L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription.
Aucune de vos activités sur Ma Presse ne sera partagée sur votre page Facebook sans votre consentement.
Accessible sur lapresse.ca, La Presse+ et La Presse Mobile, Ma Presse est votre espace personnel
où sont regroupées vos activités effectuées sur l'un ou l'autre de nos produits numériques.
Accédez aux articles et galeries de photos sauvegardés à partir de lapresse.ca, de La Presse+ ou de La Presse Mobile.
Retrouvez la liste de vos activités, incluant vos sauvegardes, partages et commentaires.
Retrouvez vos données personnelles : profil et inscriptions aux infolettres.
Ford a mis bien du temps à renouveler son Explorer. Trop de temps! À sa décharge, le renouvellement d'un modèle emblématique pose toujours problème. En fait, comment ne pas choquer une clientèle conquise d'avance tout en innovant suffisamment pour conquérir de nouveaux acheteurs? Un équilibre toujours difficile à atteindre si l'on juge la refonte pratiquée sur ce modèle.
Pour dissiper les inquiétudes des fidèles, Ford s'empresse de rappeler que cette refonte amenuise peu ou pas les qualités intrinsèques de la mouture précédente: ses prouesses en tout-terrain et sa capacité de remorquage. Voilà de quoi surprendre, dans la mesure où l'Explorer adopte un châssis monocoque, par définition moins robuste que celui autrefois utilisé. Autre surprise: de propulsion, l'Explorer devient une traction. Bien entendu, à cette configuration inusitée inscrite au catalogue s'ajoute un autre mode, à quatre roues motrices celui-là. Pour rouler sur des terrains parfois impraticables ou encore pour se sortir de positions inimaginables, l'Explorer n'a plus recours à la traditionnelle boîte de transfert délivrant des rapports très courts au moment des manoeuvres de franchissement. Ford reconnaît que plusieurs propriétaires d'Explorer ne savaient même pas à quoi elle servait... Par contre, tous seront en mesure de comprendre les pictogrammes disposés sur le bouton rotatif situé au pied de la console centrale. Ce système offre le choix entre quatre modes: conduite normale, terrain glissant, tout-terrain et neige.
Le constructeur américain tente aussi au moyen de cette refonte de faire oublier le comportement balourd des anciennes générations en soulignant à gros traits l'usage de l'architecture D4 qu'on trouve aussi sous les berlines Taurus et MKS. Nouvelle architecture et nouveaux moteurs aussi. Désormais, un V6 3,5 litres assoit son bloc sur le siège moteur. Un quatre-cylindres deux litres suralimenté par turbocompresseur, issu de la famille EcoBoost, s'offre également, mais seulement à bord des versions à roues avant motrices. Dommage!
En dépit de toutes ces transformations, le nouvel Explorer est presque aussi lourd que son prédécesseur.
Une ceinture gonflable...
Cet utilitaire comporte une kyrielle d'accessoires de sécurité, dont une ceinture de sécurité gonflable, une première dans l'industrie. Installée sur la banquette médiane, celle-ci a été conçue dans le but de réduire les risques de blessures à la cage thoracique. À cela s'ajoute une autre innovation: le Curve Control, qui réduit automatiquement le couple moteur s'il détecte que l'automobiliste s'engage trop rapidement dans un virage serré. Voilà un pas de plus vers la conduite assistée, diront les amateurs de conduite. Le débrancher? Impossible...
Conséquence de tous ces ajouts? L'Explorer se conduit tout seul et affiche une stabilité directionnelle rassurante. Cependant, dès que la route se met à dessiner des virages, la direction à assistance électrique offre un toucher de route artificiel et une faible indication des conditions d'adhérence. Autre impair: le diamètre de braquage, trop grand, rend les manoeuvres de stationnement pénibles.
Sans l'ombre d'un doute, le confort est le grand bénéficiaire de cette refonte. Les éléments suspenseurs permettent dorénavant aux pneus de faire meilleur contact avec la chaussée tout en limitant les mouvements de caisse, sans les enrayer suffisamment toutefois.
Le V6 3,5 litres s'avère amplement puissant pour accomplir la tâche qui lui incombe, mais l'étagement de la boîte automatique favorise l'économie plus que les performances pures. À la réflexion, c'est peut-être mieux ainsi, la consommation est déjà assez décevante.
Si, comme moi, l'électronique vous donne de l'urticaire, sans doute hausserez-vous les épaules en découvrant le MyFord Touch, un dispositif interactif sur le point de dégarnir le tableau de bord de tous ses boutons. Rangez vos préjugés au vestiaire. Avec ce système constitué d'un écran plat, il est possible par exemple de synchroniser votre téléphone portable ou encore de régler la vitesse de la soufflerie de la climatisation grâce à des touches ou par la voix. Voilà une belle invention.
Ce système vous fera sans doute oublier que l'Explorer offre deux configurations de sièges, selon que vous voyagez à six ou à sept personnes. Si les places dans la rangée médiane s'avèrent confortables, difficile d'en dire autant des sièges ancrés dans le fond du cockpit, tant ils sont étroits et faiblement rembourrés. Précision utile: les autres véhicules de ce segment ne font guère mieux dans ce domaine.
Ford n'aura sans doute aucun mal à convaincre les habitués que son nouvel Explorer vaut mieux que l'ancien. Mais qu'apporte-t-il vraiment de plus que les autres véhicules de sa catégorie? En vérité, pas grand-chose. Préférez-lui le Flex, plus confortable.
Ford - Explorer 2012: Le bon équilibre
Ajouter un véhicule
Ajouter un véhicule