Kia Optima: sentiments mélangés

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La Kia Optima 2016

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

Cette seconde génération de la Kia Optima appartient à cette catégorie de voitures dont on referme la portière avec des sentiments mêlés. Une berline bien sous tous rapports, sérieuse, confortable et stylisée, mais qui vous plonge dans la perplexité. Les retouches apportées lui redonnent indiscutablement du tonus, mais n'en font pas pour autant la nouvelle référence.

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À bord de l’Optima, l’ambiance est certes un peu austère, mais on n’y retrouve pas d’envahissants placages façon aluminium ni de ces insertions boisées dont abuse plus d’un constructeur ou de ces accumulations de commandes qui surchargent certains tableaux de bord.

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L’habitacle de la Kia Optima 2016 ne néglige aucun détail.

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La catégorie des berlines intermédiaires (Chevrolet Malibu, Honda Accord, Volkswagen Passat) est sans doute celle dont le cahier des charges est le plus strictement balisé. Pour réussir, ce genre d'automobile ne doit pas se départir d'un classicisme de bon aloi.

Sérieux, efficacité et respectabilité ; la formule est immuable, et la nouvelle Kia en propose une interprétation tout ce qu'il y a de plus orthodoxe. Ses dimensions ne changent guère, mais personne ne s'en offusquera. Cette Kia figurait déjà parmi les plus spacieuses de sa catégorie.

Bien sous tous rapports, cette berline sud-coréenne ne prend guère de risques esthétiques. On ne s'en étonne pas, vu le succès d'estime remporté par le modèle précédent dans ce domaine. La nouvelle veille seulement à rafraîchir des formes connues et appréciées des consommateurs. L'ensemble n'est pas déplaisant. Il respire la qualité et le travail soigné, mais n'exhale aucune originalité particulière. Et c'est précisément ce que la clientèle recherche.

Ni simple remake d'un produit à succès ni modèle foncièrement original, l'Optima deuxième du nom est surtout une adaptation aux exigences de son temps qui propose une palette d'équipements supplémentaires. C'est-à-dire ? Essentiellement, on a veillé à rendre l'auto plus sûre et plus agréable à conduire au quotidien.

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Pour ce faire, l'Optima ne néglige aucun détail. On y est parfaitement assis dans de confortables sièges enveloppants, et l'ambiance intérieure, si elle paraît austère - le revêtement est agréable autant à la vue qu'au toucher, mais uniformément noir dans notre véhicule d'essai -, ne manque pas de distinction avec ses surpiqûres.

Point d'envahissants placages façon aluminium ni de ces insertions boisées dont abuse plus d'un constructeur ou de ces accumulations de commandes qui surchargent certains tableaux de bord. Joliment éclairés, les compteurs sont très lisibles, et la position de conduite s'ajuste au millimètre grâce au volant réglable en profondeur comme en hauteur.

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À l'avant comme à l'arrière, l'habitabilité profite de l'augmentation des dimensions - somme toute modeste - et s'inscrit dans une bonne moyenne. Les portières manquent d'espaces de rangement. Et si les dossiers de la banquette se rabattent, l'ouverture du coffre manque de hauteur en raison notamment d'un seuil de chargement élevé.

ÉNERVANT

Plutôt poussée, l'insonorisation met en évidence quelques bruits de roulement sur autoroute, mais permet d'apprécier au mieux les alarmes sonores de l'Optima... Et elles sont nombreuses et accablantes, ces sonnettes qui, plutôt que de rendre la conduite plus apaisée et plus sereine, vous mettent sur les dents avec leur timbre criard. Par chance, ces « alertes » peuvent être désactivées à tout moment.

Hélas, il ne s'agit pas des seuls équipements qui tapent sur les nerfs. Le système de navigation aussi. Son utilisation est non seulement peu conviviale, mais aussi peu intuitive, et les itinéraires proposés sont parfois un peu loufoques. À revoir. 

En matière de mécanique, trois moteurs quatre cylindres à essence sont offerts. Deux d'entre eux sont de vieilles connaissances, un 2,4-litres atmosphérique et un 2-litres suralimenté par turbocompresseur. Le troisième, de conception plus récente, consiste en un 1,6-litre turbo, mécanique en tous points similaire à celle analysée dans un récent banc d'essai (Hyundai Tucson, numéro du 4 janvier) et que l'on trouve uniquement sur la version LX Eco Turbo (27 295 $) qui, selon les estimations du distributeur canadien, devrait représenter 12 % du volume des ventes.

