Nissan Qashqai: l'âme du conquérant

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

(Les Cèdres) On ne va pas tous les nommer, mais il y en a beaucoup. Les années se suivent et se ressemblent. Le marché automobile est pris d'assaut par les VUS et déborde de ces faux 4 x 4 urbains qui remportent un succès considérable. Comme si elle n'en proposait pas déjà assez, Nissan plante un autre drapeau sur la terre encore apparemment mal explorée du 4 x 4 inoffensif avec le Qashqai. Y a-t-il vraiment de la place pour tout le monde?

Nissan n'a pas grand-chose à perdre en allant tâter le (tout-)terrain avec un véhicule dont les coûts de développement et d'homologation n'ont rien de ruineux pour élargir encore davantage la base sociale des acheteurs de VUS. Même si, ce faisant, la marque japonaise court le risque de cannibaliser les ventes de ses Juke et Rogue entre lesquels, aujourd'hui, s'intercale - en taille et en prix - le Qashqai. Une approche en apparence osée, mais qui n'est pas sans rappeler celle mise en place récemment par Jeep avec le Compass, lui-même interposé entre le Renegade et le Cherokee. Cette manière de penser son catalogue comme un labyrinthe s'inscrit au coeur d'une stratégie de conquête, et pour ce faire, il est indispensable de diversifier l'offre. Même si cela risque de déboussoler le consommateur qui peine à se retrouver à travers ce dédale de modèles qui, à la réflexion, se démarquent difficilement les uns des autres. Le Qashqai ne fait pas exception.

Savoir compter

À défaut d'être franchement différent de ses concurrents, le Qashqai avance pour principal argument son prix d'entrée. Commercialisée sous la barre des 20 000 $, en omettant les incontournables frais connexes (taxes, transport et préparation), la dernière recrue de Nissan marque les esprits. En échange de cette somme, on obtient un utilitaire à roues avant motrices (traction) dont le mouvement est transmis par un moteur 4 cylindres 2 litres à injection directe par l'entremise d'une boîte manuelle à six rapports. Pas de flafla, que l'essentiel, à l'exception du régulateur de vitesse. Le dispositif mains libres est de série.

Pour les petites douceurs et les technologies dernier cri, l'acheteur est invité à choisir parmi les six autres déclinaisons offertes au catalogue, dont la plus coûteuse - SL AWD Platinum - est proposée à un peu plus de 32 000 $. C'est plutôt cher payer. À ce prix, vous pourriez acquérir un Qashqai S et une Micra S. Faites le calcul. Si vous ne deviez vous procurer qu'un seul véhicule, mieux vaut vous rabattre sur le SV (à compter de 24 598 $), plus homogène, en prenant bien soin d'opter pour le rouage à quatre roues motrices pour faciliter la revente.

Commercialisé en Europe depuis 2007, le Qashqai a, depuis, fait l'objet de deux refontes. Une majeure en 2014 et une autre mineure en 2017. Cette dernière a consisté notamment à redonner un coup de jeune à la carrosserie en intégrant de nouveaux carénages, phares et feux. Au salon de Genève où cette mise à niveau a été présentée, l'un des responsables de la marque laissait sous-entendre la venue d'une version hybride rechargeable, sans préciser si celle-ci s'additionnera à la génération actuelle ou future du Qashqai.

Ce coup de plumeau s'est hélas arrêté aux parois extérieures, car l'habitacle, lui, peine à masquer des rides ou à tout le moins à apparaître franchement plus moderne que celui du Rogue.

Hormis le joli volant dont la partie inférieure a été aplatie, comme sur une voiture de course ou les beaux bolides, ça ne respire guère le modernisme. L'écran central est beaucoup trop petit par rapport aux normes actuelles de l'industrie, l'omission de certaines applications telles Apple Car Play ou Android Auto désole et la disposition de certaines commandes trop éparses trahit l'âge de ce modèle, comme d'ailleurs l'absence d'un frein d'urgence électronique. Bien que la finition des voitures essayées lors de ce lancement ne porte flanc à aucune critique, il n'en demeure pas moins que la texture et l'apparence des matériaux utilisés font bon marché, en dépit de l'utilisation - sur les versions dites supérieures - de quelques garnitures coussinées et plus richement vêtues.

