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L'A7 Sportback arrive dans un éventail très fourni de modèles et on ne comprend pas très bien, de prime abord, où elle vient s'insérer. Elle apparaît comme une proposition parallèle à l'A6. Cette Sportback tombe à pic pour l'épauler, d'une part, et d'autre part, offrir aux consommateurs une solution de rechange à la berline classique en offrant la polyvalence d'une familiale et le design d'un coupé sportif.
C'est sur l'élégance de l'A7 Sportback que repose tout l'argumentaire d'Audi. Enfin, presque. Pratiquement tout le dossier de presse remis aux journalistes lors du lancement était consacré exclusivement au design de cette berline cinq portes. C'est vrai qu'elle est belle, mais certaines teintes l'avantagent plus que le blanc de notre véhicule d'essai.
Sous la teinte, l'aluminium occupe une place de choix. Le capot, les ailes avant, les portières et le hayon sont tous confectionnés à partir de ce précieux alliage. L'architecture, elle, est en acier dans le but de ne pas faire exploser les coûts de revient.
Sans être aussi spacieuse qu'une A8, la limousine de la marque, l'A7 Sportback offre un volume intérieur confortable pour quatre personnes. En dépit de sa hauteur et du profil arqué du pavillon, il est facile d'accéder à la banquette arrière ou de s'en extraire. Et celle-ci, à notre grand étonnement, offre suffisamment de garde au toit pour ne pas anéantir la mise en plis des deux passagers qui siégeront à l'arrière. Ces derniers maugréeront sans doute contre l'absence de support et le manque de moelleux des dossiers, mais cela représente le prix à payer pour obtenir, une fois ceux-ci rabattus, un espace de chargement à la surface entièrement plane. Et vaste, d'ailleurs, grâce notamment à la large échancrure du hayon.
Déplaçons-nous vers l'avant pour y découvrir les dernières innovations de la marque. Tout comme les Audi les plus prestigieuses, ce coupé-berline adopte le système MMI et sa zone de saisie tactile. On trouve également un système de vision nocturne, un autre pour refléter certaines informations au pare-brise (affichage tête haute) et surtout un système de navigation qui superpose l'itinéraire à suivre sur une image réelle du paysage en provenance de Google Earth. Les entreprises de télécommunications vont faire des affaires d'or.
Hormis les baquets qui soutiennent mollement (oui, eux aussi), rien à redire sur la présentation intérieure de ce véhicule qui reprend, pour l'essentiel, le mobilier intérieur de l'A8. La qualité et le soin de la réalisation étonnent tout autant que les lamelles de chêne vernies qui décorent l'habitacle. Chose certaine, les harmonies de couleurs sont très réussies et permettent, si on en a le goût, d'échapper à la «grande noirceur» de certaines rivales. Crème ou havane, cela change tout dans un habitacle, surtout si le toit découpe une fenêtre sur le ciel pour réchauffer l'atmosphère.
Un seul moteur pour l'instant
En Europe, les moteurs ne manquent pas pour animer cette voiture. Au Canada, nous n'avons droit qu'au V6 trois litres suralimenté par turbocompresseur. Dommage, puisqu'il nous a été donné la chance de conduire, au lancement, une version dotée d'un moteur turbodiésel fort équilibré et plus économique à la pompe.
Ne boudons pas notre plaisir: les 300 chevaux du V6 essence ne sont pas du genre à se traîner les pieds (ou les sabots, c'est selon). En fait, mieux que le turbodiésel, ce V6 compressé exploite au mieux les qualités dynamiques de ce châssis, sans offrir un rendement aussi souple, musical et enivrant qu'un six-cylindres en ligne de BMW toutefois. Relayée aux (quatre) roues motrices par l'entremise d'une boîte huit rapports, la puissance offerte permet de solides accélérations et des relances instantanées. À noter qu'une autre version plus électrisante encore - S7 - se trouve déjà dans les cartons du constructeur allemand.
La direction à assistance électrique offre un toucher de route mordant ou tempéré, selon le réglage adopté au moyen de la commande Drive-Select qui permet de modifier en un tournemain certains ajustements (direction, passage des vitesses, fermeté des suspensions, etc.) pour personnaliser le comportement selon notre humeur. Il y a aussi l'évolution du système Quattro (quatre roues motrices), baptisé Crown-Gear, qui permet, grâce au pilotage sélectif du couple, une maîtrise et une adhérence accrues dans les virages. Mais nous retiendrons surtout la qualité de l'amortissement, en particulier sur une chaussée déformée. En dépit de la généreuse monte pneumatique du véhicule essayé (une version S-Line montée sur des jantes de 20 po), l'A7 Sportback apparaît non seulement imperturbable, mais aussi débarrassée de toutes ces secousses qui, encore aujourd'hui, frappent certains produits de cette marque.
L'A7 Sportback apparaît donc comme une proposition parallèle à l'A6. Plus élégante et plus fonctionnelle que cette dernière, l'A7 Sportback se prive hélas d'une gamme de moteurs qui l'auraient rendue tout simplement irrésistible.
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