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Pour vendre son A6, Audi a longtemps misé sur les performances de son rouage à quatre roues motrices et ses innovations techniques. L'ennui: ses concurrentes aussi. D'ailleurs, il s'écoule au pays deux fois plus de Classe E et de Série 5 que d'A6. Alors, comment prendre l'ascendant sur ses adversaires? La réponse, selon Audi, se trouve dans les détails. Parmi ceux-ci, on retient une réduction du poids et une diminution de la cylindrée des moteurs. Voilà de quoi séduire une clientèle plus jeune (47 ans en moyenne) que celle de ses deux rivaux historiques: BMW (53 ans) et Mercedes (59 ans).
Cette fois, pour se démarquer, le renouvellement de l'A6 s'articule principalement autour des économies. Plutôt que de se laisser emporter par la spirale inflationniste qui touche - encore - un trop grand nombre de ses concurrents, Audi résiste. Le constructeur allemand signe ici une berline aux formes plus sveltes, plus élancées et surtout plus dynamiques. En gros, selon les versions, l'A6 affiche de 60 à 105 kg de moins sur la balance que le modèle précédent.
Le secret de son régime amincissant repose presque essentiellement sur un usage accru de pièces en aluminium (capot, portières, couvercle du coffre, etc.), mais aussi d'éléments mécaniques, comme les moteurs. À ce chapitre, le V6 trois litres TDi (turbodiésel) pèse 25 kg en moins. Puisqu'il en est question, ce moteur figure sur la liste des motorisations qu'Audi Canada nous destine. Et ce n'est pas la seule. Un quatre-cylindres deux litres turbocompressé ainsi qu'une mécanique hybride (mi-essence, mi-électrique) emménageront prochainement sous le capot de cette berline. Pour ses débuts, seul un V6 trois litres suralimenté par compresseur veillera à mouvoir cette Audi de sa position statique. Une belle palette de moteurs à laquelle il ne manque qu'un V8, pourtant offert sur la génération précédente. Son absence étonne, dans la mesure où toutes les concurrentes - à l'exception de l'Acura RL - en ont un à proposer.
Un aspirateur sous le capot
Le souffle de ce moteur trois litres T (pourquoi pas C pour compresseur?) est pour le moins impressionnant, compte tenu de la taille de l'auto. Hormis le son «Electrolux» du compresseur lorsque ce V6 a la pédale au métal, la montée en régime s'avère aussi solide qu'irrésistible. Surtout si le conducteur configure le dispositif Drive Select (offert de série) en mode Dynamique. À noter: il existe également quatre autres modes - Automatique, Confort, Individuel et Efficacité énergétique - qui permettent de modifier plusieurs composants (accélérateur, transmission et direction) selon le style de conduite. Et ça marche plutôt bien. On se désolera seulement que la direction n'informe pas précisément de l'emplacement des roues directrices et du diamètre de braquage plutôt ennuyeux de l'auto dans les espaces restreints. De petits nuages, chassés par la direction à démultiplication variable qu'Audi compte offrir. En option, naturellement.
Sur la route, l'A6 révèle une agilité peu commune - pour une automobile de ce gabarit, s'entend. Son rouage intégral doublé d'un différentiel sport (une autre option) se moque des conditions d'adhérence. Performant et sûr, il contribue, sans toutefois repousser les limites de la physique, à mettre le conducteur en confiance.
Sur le plan du confort, la nouvelle A6 soigne davantage ses occupants que la génération antérieure. Les imperfections de la chaussée sont mieux amorties et la colonne de direction ne vibre plus, comme c'était le cas autrefois au passage des trous et des bosses, et ce, même en optant pour le paramétrage le plus sportif (lire dynamique).
Hormis l'espace aux places arrière et pour les bagages, l'A6 n'a guère à envier au modèle phare de la gamme, l'A8. Encore une fois, c'est la qualité des matériaux et des assemblages qui nous épate le plus. Les techniques conçues par Audi demeurent sans doute les plus avancées qui soient, et il faut voir le fini placage de chêne pour s'en convaincre. Légèrement nervuré, celui-ci s'imbrique harmonieusement aux autres revêtements qui habillent le tableau de bord et les panneaux de contre-portes. Tout comme l'A8, l'A6 adopte la «petite ardoise» qui permet du bout du doigt d'orthographier le nom d'un contact ou de composer son numéro de téléphone. Mieux encore que l'A8, le levier de vitesses se révèle plus agréable à manipuler et plus précis encore.
À l'arrière, le dégagement suffit pour deux adultes; seuls les orteils peineront à se dissimuler sous l'assise des sièges avant, très confortables. Quant au coffre, sa profondeur ne pose pas problème pour y loger des objets moyennement longs, mais on se désole de sa faible hauteur. Pour remédier à ce problème, Audi offrait autrefois une version familiale (Avant). Celle-ci n'obtiendra pas son visa canadien, au grand dam des amateurs du genre. En lieu et place, Audi propose l'A7 Sportback.
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