L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription.
Aucune de vos activités sur Ma Presse ne sera partagée sur votre page Facebook sans votre consentement.
Accessible sur lapresse.ca et La Presse Mobile, Ma Presse est votre espace personnel
où sont regroupées vos activités effectuées sur l'un ou l'autre de nos produits numériques.
Accédez aux articles et galeries de photos sauvegardés à partir de lapresse.ca ou de La Presse Mobile.
Retrouvez la liste de vos activités, incluant vos sauvegardes, partages et commentaires.
Retrouvez vos données personnelles : profil et inscriptions aux infolettres.
Une berline, un coupé et maintenant une cinq-portes. La gamme Forte de Kia affiche désormais complet. Reste maintenant à Kia de publiciser davantage cette famille de compactes qui, malgré sa popularité grandissante, demeure à la traîne face à Hyundai qui ne compte dans ce segment qu'un seul - oubliez la Touring voulez-vous - modèle.
Plus courte que la berline (Forte) dont elle dérive, la 5 est également plus lourde. Cela dit, même si l'empattement demeure le même (2650 mm), le dégagement à bord de la cinq-portes est supérieur à celui de la berline éponyme. À quoi doit-on l'attribuer ? Essentiellement à la garde au toit plus généreuse à l'arrière. À cette impression d'espace accru s'ajoute un autre agrément propre à ce type de carrosserie : le coffre. Son volume surpasse largement celui des autres Forte, mais pas celui de ses concurrentes directes (Mazda3 Sport et Mitsubishi Lancer Sportback), surtout lorsque celles-ci condamnent leurs places arrière.
Derrière le joli volant, on retrouve à bord de la plus élégante des Forte 5 le tableau de bord sobre et bien présenté, tout juste agrémenté d'insertions au fini piano noir (on regarde, mais on ne touche pas), d'un pédalier et d'un repose-pied métalliques. Les sièges enveloppants concourent à offrir un meilleur support. Plus étonnante encore est la qualité de la fabrication, qui n'a rien à envier à la concurrence.
Au chapitre des accessoires, la Forte 5 ne manque de rien, mais encore faut-il y mettre le prix. Fini les cadeaux. Kia veut visiblement se défaire de son image bon marché en positionnant ce véhicule dans la même fourchette de prix que ses concurrents. Une Mazda3 Sport GS ou une Mitsubishi Lancer Sportback ES coûtent moins cher qu'une Forte 5 SX, mais n'offrent pas de série le toit ouvrant, la sellerie de cuir ou la climatisation automatique. En revanche, en y regardant de plus près, la Kia ne comporte ni essuie-glace avec détecteur de pluie ni témoin de pression des pneus. De plus, encore aujourd'hui, la Mazda et, dans une moindre mesure, la Mitsubishi ont une valeur résiduelle supérieure à celle de leur ambitieuse rivale sud-coréenne.
400 cc qui changent tout
Un peu à la manière des relations entre Ford et Lincoln, Kia et Hyundai partagent leurs activités de recherche et développement ainsi que plusieurs plateformes et certains moteurs. Ici s'arrête la coopération entre les deux marques.
La cinq-portes partage sa base technique avec la Forte et reprend sensiblement la même nomenclature de modèles. La version SX occupe le sommet de la gamme de ce modèle. Elle est non seulement la plus chère et la mieux campée (roues de 17 po), mais aussi la plus puissante. En effet, pour affirmer son caractère haut de gamme, la SX accueille un moteur quatre cylindres de 2,4 litres (deux litres pour la EX d'entrée de gamme). Le 2,4-litres déploie 17 ch et 24 livres-pieds de couple de plus que le deux-litres qui bénéficie désormais des mêmes boîtes de vitesses. En effet, il se couple désormais à des transmissions à six rapports (manuelle
ou automatique).
Plus costaud à l'arraché et plus discret encore, le 2,4-litres consomme cependant plus que le deux-litres. À ce chapitre, nous vous suggérons « d'investir » dans la boîte semi-automatique à six rapports plutôt que de vous satisfaire de la boîte manuelle. Celle-ci nous a paru mal étagée, lente, imprécise et accompagnée de surcroît d'un embrayage difficile à moduler et d'un accélérateur qui l'est tout autant. Résultat : on cale souvent et on finit par avoir envie d'apposer des panonceaux « élève au volant » sur la carrosserie.
Dans sa version SX (2,4 litres), la Forte 5 nous fait toutefois profiter, sur parcours sinueux, d'une agilité un brin supérieure à celle de l'EX en raison de son châssis réglé plus sportivement (monte pneumatique, suspensions plus fermes). Hormis une direction qui paraîtra un peu lourde - notamment dans les manoeuvres - et des béquilles électroniques qui dégainent plus rapidement que leur ombre, la Forte 5 se révèle agréable à conduire, mais toujours en retrait des références de la catégorie, à savoir la Golf de Volkswagen ou la 3 Sport de Mazda. Elle peut certes soutenir la comparaison avec les deux modèles précités, mais ceux-ci offrent à notre avis une meilleure rigidité et une plus grande résistance à la torsion dans les virages. De plus, la rigidité des éléments suspenseurs finit par épuiser, surtout sur une chaussée mal pavée. Qu'à cela ne tienne, le comportement de la sud-coréenne demeure en toutes circonstances prévenant et jamais hasardeux.
D'ici à ce que Kia confirme la venue d'une nouvelle mécanique d'entrée de gamme, à choisir, notre préférence va au 2,4-litres, plus abouti. Hélas, cette mécanique ne se trouve qu'à bord des versions les plus élitistes, donc les plus chères. Bon marché, les Kia ? Plus aujourd'hui.
Kia - 5 portes Forte 2012 : Quelle famille !
Ford - Focus 2012: Retour en force
Ajouter un véhicule