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Subaru Outback: le succès rend frileux

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Éric LeFrançois

Collaboration spéciale

La Presse

Version campagnarde et autrement plus populaire que la berline dont elle dérive, l'Outback court nos rues depuis 20 ans déjà! Avec succès. Alors il n'y a pas lieu de tout chambarder. Cette familiale atypique s'est forgé une réputation de voiture rassurante, fonctionnelle et fort agréable à conduire pour affronter les jours de tempête attendus au cours des quatre prochains mois...

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L'évolution du modèle 

Au commencement, elle avait l'air d'une familiale tout ce qu'il y a de plus classique, et se faisait appeler Legacy Wagon. C'est sur cette base qu'elle a été développée. Légèrement surélevée, cette familiale publicisée par Crocodile Dundee paraissait (mieux) taillée pour les routes enneigées. À l'aise partout grâce à sa garde au sol élevée, l'Outback jouit d'une transmission intégrale en prise continue qui lui permet d'être rivée au terrain, peu importe sa consistance. Pourtant, hormis quelques moulures contrastantes et vaguement protectrices, l'Outbak n'a jamais fait grand-chose pour s'en vanter. En apparence, cette familiale est même tout ce qu'il y a d'ordinaire.

Oblongue, un peu joufflue, la dernière génération apparue à la fin de l'été n'a rien d'une gravure de mode. Elle continue d'ignorer les nervures délicates et les courbures énergiques auxquelles succombent les familiales chics de Volvo, BMW, Audi. Mais ces dernières ont encore beaucoup à apprendre de Subaru en matière de fonctionnalité, de volume et parfois même de modularité.

Remodelée, la nouvelle version donne toujours l'impression d'avoir été dessinée il y a 10 ans, sans que l'on sache très bien s'il s'agit d'un anachronisme savamment entretenu. Mais cette touche vieux jeu ne nuit pas à sa popularité, entamée en 1995.

Pourquoi singer un camion?

Sur papier, l'Outback 2015 gagne 15,4 mm en longueur et près de 18 mm en largeur. L'empattement progresse sensiblement (5 mm). En recoupant tous ces chiffres, on obtient au final un volume intérieur (habitable et utilitaire) plus vaste qu'autrefois. Les occupants profitent principalement d'un meilleur dégagement aux épaules et aux hanches, tandis que le hayon se soulève sur un espace cargo capable d'avaler un ou deux sacs de voyage supplémentaires. La hauteur du seuil de chargement est raisonnable et, en condamnant les places arrière, il est possible d'obtenir un plancher parfaitement plat. Accordons également de bonnes notes aux tirettes qui permettent de rabattre les dossiers de la banquette sans avoir à faire des allers-retours entre le coffre et l'habitacle. Dommage qu'on ne puisse pas compter sur une lunette rétractable ou encore sur un rideau cache-bagages plus ingénieux (comprendre moins encombrant).

Confortablement assis - remarque qui s'applique désormais aussi au passager avant -, l'Outback nous paraît plus imposante. Assises surélevées, tableau de bord très horizontal et garde au toit généreuse concourent à créer cette impression de vastitude. On se désole cependant un peu de ne plus avoir le sentiment de faire corps avec ce modèle, comme au temps où elle se présentait comme une solution de rechange à «un camion». Pourquoi cherche-t-elle aujourd'hui à le singer?

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L'habitacle, d'une rigueur ergonomique indiscutable, est bien agencé mais, comme toujours, terriblement terne. Les revêtements textiles sont de meilleure facture, mais on est encore loin de l'hymne à la joie, surtout sur le modèle d'entrée de gamme.

La tempête, c'est pour bientôt?

N'en déplaise à ses apparences ordinaires, cette Subaru est une voiture pour initiés, qui ne se révèle vraiment qu'à celui ou celle qui prend le volant. Surtout si les conditions routières sont exécrables.

L'Outback est conçue autour d'un centre de gravité très bas. Elle rassure sur la surface mouillée et devient un régal à conduire sur la neige - avec quatre pneus d'hiver performants - , où sa stabilité et sa motricité impressionnent à tout coup. Encore plus cette année avec l'ajout d'un vecteur de couple aux roues avant et d'un dispositif X-Mode. Ce dernier gère en permanence le fonctionnement de la boîte (CVT), de l'antipatinage et des paramètres du rouage intégral (y compris le contrôle de descente en pente).