À l'exception de cette motorisation 1,6 L qui bénéficie d'une boîte automatique à double embrayage, les autres sont exclusivement couplées à une transmission automatique à six rapports efficace et au maniement agréable. La boîte manuelle, jadis offerte, a été rangée au placard dans le cadre de cette refonte, faute d'un nombre suffisant de preneurs. 

Dans sa configuration SX Turbo (modèle essayé), l'Optima retient les services du 2-litres turbo partiellement révisé cette année. Soucieux d'améliorer sa souplesse et son raffinement, les motoristes sud-coréens ont notamment opté pour un turbocompresseur de plus faible dimension, mais offrant un régime de rotation plus élevé. Par conséquent, la puissance fléchit de 29 chevaux et 9 lb-pi de couple ont été soustraits. En revanche, la plage de puissance est plus large et se manifeste dorénavant 300 tr/min plus tôt.

Des chiffres, des chiffres et encore des chiffres. Au bout du compte, que ressent-on derrière le volant ? Une montée de puissance plus progressive qui a l'avantage d'atténuer l'effet de couple ressenti autrefois, notamment sur une chaussée à faible coefficient d'adhérence, et qui se traduit par une consommation inférieure. 

Vrai, l'Optima est plus athlétique que la Hyundai Sonata, dont elle partage la plateforme. Mais cela n'en fait pas une berline intermédiaire plus alerte et plus agile pour autant. Dans sa version SX, la suspension « sport » qui l'équipe expose un amortissement qui n'apparaît pas parfaitement maîtrisé. Amortisseurs, ressorts et coussinets semblent mal assortis. Certes, la prise de roulis est presque inexistante, mais le train avant n'est pas rigoureusement guidé, par la faute d'une direction frivole, et ce, indépendamment du paramètre sélectionné. Le châssis apparaît très certainement plus rigide que sur la mouture précédente, et le comportement routier plus dynamique. En revanche, le compromis confort/tenue de route idéal n'est pas atteint avec autant d'équilibre qu'une Accord (Honda) ou une 6 (Mazda). 

De cette Optima, on retiendra surtout qu'il s'agit d'une voiture aux choix manifestement assumés. Une Kia vendue à prix honnête (on exclut ici les livrées les plus coûteuses et sans intérêt) et protégée par une garantie généreuse. Voilà sans doute la source de perplexité qui semble caractériser l'Optima. Rien de saillant, rien de tranché. Peu à critiquer, pas beaucoup à reprocher non plus. Il y a de l'espace, une finition de bonne qualité, un moteur, un équipement complets. Mais voilà, cette berline n'exprime pas grand-chose. Comme la majorité de ses concurrentes d'ailleurs. Or, sur un marché où il faut montrer les dents pour défendre son territoire, l'Optima n'est, à la réflexion, peut-être pas assez méchante.

FICHE TECHNIQUE

L'ESSENTIEL

  • Marque/Modèle : Kia Optima SX Turbo
  • Fourchette de prix : 23 495 $ à 37 595 $
  • Garantie de base : 5 ans/100 000 km
  • Consommation réelle : 9,8 L/100 km
  • Principales concurrentes : Honda Accord, Mazda 6
TECHNIQUE

  • Moteur : L4 DACT 2 litres turbo
  • Puissance : 245 ch à 6000 tr/min
  • Couple : 260 lb-pi entre 1350 et 4000 tr/min
  • Poids : 1630 kg
  • Rapport poids-puissance : 6,65 kg/ch
  • Mode : Traction
  • Transmission de série : Automatique 6 rapports
  • Transmission optionnelle : Aucune
  • Direction/Diamètre de braquage : Crémaillère/10,9 m
  • Freins av.-arr. : Disque/Disque
  • Pneus (av.-arr.) : 235/45R18
  • Capacité du réservoir/Essence recommandée : 70 L/Ordinaire
Nous aimons

  • Évolution du style
  • Habitacle valorisant
  • Garantie apaisante
Nous aimons moins

  • Accessoires qui tapent sur les nerfs (voir texte)
  • Direction vaporeuse
  • Suspension à retoucher

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