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Mazda 6 2014: Le numéro gagnant?

La Mazda 6 2014.

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La Mazda 6 2014.

Photo fournie par Mazda Europe

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 17 octobre 2012 | Mise à jour le 31 octobre 2012 à 14h49

Méry-sur-Oise, France - À peine un an après l'apparition de la CX-5, un multisegment qui a spectaculairement relancé la marque sur plusieurs marchés mondiaux, Mazda revient sur le devant de la scène avec la refonte de sa berline intermédiaire 6 attendue l'hiver prochain. Après le succès commercial mitigé de sa devancière, la nouvelle affiche de nouvelles prétentions et s'apprête à livrer une rude bataille.

Il faut bien se rendre à l'évidence, la dernière Mazda 6 n'a jamais été dans le coup. Gentiment banale et moyenne dans tous les rayons, elle n'avait à vrai dire pas grand-chose de palpitant. Heureusement, la nouvelle, dévoilée en août, au salon automobile de Moscou, n'a rien d'un éteignoir. Cette nouveauté conçue sur un châssis intégrant toutes les technologies SkyActiv (moteurs, transmissions, fabrication allégée, etc.) du groupe veut d'abord sortir de l'ombre.

Pour des ingénieurs, créer un véhicule en partant d'une page blanche est un privilège rare. Les exigences industrielles et la logique des architectures communes, qui permettent de multiplier les modèles issus d'une même base roulante, sont telles que la marge de manoeuvre est des plus réduites. Excitant, un saut dans l'inconnu comporte aussi une part de risque. Surtout lorsqu'on y est contraint. Mazda l'était. Sa séparation d'avec Ford l'amène aujourd'hui à faire appel à ses propres ressources.

Aucun détail n'a été négligé dans l'habitacle. On y est parfaitement assis dans de confortables sièges enveloppants, et l'ambiance à bord, si elle paraît bien austère, ne manque pas de distinction.

Aucun détail n'a été négligé dans l'habitacle. On y est parfaitement assis dans de confortables sièges enveloppants, et l'ambiance à bord, si elle paraît bien austère, ne manque pas de distinction.

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Habitacle valorisant

Tirée à quatre épingles, la présentation intérieure ne néglige aucun détail. On y est parfaitement assis dans de confortables sièges enveloppants, et l'ambiance à bord, si elle paraît bien austère - revêtements agréables à la vue et au toucher, mais uniformément noir -, ne manque pas de distinction. Point d'envahissants placages façon aluminium ni de ces appliqués boisés dont abuse plus d'un constructeur ou de ces accumulations de commandes qui surchargent certains habitacles. Joliment éclairés, les compteurs sont très lisibles, et la position de conduite s'ajuste au millimètre grâce au volant réglable en profondeur comme en hauteur.

À l'avant comme à l'arrière, l'habitabilité s'inscrit dans une bonne moyenne. Les portières manquent de rangements, mais les dossiers de la banquette se rabattent en un tournemain, alors que le coffre a une capacité totale de 489 litres, ce qui est carrément exceptionnel dans cette catégorie.

Très poussée, l'insonorisation met en évidence quelques bruits de roulement sur autoroute - les pneus surtout - mais permet d'apprécier au mieux la qualité de la chaîne audio et de ses 11 haut-parleurs. Les suspensions, bien calibrées, font de la 6 une voiture plus stable et plus sportive que la précédente version, alors que la direction, précise, assure un «toucher de route» tout en délicatesse. Du beau travail. À ce jour, il s'agit sans doute de l'intermédiaire offrant l'un des meilleurs sinon le meilleur agrément de conduite dans ce segment, rien de moins.

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Côté mécanique, la 6 confie à un quatre-cylindres 2,5 litres le soin de la mouvoir. Il sera possible de l'accoupler à une transmission manuelle à six rapports - une rareté dans cette catégorie - efficace et dont la course a été réduite pour accentuer son côté sportif. Il y a une boîte automatique aussi dont le rendement ne s'attire aucune critique.

La sonorité initiale de ce moteur laisse un peu sur sa faim l'amateur de belles vocalises. Cependant, les accélérations sont vigoureuses - pour peu que l'on sache attendrir cette pédale d'accélérateur un peu trop rigide - et les reprises étonnamment souples. Ce 2,5-litres fait rapidement oublier les performances plutôt mièvres du 2-litres, premier moteur de la famille SkyActiv, sans pour autant pénaliser la consommation. À ce sujet, la 6 bénéficie - une première chez Mazda - d'un dispositif de coupe automatique à l'arrêt et d'un autre dispositif qui permet de récupérer l'énergie au freinage appelé i-ELOOP. Ce dernier a la particularité de se doubler d'un condensateur qui lui permet de stocker l'énergie. Ce faisant, il soulage la charge imposée à l'alternateur et contribue du même coup à la réduction de la consommation.

Et le diesel?

