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PREMIER CONTACTMercedes Classe B: la boîte à surprise

La B pointe aujourd'hui parmi les premières de classe chez Mercedes, y  compris au Canada où quelque 3000 unités ont trouvé preneur l'an  dernier. Et de ce nombre, près du tiers a une plaque d'immatriculation  de la province de Québec.

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La B pointe aujourd'hui parmi les premières de classe chez Mercedes, y compris au Canada où quelque 3000 unités ont trouvé preneur l'an dernier. Et de ce nombre, près du tiers a une plaque d'immatriculation de la province de Québec.

Photo Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Éric LeFrançois | La Presse

Publié le 3 novembre 2011 | Mise à jour le 3 novembre 2011 à 05h30

Vienne, Autriche - Dès ses premiers tours de roue au pays à l'automne 2005, la Mercedes Classe B a été considérée avec un brin de condescendance. Modèle d'accès à la gamme du constructeur à l'étoile, ce modèle ne s'est jamais véritablement imposé aux yeux de la vieille noblesse automobile stuttgartoise. «La Mercedes des pauvres», murmuraient dédaigneusement les plus élitistes.

N'en déplaise à ces derniers, la B pointe aujourd'hui parmi les premières de classe chez Mercedes, y compris au Canada où quelque 3000 unités ont trouvé preneur l'an dernier. Et de ce nombre, près du tiers a une plaque d'immatriculation de la province de Québec collée aux fesses.

Après six années de carrière, le moment était venu de donner une descendance à cette Classe B. Sans en révéler le moindre indice, son renouvellement aura été plutôt laborieux. Selon les informations glanées au cours de cette présentation réservée à la presse internationale, cette nouvelle mouture s'avère en fait la troisième. La seconde n'a jamais vu le jour. Élaborée en compagnie de Chrysler - filiale de Mercedes à l'époque -, cette architecture devait permettre à la marque allemande de remplacer sa Classe B et à l'américaine de transformer sa Caliber. Le projet a dérapé. Mercedes s'est séparé de Chrysler le 14 mai 2007. Les plans de ce modèle en devenir ont fini à la poubelle.

On ne saura sans doute jamais si Mercedes est vraiment reparti à zéro dans ce projet, mais ce délai a manifestement été mis à profit pour clarifier le cahier de charges de la Classe B dont seront prochainement issus une berline et un utilitaire.

Plus bourgeoise

Adoptant la même forme monovolume que sa devancière, la Classe B cherche à convaincre une clientèle plus jeune - elle a aujourd'hui en moyenne 52 ans - et plus masculine, à prendre son volant. Conséquence de cette volonté de conquête, le style extérieur gagne en relief et perd en verticalité.

Le vrai, le gros changement, c'est à l'intérieur qu'il s'observe. L'habitacle s'embourgeoise avec bon goût. Les matières sont agréables au toucher pour peu que nos mains ne descendent pas trop bas où des plastiques rugueux les attendent.

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Sur papier, la Classe B conserve sa polyvalence. Les assises arrière coulissent, le plancher du coffre permet de grignoter quelques millimètres en hauteur et le dossier du passager avant accepte, comme ceux de la banquette, de se recroqueviller pour faciliter le transport de longs objets. Voilà bien des astuces chargées de nous faire oublier que dans la refonte de ce modèle, le volume utilitaire a perdu quelques litres de chargement. Mais ceux-ci ont été récupérés pour le plus grand bonheur des occupants qui jouissent d'un dégagement aux jambes supérieur à celui d'une Classe E...

Pour sa part, la position de conduite demeure dominante, mais l'impression qu'avait le conducteur de se trouver juché sur une chaise haute a, elle, disparu. Cela s'explique. La Classe B a tout bonnement abandonné le châssis «en sandwich» de la génération antérieure, lequel consistait à loger une partie des organes mécaniques sous l'habitacle. Cette construction à la fois coûteuse et complexe visait à gagner en volume utile et à mieux protéger les occupants en cas de collision. Cependant, elle imposait certaines contraintes, comme celle de surélever le plancher, ce qui engendrait une position de conduite un peu particulière.

Comme le modèle qu'elle remplace, la Classe B est une traction. La modularité accrue de sa plateforme permet cette fois de lui agrafer un rouage à quatre roues motrices à prise temporaire. C'est-à-dire? Si le train avant perd de sa motricité, une partie du couple est redirigée vers les roues antérieures.

Quel moteur?

En Europe, où elle entreprend sous peu une carrière, cette Classe B s'anime d'un moteur 1,6 litre à injection directe ou d'un 1,8 litre turbo diesel. Ni l'un ni l'autre ne sera boulonné sous le capot des Classe B canadiennes, assure Mercedes qui se garde pour l'heure de révéler la cylindrée des motorisations qu'il nous destine. Seule certitude, cette motorisation sera présentée au printemps 2012 et s'arrimera à une boîte à double embrayage - une première chez Mercedes.

Au dernier Salon de Francfort, un motoriste de la marque allemande nous indiquait que ce 1,6 litre (nom de code M270) peut aisément se modifier en 1,8 litre voire en 2 litres et offrir plus de 300 chevaux grâce à la magie de la suralimentation. Questionnée sur le sujet, Eva Greiner, responsable du développement des véhicules compacts chez Mercedes, sourit. «La grande flexibilité de cette plateforme permet bien des combinaisons: hybride, tout électrique, pile à combustibles, essence, diesel. Un jour, peut-être aurez-vous tous ces choix?» En effet, qui sait!

La Mercedes Classe B fera son entrée en sol canadien à l'automne 2012.

Les frais de transport et d'hébergement liés à ce reportage ont été payés par Mercedes-Benz.

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