Sylvie Rainville |
Publié le 20 juillet 2011 | Mise à jour le 20 juillet 2011 à 10h00
Introduite pour l'année-modèle 2005, la compacte pouvait alors se mesurer nez à nez avec ses rivales américaines et japonaises. Mais ces dernières ont subi depuis des remaniements majeurs et la Spectra n'est plus de taille devant la concurrence.
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Le constructeur coréen lui a donc concocté un successeur. Déjà lancée sous le nom de Forte en Asie, cette nouvelle venue, offerte en version berline seulement, a été conçue par Peter Schreyer, le créateur des Audi TT et Volkswagen New Beetle. La Sephia, première voiture compacte offerte par le constructeur coréen en 1999, avait emprunté le nom de Spectra lors de son remaniement en 2002, mais il y avait encore à faire pour qu'elle soit en mesure de se démarquer dans ce créneau où les Honda Civic, Mazda3 et Toyota Corolla/Matrix dominent toujours.
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Même si, en 2005, la compacte de Kia a fait un bond impressionnant en matière de comportement routier, de style, de puissance, d'équipement et de garantie, aujourd'hui, à comparer aux autres joueurs de la catégorie, elle manque de raffinement.
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De plus, son moteur quatre cylindres - avec boîte manuelle cinq rapports ou automatique quatre rapports avec surmultipliée - quoique légèrement plus puissant que la frugale Toyota Corolla de base, consomme plus que la Mazda3 d'entrée, dont la cavalerie dispose de 10 chevaux supplémentaires. Il se fait également entendre lorsqu'il atteint les 3500 tours/minute, à l'accélération et dans les manoeuvres de dépassement, mais il se calme à vitesse de croisière sur l'autoroute.
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Dans l'ensemble, on apprécie sa vigueur en accélération grâce à son couple développant 136 livres-pieds à 4500 tours/minute. La boîte manuelle, offerte de série, exécute un bon travail, bien que le levier de vitesses manque un peu de précision.

Couverture du livre L'Auto 2009 des éditions La Presse.
COMPORTEMENT BANAL
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En ce qui a trait au comportement routier, les deux versions sont presque identiques. En fait, la suspension du modèle le plus cossu de la Spectra 5 est réglée plus sportivement et profite d'une barre de soutien de jambe de force, ce qui se traduit par une sensation plus ferme sur la route, sans compromis sur le confort.
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En fait, grâce à leur système de suspensions indépendantes, les Spectra et Spectra 5 assurent une balade confortable aux occupants. La voiture se comporte assez bien sur la route et se débrouille dans les virages, encore mieux avec la cinq portes.
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Sa conduite est stable et satisfaisante, sans être enivrante. Les freins à disques et à tambour sur les modèles de base et intermédiaire ne disposent pas du système antiblocage (ABS) et ça se sent. Les modèles haut de gamme (SX Premium pour la berline et LX pour la Spectra 5) profitent de freins à disques efficaces aux quatre roues et de l'antiblocage, mais il faut en payer le prix.
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D'ailleurs, le modèle de base porte bien son nom. Son équipement n'inclut pas la climatisation, les glaces électriques, la télécommande d'entrée, les rétroviseurs chauffants et le régulateur de vitesse. Il faut passer au modèle intermédiaire pour y avoir droit.
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L'habitacle présente une finition minutieuse, mais à ce prix, il faut s'attendre à quelques plastiques bon marché. Le tableau de bord arbore des commandes et instruments logiquement disposés et faciles d'accès. Le volant est inclinable, les sièges sont confortables même après plusieurs heures de route et la visibilité avant et arrière est excellente.
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La chaîne sonore s'est modernisée au fil du temps ; elle offre maintenant les fonctions AM/FM/CD/MP3/WMA et comporte un port USB et une prise auxiliaire. En ce qui a trait au compartiment à bagages, la capacité du coffre de la berline est un peu limitée, mais ce problème est résolu rapidement en repliant la banquette arrière de configuration 60/40.
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Cependant, la capacité maximale est de 345 litres, ce qui est un peu moins que la Chevrolet Cobalt. C'est la Spectra 5 qui brille dans ce domaine avec sa capacité de chargement maximale de 1494 litres (518 litres avec sièges arrière relevés). C'est toujours cela de pris.
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Cet essai est tiré du livre L'auto 2009, disponible à La librairie.