On cherchera en vain dans le catalogue la présence du moteur Diesel SkyActiv. Ne désespérez pas. Mazda jongle toujours avec cette idée et promet de faire le point d'ici la tenue du salon automobile de Los Angeles, le mois prochain. Rappelons qu'il s'agit d'un 2,2 litres développant 175 chevaux et 310 livres-pied de couple. Vous avez bien lu: 3-1-0. Pourvu d'une injection directe par rampe haute pression, ce moteur impressionne à plusieurs égards. Une mécanique de choix sans doute pour qui n'aime pas s'arrêter à la station-service, mais son poids plus élevé alourdit le train avant. En fait, avec cette motorisation, la 6 apparaît un brin moins souple et moins précise dans les enchaînements de virages. Et gare aux réaccélérations vives à la sortie de ceux-ci sur un pavé à faible coefficient d'adhérence: la force de couple tire le système antipatinage de son sommeil.

Bien sous tous rapports, la 6 adopte naturellement la nouvelle signature de la marque, mieux connue sous le nom de Kodo (l'âme en mouvement). Aucun effet de contraste trop prononcé n'a été gommé et les éléments de carrosserie sont ajustés «à l'allemande», c'est-à-dire impeccablement. On aurait bien aimé quelques petites fantaisies comme de grimper les poignées des portes arrière contre les montants de la lunette pour accentuer l'élégant profil de cette berline. Un détail. L'important est que l'ensemble respire la qualité et le travail soigné.

Un mot enfin sur la version familiale de ce modèle. Celle-ci ne sera pas offerte au Canada faute de répondre aux normes américaines et canadiennes en matière de protection face à une collision latérale. À la réflexion, tant mieux. Mazda a déjà fort à faire pour imposer sa berline qui, cet hiver, débarquera dans un segment garni de nouveautés.

Les frais de transport et d'hébergement liés à ce reportage ont été payés par Mazda Canada.

La Mazda 6

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FICHE TECHNIQUE

> Fourchette de prix : 24 500 $ à 34 500 $ (estimation)

> Frais de transport et préparation : nd

> Version essayée : 2,5 essence, 2,2 diesel

> Garantie de base : 3 ans /80 000 km

> Consommation obtenue lors de l'essai : 8,1 L/100 km (estimation)

> Visible dans les concessions : Printemps 2013

> Pour en savoir plus : www.mazda.ca

TECHNIQUE

> Moteur : L4 DACT 2,5 litres

> Puissance : 189 ch à 5 700 tr/min

> Couple : 189 lb-pi à 3 250 tr/min

> Poids : 1340 kg (norme européenne)

> Rapport poids-puissance : 7,08 kg/ch

> Mode : Traction

> Transmission de série : Manuelle 6 rapports

> Transmission optionnelle : Semi-automatique 6 rapports

> Direction/Diamètre de braquage (m) : Crémaillère / 12

> Freins av-arr : Disque/Disque

> Pneus (av-arr) : 225/50R17

> Capacité du réservoir / Essence recommandée : 62 litres/ Ordinaire

ON AIME

> Moteurs étonnants (essence et diesel)

> Comportement fluide et sportif (essence)

> Transmissions soyeuses

ON AIME MOINS

> Ergonomie perfectible

> Poids sur le train avant (diesel)

> Diamètre de braquage

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Commentaires (9)

  • En tant que connaisseur dans l'industrie, Mazda à fait un très belle effort en passant par la combustion, donc moins cher à l'acquisition pour le client tout en ayant une économie d'essence importante par rapport à la version précédente et la compétition. Mazda possède une fiabilité mécanique inébranlable jusqu'à présent. Peut-être offrira-t-il une version traction intégrale comme la Mazdaspeed 6. Reste à voir la mise en marché dans une classe pleine de nouveauté pour 2013 et dont la réputation (de la compétition) est excellente.
  • Version station avec le 2.2 diesel muni d'une 6 vitesse manuelle, ! Super jen veux une ! Mais nous sommes en amerique et on verra pas ca ici
  • Un look très réussi nul doute mais la réputation ordinaire du fabricant en terme de fiabilité ferait que je prendrais plutot la nouvelle altima ou l'accord étant maintenant vendu aux transmissions CVT (et je ne comprends pas comment les gens arrivent encore à préférer les anciennes transmissions qui 'downshift' en donnant des coups).
  • Pour ma part, j'adore le look. :-)
  • Mazda figure comme un des seuls manufacturier qui ne possède aucune usine d'assemblage ou d'ingénierie ni au Canada, ni aux États-Unis. Je ne vois vraiment pas pourquoi on encouragerait cette marque quand la compétition a autant à offrir tout en faisant travailler notre population. Le marché de l'automobile est tellement compétitif que ce seul facteur fait en sorte que je vais voir la compétition. Vroum Vroum vers Ford.
  • Dommage pour l'absence de la wagon, car elle est superbe et elle aurait couvert une clientèle autre que celle des SUV et de plus elle n'aurait presque pas de compétition.
  • Les japonais surtout Mazda, honda et Tocota ont des designs qui laissent de plus en plus a désirer. Les Coréens et américains sont en avant et loin a part cela. Bien sur sans oublier les Allemands surtout Audi, mais les gouts sont tellement discutables et personnels... Les journalistes automobiles devraient s'abstenir de commenter les ''looks'' ou du moins faire mention que c'est personnel et qu'ils ne tentent pas d'influencer les ventes.... Qu'en pensez- vous M. Lefrancois? est-ce possible? ou un voeux pieux pour 2013 peut-être.
    Merci
  • Elle ne lui manque que la traction intégrale. Dommage!
  • Pas eu le temps de lire l'article , mais à première vue , on dirait un Olds. Aléro 2000 . Pas fort en fait de look .

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