assistance électrique, moins énergivore. À notre avis, il s'agit là d'une erreur. Considérant le modeste gain apporté par cette transformation (une baisse approximative de 1,5% sur la consommation), AMG aurait dû insister pour conserver le système hydraulique, lequel offre une sensation plus directe de la route. Plus naturelle aussi, puisqu'en certaines occasions, la direction nous est apparue plutôt lourde et artificielle.

Qu'à cela ne tienne, cette Mercedes a une tenue de route que pourrait lui envier un bon nombre de coupés Grand Tourisme. Les limites existent. Elles sont dictées par un poids qui frise les deux tonnes et une nature sousvireuse (train avant cherchant à tirer tout droit dans les virages), surtout lorsque les aides à la conduite ont été débranchées. En revanche, les roues arrière demeurent, elles, solidement ancrées au sol. Il faut vraiment, mais vraiment, la pousser très fort - ou être carrément maladroit, pour la faire décrocher.

Lorsqu'on lâche la bride aux 518 chevaux, la CLS63 AMG se fâche. Elle se propulse à 100 km/h en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, laissant tout juste le temps à la boîte automatique d'empiler les rapports. Quel souffle!

Le grondement du moteur - très suggestif - emplit l'habitacle. Rien à voir avec le silence de cathédrale régnant à bord d'une CLS régulière. Elle peut aussi se montrer très inconfortable si on a l'audace de sélectionner le mode le plus sportif de sa suspension pilotée électroniquement.

Une fois les repères trouvés et le mode d'emploi assimilé, la CLS63 AMG roule littéralement sur des rails. Sa mécanique douée d'un caractère de course fascine par sa docilité et sa vigueur. Championne du démarrage au feu vert, cette auto s'avère aussi à l'aise pour vous propulser d'une courbe à une autre.

On se pince de voir cette imposante berline plonger à la corde des virages sur ses disques ventilés surdimensionnés et s'en extraire comme une «balle».

Sa vocation est-elle là? À rythme soutenu, la boîte automatique doublée - d'inutiles - palettes au volant joue parfois à cache-cache avec ses rapports.

La CLS adopte un volant aussi agréable à   l'oeil qu'au toucher, des  appliques en carbone et un pommeau de levier   de vitesse griffé pour ne  nommer que ces trois-là. L'ambiance est   sportive, mais ça demeure une  Mercedes pur jus.

La CLS adopte un volant aussi agréable à l'oeil qu'au toucher, des appliques en carbone et un pommeau de levier de vitesse griffé pour ne nommer que ces trois-là. L'ambiance est sportive, mais ça demeure une Mercedes pur jus.

Photo Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Visibilité problématique

Physiquement parlant, la CLS63 AMG ne manque pas d'air. Appendices et superbes jantes apportent un supplément d'âme à cette berline dont le principal fait d'armes a été d'inaugurer une nouvelle niche de marché: le coupé 4 portes. Toutefois, même en supprimant les encadrements de portes, la visibilité demeure problématique. Le conducteur devra donc s'en remettre aux radars et à la caméra de recul pour circuler dans les rues étroites ou pour se garer.

Par rapport à la première mouture de ce modèle, cette CLS s'est notamment allongée de trois centimètres dont deux ont été affectés à l'empattement. Les dimensions intérieures y gagnent - à l'arrière surtout -, mais la CLS n'accueille encore et toujours que quatre occupants. Sa garde au toit rabaissée depuis sa refonte rend plus difficile l'accès aux places arrière. Le coffre au volume déjà généreux nous fait bénéficier d'une «allonge» en abattant en tout ou en partie les dossiers des sièges.

Dans son exécution AMG, la CLS adopte un volant aussi agréable à l'oeil qu'au toucher, des appliques en carbone et un pommeau de levier de vitesse griffé pour ne nommer que ces trois-là. L'ambiance est sportive, mais c'est une Mercedes pur jus quand même et l'horloge rectangulaire à aiguilles se charge de nous le rappeler. C'est du solide!

NOUS AIMONS

Le châssis affuté

Les performances élevées

L'effort d'offrir un dispositif de coupure automatique

NOUS AIMONS MOINS

Le manque de ressenti de la direction

La banquette taillée pour deux

L'idée de la remiser l'hiver

CE QU'IL FAUT RETENIR

Prix de départ: 109 900$

Frais de transport: 700$

Garantie de base: 48 mois/80 000 km

Consommation obtenue dans le cadre de l'essai: 13,6 L/100 km

Pour en savoir plus: www.mercedes.ca

SURVOL TECHNIQUE

Moteur: V8 DACT 5,5 litres suralimenté par 2 turbocompresseurs

Puissance (incluant motorisation électrique): 518 ch à 5200 tr/mn

Couple (incluant motorisation électrique): 516 lb-pi à 1700 tr/mn

Poids: 1940 kg

Rapport poids-puissance: 3,74 kg/ch

Mode: Propulsion (roues arrière motrices)

Transmission de série: Semi-automatique 7 rapports

Transmission optionnelle: Aucune

Direction/Diamètre de braquage: Crémaillère/11,3 m

Freins: Disque/Disque

Pneus: 255/35R19 - 285/30R19

Capacité du réservoir/essence recommandée: 80 litres/Super

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