Plus lourde que sa prédécesseure, l'Outback demeure, sans surprise, fidèle à une mécanique atypique: un moteur à plat dont le rendement apparaît plutôt modeste considérant la cylindrée (2,5 litres). Subaru affirme avoir retravaillé plusieurs éléments, lesquels ont permis de tirer deux chevaux supplémentaires - mais à la condition de faire monter le moteur davantage dans les tours. C'est plutôt maigre comme résultat, et il y a tout lieu de se demander si Subaru prépare une nouvelle génération de quatre cylindres ou bien si elle a cessé tout développement sur ce 2,5 litres. Pourtant, il y a encore beaucoup à faire. D'abord, l'alimenter par un dispositif d'injection directe d'essence. Ensuite, bonifier son système de calage des soupapes qui, pour l'heure, ne touche que l'admission (à noter que le H6 3,6 est plus complet).

Cela dit, ce moteur est une curiosité en soit. Il transmet très peu de vibrations - c'est l'avantage de la disposition des cylindres - à plat et émet un grondement inimitable, à la fois rauque et feutré. À l'usage, ce 2,5 litres manque ici un peu de ressource à bas régime et procure des accélérations correctes, mais sans plus. À vitesse stabilisée, son rendement est sans histoire. En fait, la performance la plus remarquable de cette nouvelle mouture de l'Outback touche sa consommation. Sans faire d'excès, ni trop attention, tout en tenant compte du refroidissement de la température, nous avons enregistré 9,1 L/100 km. Certains propriétaires consultés ont obtenu des scores encore meilleurs.

On se réjouit de retrouver la boîte manuelle à six rapports au catalogue des déclinaisons 2,5i et 2,5i Tourisme. Celle-ci n'est plus offerte aux États-Unis. Cette transmission n'est très certainement pas un modèle de douceur et de précision, mais elle a le mérite d'exister et de contribuer à l'agrément de conduite du véhicule. Naturellement, elle ne favorisera pas la revente le jour venu et entraînera à la hausse la consommation. Dès lors, le choix logique demeure la boîte automatique à variation continue (CVT). On a vu pire, c'est vrai, mais rarement mieux. Hormis l'impression qu'elle nous donne parfois de «pédaler dans le beurre», son rendement ne soulève pas de critique.

Légèrement moins raide à conduire que la précédente génération, mais un peu plus pataude tout de même, l'Outback brouille les pistes: voiture banale, mais remarquablement alerte dans des conditions météorologiques extrêmes; pourvue d'une mécanique pas vraiment à la pointe de la technologie, mais originale et efficace. Pour plusieurs acheteurs, cela suffit.

La grand mère des multisegments

Avant l'Outback, il y a eu l'AMC Eagle... Cette familiale à quatre roues motrices créée par American Motors  a vu le jour au mois d'août 1979 et se présentait comme la première vraie solution de rechange aux 4X4 de l'époque. Déposé sur la plateforme rafistolée de la Concord - une honnête berline intermédiaire - le projet «8001 Plus Four» visait à réunir les attributs d'un 4X4 traditionnel aux caractéristiques d'une automobile.

La mise en chantier de ce véhicule nouveau genre a débuté en 1977 sur la base mécanique d'une Hornet animée d'un moteur V8. Le modèle définitif adopte cependant l'increvable six-cylindres en ligne (4,2 L) de la marque pour faire face à la crise pétrolière de 1979, année de son lancement. Le rouage intégral à prise permanente - une rareté à l'époque - qui se trouvait greffé au soubassement de la vaillante Concord allait ajouter 136 kg au poids du véhicule.

L'Eagle fut commercialisée sous les traits d'une familiale, mais aussi d'une berline. Un concept également repris par Subaru qui abandonnera l'idée par la suite pour mévente.

ON AIME

› Sa consommation étonnante

› La polyvalence de la conception

› Les performances de son rouage intégral

ON AIME MOINS

› Son besoin de vouloir ressembler à un camion

› L'elasticité de sa boîte CVT

› La placidité de son comportement

CE QU'IL FAUT RETENIR

› Marque/Modèle: Subaru Outback

› Fourchette de prix: 27 995$ à 40 095$

› Frais detransportet de préparation: 1650$

› Garantie de base: 3 ans/60 000km

› Consommation réelle: 9,1L/100km

› Pour en savoir plus: www.subaru.ca

› Moteur: H4 DACT 2,5 litres

› Puissance:175ch à 5800 tr/min

› Couple:174lb-pi à 4000 tr/min

› Rapport poids-puissance: 9,51 kg/ch

› Poids:1665kg (CVT 2,5)

› Mode: Intégral

› Transmission de série: Manuelle6rapports

› Transmission optionnelle: Semi-automatique CVT

› Direction/Diamètre de braquage(m): Crémaillère/11

› Freinsav-arr: Disque/Disque

› Pneus (av-arr): 225/65R17

› Capacité du réservoir/Essence recommandée: 70 litres/Ordinaire

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