Banc d'essai Infiniti Q60: banale, jamais!

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

D'accord, la Q60 n'a rien de stratégique pour les ventes d'Infiniti. Et après? Son dessein est non seulement de séduire ceux et celles qui sont susceptibles de l'acheter, mais aussi de renvoyer l'image avantageuse d'une marque capable de concevoir un coupé aussi beau et aussi racé que ses rivales. Une question d'image et de notoriété. Deux éléments dont Infiniti a grandement besoin pour s'imposer.

C'est une évidence! Si les constructeurs ne s'étaient pas dotés d'une organisation industrielle aussi souple, qui leur permet de produire à moindre coût des versions multiples à partir de la plateforme commune, le coupé ne figurerait plus au catalogue d'aucune marque généraliste, y compris les plus luxueuses. Sans surprise alors, la Q60 dérive très étroitement de la berline Q50 apparue quelques années plus tôt. On s'explique encore toujours mal pourquoi la filiale de luxe de Nissan a mis autant de temps à la dévoiler, mais force est de reconnaître que ce coupé arrive en plein coeur de la restructuration de ce segment qui a vu apparaître les Cadillac ATS, Lexus RC et Mercedes Classe Coupé et qui bientôt accueillera notamment la nouvelle Audi A5.

Considérant que la beauté du coupé est souvent éphémère - le succès qu'il remporte s'essouffle au bout d'une ou deux saisons -, Infiniti se trouve en bonne position.

Parce qu'il ignore la plupart des contraintes fonctionnelles de l'automobile, le coupé permet aux stylistes de donner le meilleur d'eux-mêmes et de prendre le plus de libertés. Sans renier les signes d'appartenance à la marque ni ses codes esthétiques, la Q60 représente sans doute l'une des plus belles réalisations de ce constructeur. Tout en lignes fluides, ce coupé japonais affiche un style moins alambiqué qu'une Lexus RC et plus distinct que ses rivales germaniques. Ses références se trouvent ailleurs.

En fait, si les créateurs de la Q60 voulaient dessiner une sorte de Jaguar asiatique, ils ne s'y seraient pas pris autrement.

Les signes distinctifs du museau Infiniti ont été préservés, mais le profil s'allonge en goutte d'eau et le couvercle de coffre, encadré de deux très beaux feux arrière carmin, est sculpté tout en muscles. Pas d'angles vifs ni de plongées soudaines, mais des surfaces lisses et profilées, sans surcharge. Les grandes roues rejetées aux quatre coins et les surfaces vitrées très réduites ajoutent à l'impression d'énergie contenue.

La Q60 installe le conducteur et le passager avant dans des sièges assurant un maintien parfait et l'habitacle est composé de matériaux de fort bonne facture, mais on relève ici et là quelques fautes de goût. D'ergonomie aussi. Il aurait sans doute été plus malin de «maquiller» davantage certaines commandes provenant de chez Nissan pour leur donner une apparence plus luxueuse à l'oeil comme au toucher. Ce faisant, cela aura donné un peu plus de temps pour les positionner correctement (celles qui se trouvent à gauche du volant sont incessibles ou à peine lisibles) et du coup rendre les menus et sous-menus des écrans plus intuitifs. Quant au bloc d'instrumentation, il n'a rien de franchement avant-gardiste et paraît un peu daté (et encombré) par rapport aux propositions de ses concurrents.

Aux places arrière, l'espace disponible en largeur semble plutôt correct, mais l'élégante chute de reins de la Q60 réduit le volume sous pavillon. Quiconque dépasse le mètre soixante-quinze est condamné à se tasser et, comme les sièges sont bas et les vitres minuscules, l'impression de confinement devient vite pesante. Le coffre, en revanche, offre un volume de chargement correct, sans plus.

Trois mécaniques pour fendre l'air

Avec une pareille allure, la Q60 ne pouvait pas supporter des motorisations médiocres. Le quatre cylindres à injection directe (un 2-litres issu de chez Mercedes) ainsi que les deux six cylindres 3 litres suralimenté (300 et 400 chevaux) remplissent leur mission.

Le 2-litres ne flatte pas autant l'oreille que ses aînés, mais il dispose de la poigne suffisante pour donner une certaine aisance à cette voiture dont le poids dépasse 1,7 tonne. Souple et vif en reprises, le 3 litres de 300 chevaux offre de belles accélérations et délivre une sonorité agréablement travaillée. Ce moteur commande également un prix plus raisonnable (52 990 $), mais hélas pas de réelles économies à la pompe face au V6 de 400 chevaux. Ce dernier est, malgré le prix demandé (60 990 $), la motorisation qui ravira le plus l'esthète. En dépit d'un léger temps de réponse à bas régime du turbo, ce moteur signe des performances à faire rougir des coupés beaucoup plus prestigieux et coûteux. Cette motorisation remarquablement vivante avec laquelle la Q60 met le mieux en valeur l'équilibre de son châssis et - malheureusement - l'étourderie de sa direction qui n'offre pas le toucher de route souhaitée sur une automobile aussi puissante. De plus, l'auto braque très mal, compliquant les manoeuvres de stationnement et imposant de bien arrondir la trajectoire dans un virage très serré. En revanche, le rouage intégral épinglé de série sur l'ensemble des modèles permet de faire le beau (ou la belle) à son volant en toutes saisons.

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Fiche technique

L'ESSENTIEL

Marque/Modèle: Infiniti Q60

Fourchette de prix: 45 990 à 60 990 $

Transport et de préparation: 1995 $

Garantie de base: 4 ans / 80 000 km

Consommation obtenue: 11,3 L/100 km

Rivales à considérer: Audi A5, BMW Série 4, Lexus RC

Pour en savoir plus: www.infiniti.ca

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TECHNIQUE

Moteur: V6 DACT 3 litres turbo

Puissance (ch @ tr/min): 400 à 6400

Couple (lb-pi @ tr/min): 350 entre 1600 et 5200

Poids: 1750 kg

Rapport poids/puissance: 4,37 kg/ch

Transmission (série): Automatique 7 rapports

Transmission (option): Aucune

Mode: Intégral (prise temporaire)

Diamètre de braquage: 11,6 m

Freins av-arr: Disque / Disque

Pneus (av-arr): 255/40R19

Capacité du réservoir: (L) 75,7 L

Essence recommandée: Super

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ON AIME

Moteur musclé (V6)

Suspension finement réglée

Rouage intégral efficace

ON AIME MOINS

Direction decevante

Habitacle étriqué

Présentation datée

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