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Cadillac ATS coupé: un brin de folie

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Éric LeFrançois

Collaboration spéciale

La Presse

(Hartford, Connecticut) Tout le monde le sait, l'ATS Coupé n'a rien de stratégique pour les ventes de Cadillac. Pourquoi le produire, alors? Pour transmettre une image avantageuse d'une marque capable de concevoir un coupé puissant et bien charpenté, propulsé par un moteur de 2 litres suralimenté pouvant se mesurer aux Audi A5, BMW Série 4 ou Infiniti Q60. Le beau linge, quoi!

Remise (partiellement) en selle, la marque de prestige de la General Motors peut se permettre de proposer un modèle à contre-courant des tendances, et même un peu futile. Bref, une voiture qui comporte une part de rêve pour un jeune cadre ambitieux ou un quinquagénaire émancipé.

Le décor planté, passons aux présentations. En bon élève, Cadillac s'efforce d'appliquer le triptyque habituel: forme soignée, motorisation musclée et technologie avancée pour faire de cette Cadillac une offre désirable. La présence de porte-à-faux réduits donne du mouvement à ce coupé dont le capot et les phares à la verticale représentent les seuls points communs avec la berline éponyme. Aucun autre panneau de carrosserie n'est identique à ceux des deux modèles. Pas même les jantes, qui ont ici droit à un dessin spécifique.

Ce coupé viril, qui exhibe ses muscles, ne pince pas les lèvres de sa calandre pour rendre plus visibles les pavés de couleurs de son logo. Dans cette voiture aux contours massifs, tout entiers portés vers l'avant, il n'y a guère de sensualité, mais beaucoup d'énergie. La partie arrière témoigne toujours d'une certaine hardiesse en faisant émerger une sorte de «V» sculpté sur le couvercle du coffre. Les voies élargies et un épaulement plus fin au-dessus des ailes ajoutent à la singularité du style et améliorent visuellement l'assise de la voiture.

Ce bel écrin ne renferme, hélas, rien d'inédit. En fait, comme tous les coupés de son espèce, ce Cadillac reprend à son compte le mobilier de la berline dont il dérive. Au cours de la présentation du modèle aux médias, les responsables de la marque ne cessaient de marteler que toutes les garnitures sont véritables. S'il s'agit du bois, eh bien, c'est du vrai. Même chose pour l'aluminium, la fibre de carbone ou l'alcantara qui enjolivent cet habitacle. Cette décoration «mix matière», comme aiment les qualifier les stylistes de mode, témoigne d'un réel souci du détail. Il est encore trop tôt, cependant, pour juger son exécution finale, puisque les unités proposées au moment de l'essai étaient des modèles de préproduction.

Hormis des places arrière qu'il est pénible d'atteindre ou dont il est difficile de s'extirper, nos contentements et nos doléances à l'égard de l'aménagement intérieur sont identiques à ceux relevés pour la berline. Nos regrets vont surtout au système CUE, dont la sensibilité tactile n'est visiblement pas au point. Les touches exigent une pression plutôt ferme des doigts, et les vibrations qu'elles transmettent en retour sont désagréables.

On retient également le manque de noblesse du bloc d'instrumentation - l'affichage tête haute représente ici un atout - et le support insuffisant des sièges. Les rangements à bord sont aussi peu nombreux.

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Une architecture saine

Ce coupé dessiné comme une flèche, dont la répartition des masses ne compromet pas l'agrément de conduite, apparaît à l'usage plus agile que volcanique. Personne ne reprochera à Cadillac d'avoir écarté le triste 2,5 litres pour limiter son offre au quatre-cylindres de 2 litres suralimenté par turbocompresseur et au V6 atmosphérique de 3,6 litres.

Entre les deux motorisations, le choix s'annonce difficile. Le moelleux du V6 ajoute du relief à la facette grand tourisme de ce coupé. À son rendement sans histoire, il convient de lui reconnaître une belle souplesse pour mouvoir gracieusement cette carrosserie sur la route. L'accélération est solide, les reprises convaincantes. Sans doute l'auraient-elles été davantage si la boîte semi-automatique à six rapports qui l'accompagne faisait preuve de moins d'étourderies.

Le quatre-cylindres de 2 litres affiche un caractère plus bouillant. Il manque en revanche d'élasticité, notamment à bas régime. Et une voix plus eurythmique aussi, considérant les progrès enregistrés dans ce domaine au cours des dernières années. Plus légère, cette mécanique pèse moins sur le nez de l'auto, ce qui lui garantit à la fois une agilité supérieure et un équilibre accru dans les virages. La boîte semi-automatique n'est guère plus réactive - à moins de procéder manuellement au changement des rapports. La transmission manuelle, offerte seulement avec la configuration propulsée - roues arrière motrices - de l'ATS Coupé, représente une possibilité intéressante, mais elle aura un impact négatif sur la valeur de revente.

Point trop lourd et posé sur des amortisseurs fermes, sans être inconfortables, l'ATS Coupé se conduit sans arrière-pensée, et ses freins Brembo à large étrier ont de quoi rassurer. Quant au volant, il procure une sensation de pesanteur à laquelle on s'habitue sans difficulté, mais qui intrigue, tant cet effet semble avoir été délibérément programmé. La suspension magnétique offerte en option représente une dépense pleinement justifiée, car elle «lit» la route avec une étonnante acuité - mieux encore que les éléments suspenseurs de base, plus rigides que sur la berline. Ceux-ci ont maille à partir avec les petites irrégularités de la chaussée et font chahuter davantage les occupants.

Le bon comportement routier de ce Cadillac tient largement à la forte rigidité du châssis et à la répartition presque idéale des masses entre les trains roulants. L'ATS Coupé met rapidement en confiance et s'inscrit avec précision dans les virages. On peine à imaginer comment Cadillac pourra faire mieux encore avec l'avènement prochain de la version V-Series. Celle-ci, chuchote-t-on, tirera plus de 360 chevaux de son quatre-cylindres de 2 litres.

ON AIME

> Châssis superbement équilibré

> Freinage solide

> Moteur 2 litres plus véloce

ON AIME MOINS

> Volume du coffre

> Places arrière étriquées

> Transmission étourdie (automatique)

CE QU'IL FAUT RETENIR

> Fourchette de prix : 42 000 $ à 55 000 $ (estimation)

> Frais de transport et de préparation : 1950 $* * Comprend les frais du concessionnaire

> Garantie de base : 4 ans/80 000 km

> Consommation obtenue lors de l'essai : 11,3 L/100 km

> Pour en savoir plus : www.cadillac.ca

> Principales concurrentes : Audi A5, BMW Série 4, Lexus RC

> Moteur : L4 DACT 2 litres suralimenté

> Puissance (moteur essence) : 272 ch à 5500 tr/min

> Couple (moteur essence) : 295 lb-pi à 3000 tr/min

> Poids : 1620 kg (Turbo AWD)

> Rapport poids-puissance : 5,95 kg/ch

> Mode : intégral (propulsion offerte)

> Transmission (série) : manuelle 6 rapports

> Transmission (optionnelle) : semi-automatique 6 rapports

> Direction/braquage : Crémaillère/11,6 mètres (AWD)

> Freins (av.-arr.) : disque/disque

> Pneus : 225/40R18 - 255/35R18

> Capacité/type de carburant : 60,5 litres/super

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