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Hyundai - Tucson 2012 : Plein de bon sens

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Fiches techniques

Prix : de 19999 $ à 32249 $

Assurances : n.d $

  Coût d'entretien : n.d $

Points forts

  • Rapport qualité-prix
  • Maniabilité
  • Distances de freinage courtes

Points faibles

  • Comportement sur mauvais revêtement
  • Visibilité vers l'arrière
  • Bruits de roulement

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JEAN-PIERRE BOUCHARD |

Publié le 20 juillet 2011 | Mise à jour le 11 septembre 2012 à 15h50

La plus récente génération de Tucson connaît une grande popularité depuis son arrivée sur le marché. En plus de se distinguer par son design aguichant, l'utilitaire compact affiche un rapport qualité-prix intéressant, surtout que le constructeur annonce des taux de financement extrêmement bas.

La présentation intérieure est attrayante et moderne. Facile d'accès, l'habitacle propose aux occupants un environnement agréable. Les seuils des portes sont par contre un peu larges, ce qui risque de salir les vêtements lorsqu'on entre dans le véhicule ou qu'on en descend. Aussi, le plastique peut facilement être égratigné. Les sièges avant sont fermes. Peut-être les aurait-on voulus un peu plus moelleux. Contrairement à ceux du Kia Sportage qui partage, à quelques exceptions près, les mêmes composants, ils ne sont pas dotés de série d'éléments chauffants. Chez Hyundai, il faudra alors opter pour les versions plus luxueuses afin de les obtenir.

Les instruments de bord sont bien présentés, tout comme les commandes pour régler la climatisation. Le bouton du dégivreur de la lunette est cependant caché par le volant. Après plusieurs mois d'utilisation d'un Tucson, on le cherche toujours. Le rétro-éclairage bleu contribue à créer une atmosphère feutrée. Le soir, tous les boutons sont éclairés. C'est une caractéristique que l'on retrouve rarement chez la concurrence.

Le volant regroupe les commandes pour utiliser le système Bluetooth de série et régler le volume de la radio. Parlant de radio, on aurait apprécié une meilleure qualité sonore des haut-parleurs. Du reste, la qualité de l'assemblage des matériaux est bonne, bien que certains plastiques dégagent une impression de fragilité. L'habitacle filtre également mal les bruits de roulement.

Le conducteur peut trouver facilement une bonne position de conduite. En plus d'être inclinable, le volant est télescopique. Le dégagement pour la tête et les jambes est bon. La forme plutôt arrondie du véhicule perturbe quelque peu la visibilité, en particulier du côté droit, vers l'arrière. La banquette fournit un confort décent pour trois personnes à l'arrière, dont deux avec plus de confort. L'espace utilitaire offre un bon volume de chargement. Il est également possible de baisser les deux sections du dossier de la banquette. Nous y avons notamment entassé deux toilettes, de la céramique, une grosse boîte pleine d'épicerie...

Motorisation adaptée

Depuis l'an dernier, le Tucson peut être commandé avec un moteur de deux litres, ce qui permet au constructeur de l'afficher à un prix sous la barre des 20 000 $. Le prix grimpe toutefois rapidement de plusieurs milliers de dollars pour les versions dotées du moteur plus puissant de 2,4 litres. C'est également ce moteur qui permet l'ajout de la transmission intégrale. Ce petit quatre?cylindres offre un bon rendement, tant au moment d'accélérer que d'effectuer une manoeuvre de dépassement. Il fonctionne en souplesse dans la plupart des conditions. Mais il n'agit pas avec la même célérité que le font les moteurs du Honda CR-V et du Toyota RAV4, par exemple. De plus, au moment d'enfoncer fermement l'accélérateur, il grogne. À vitesse d'autoroute, il montre cependant une belle discrétion.

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La boîte automatique à six rapports l'appuie avec douceur et efficacité. En moyenne, le Tucson muni du rouage intégral consomme environ 10 L/100 km, soit une marque comparable aux autres.

La transmission intégrale comporte un bouton permettant de verrouiller le couple de façon égale entre les roues avant et les roues arrière, ce qui est fort pratique en situation d'enlisement. Autrement, il peut acheminer jusqu'à 50 % du couple aux roues arrière. Ici, on ne parle toutefois pas d'un véhicule conçu pour quitter les routes goudronnées.

Sur la route, le petit véhicule sud-coréen démontre de belles aptitudes. La direction rapide et la suspension ferme lui confèrent un petit côté sportif. Si la direction à assistance électrique facilite les manoeuvres de stationnement, elle ne procure toutefois aucune sensation de la route. La fermeté de la suspension pénalise grandement le confort sur les chaussées endommagées. Pour dire les choses plus simplement, ça cogne! À ce chapitre, il manque vraiment de raffinement. Les freins assurent des distances d'arrêt parmi les plus courtes de la catégorie.

Au cours des dernières années, Hyundai a fait beaucoup d'efforts pour améliorer la qualité de ses produits. Aujourd'hui, ceux qu'il offre sont plus raffinés et plus évolués sur le plan des technologies. Le Tucson en est un bel exemple. Globalement, il réunit plusieurs atouts qui le rendent attrayant. Il n'a pas encore atteint le degré de maturité d'un Honda CR-V ou d'un Toyota RAV4, mais il s'en approche. 

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