Hormis ces déceptions, on trouvera peu à redire au volume intérieur et utilitaire de ce multisegment. Sans être exceptionnelles, les assises sont confortables et le dégagement, amplement suffisant. On regrettera sans doute sa modularité très classique (les dossiers se fractionnent en deux, 60/40); l'absence de rails coulissants pour la banquette arrière; l'impossibilité de mettre à plat le dossier du siège avant pour faciliter le transport de longs objets; et la faible quantité de rangements.

Aucune surprise

Plus bas (-98 mm), plus court (-250 mm), mais à peine moins large (-2 mm) et moins lourd (une centaine de kilos, selon la déclinaison) que le Rogue, le Qashqai enfile une carrosserie aux dimensions plus « humaines » et une mécanique plus moderne. En effet, en dépit de son déficit de cylindrée, le quatre-cylindres du Qashqai adopte l'injection directe d'essence et offre un rendement plutôt plaisant pour peu que vous ne soyez pas trop pressé. L'accélération comme les reprises sont honnêtes, sans plus. Et contre toute attente, vous ne parviendrez pas à exploiter plus adéquatement les ressources de ce moteur en optant pour la boîte manuelle au guidage caoutchouteux et peu précis. Dans ce domaine, la boîte manuelle du HR-V de Honda est de loin supérieure, en plus d'offrir un embrayage plus progressif. Mieux vaut privilégier la boîte automatique à variation continue (CVT ou Xtronic, comme la nomme Nissan) qui, jumelée à ce moteur, affiche une plus grande efficacité à la pompe. En outre, cette combinaison moteur/transmission est apparue plus silencieuse sur les voies rapides.

Sur le plan dynamique, le Qashqai se révèle encore une fois agréable à prendre en main, mais ne déclenche à proprement parler aucune émotion chez son conducteur ou sa conductrice.

Les roues avant semblent liées à des élastiques tant la direction manque de ressenti à vitesse moyenne et élevée, mais s'avèrent tout à fait correctes sur un parcours urbain. Son diamètre de braquage relativement court contribue en outre à son agilité. Les suspensions encaissent plutôt bien les déformations du revêtement et les mouvements de caisse sont correctement maîtrisés.

Le Qashqai ne brille en rien, mais se révèle suffisamment homogène en tout. Et si cela vous apparaît insuffisant, Nissan s'empressera alors de vous proposer un Juke, un Rogue, un Murano voire un Pathfinder ou un Armada, tous susceptibles, eux aussi, de satisfaire votre insatiable appétit pour un utilitaire. L'abondance du choix n'est-elle pas le supplice des hésitants?

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Fiche technique

L'ESSENTIEL

Marque/Modèle: Nissan Qashqai

Fourchette de prix: De 19 998 $ à 32 198 $

Frais de transport: 1750 $

Garantie de base: 3 ans/60 000 km

Consommation réelle observée: 9,4 L/100 km (estimation, manuelle)

Chez les concessionnaires: Maintenant

Concurrents à surveiller: Chevrolet Trax, Honda HR-V, Mitsubishi RVR

Pour en savoir plus: www.nissan.ca

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TECHNIQUE 

Moteur: L4 DACT 2 litres

Puissance: 141 ch à 6000 tr/min

Couple: 147 lb-pi à 4400 tr/min

Poids: 1514 kg (version S, traction)

Rapport poids/puissance: 10,73 kg/ch

Mode: Traction ou Intégral

Transmission de série: Manuelle 6 rapports (version tractée seulement)

Transmission optionnelle: Automatique à variation continue (de série version intégrale)

Diamètre de braquage: 11,5 m

Freins av-arr: Disque - Disque

Pneus (av-arr): 215/65R16

Capacité du réservoir: 65 L

Essence recommandée: Ordinaire

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ON AIME

Comportement sûr

Dimensions humaines

Fiabilité éprouvée

ON AIME MOINS

Direction inerte

Habitacle daté

Moteur manque de souffle




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1

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1 Jeep - Cherokee 2016

Jeep - Cherokee 2016

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