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ÉRIC DESCARRIES |
Publié le 20 juillet 2011 | Mise à jour le 10 juillet 2012 à 16h45
Malgré les critiques, le Dodge Journey demeure à ce jour le multisegment le plus vendu au Canada. Ce qui est ironique, car ce ne sont pas les défauts qui lui manquaient... du moins jusqu'à maintenant. Mais pour vraiment analyser le tout dernier Dodge Journey, il faut essayer celui de l'année dernière d'abord. La différence, c'est comme le jour et la nuit.
Au départ, il est un peu difficile de critiquer négativement le Journey. À ce prix, il répond facilement à la demande de nombreux consommateurs. Le véhicule n'est pas laid (au contraire), il procure des performances raisonnables, sa consommation n'est pas exagérée et son aménagement intérieur répond aux exigences des amateurs de véhicules multisegments avec l'espace de chargement qu'il propose. Et ce qu'on lui reprochait l'année dernière, soit une exécution bâclée de la présentation intérieure, est corrigé.
En fait, le Journey est plus que corrigé grâce à l'apport de l'équipe du designer montréalais de Chrysler, Ralph Gilles, qui lui a apporté sa touche personnelle, une touche, pourrait-on dire, un peu «européenne». Ce n'est pas tant la disposition de l'intérieur qui change que sa présentation et sa finition. Les lignes sont plus arrondies, les matériaux mieux choisis, plus agréables au toucher et les garnitures mieux finies.
Pour le reste, le Journey de 2012 conserve les mêmes configurations que dans le passé, avec ses qualités et ses défauts. Si les places avant et du centre sont accueillantes et confortables, la troisième banquette à deux places est plutôt un accessoire de «commodité» pour y transporter deux enfants lors d'une balade pas trop longue. Cependant, une fois repliée, elle donne l'espace de chargement dont on a besoin pour un plus long voyage à deux ou quatre personnes.
Une mécanique entièrement revue
Mais si l'on veut vraiment constater la différence entre le tout nouveau Journey et celui de l'année dernière, il faut vraiment prendre le volant des deux véhicules. Physiquement, on reconnaîtra le nouveau Journey à sa nouvelle calandre qui perd l'emblème du bélier au centre et se voit inclure les lettres D O D G E au bas.
Toutefois, c'est sous le capot que l'on notera la très importante différence. D'accord, le quatre-cylindres de 2,4 litres est toujours proposé comme la motorisation de base avec la boîte automatique à quatre rapports, ce que nous ne recommandons plus. Toutefois, le même moteur avec la boîte automatique optionnelle à six rapports est une tout autre chose. Il ne regorge pas de performances mais, avec cette configuration, il devient plus rapide, plus agile. Qui plus est, sachez que le V6 de 3,5 litres a été abandonné au profit du V6 Pentastar de 3,6 litres (le remède miracle de Chrysler) et ainsi, le Journey change complètement de comportement.
Ajoutez à cela une suspension entièrement revue, où la presque totalité des bagues (bushings) a été remplacée par des éléments plus résistants et plus robustes, et on obtient un tout nouveau Journey, un véhicule dont le comportement routier est plus stable et la conduite plus précise. On y perd un peu du point de vue du confort, mais on y gagne en précision de conduite et, forcément, en sécurité. Encore une fois, il faut vraiment essayer l'ancien puis le nouveau pour vraiment comparer.
Décidément, Chrysler a vraiment l'intention de se refaire une réputation, et le tout dernier Journey l'aidera certes à atteindre son but. Et si l'on est à la recherche d'un véhicule utilitaire multisegment (VUM) encore plus «viril», la version R/T de ce Dodge saura répondre aux attentes du conducteur plus «agressif». Pour la moyenne des consommateurs, le Journey à moteur à quatre cylindres et boîte automatique à six rapports devrait être la bonne réponse. Et même si la traction intégrale est proposée, la traction avant devrait suffire à la majorité des conducteurs urbains, et ce même en hiver, surtout si l'on choisit un pneu de bonne qualité.
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