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Jean-François Guay |
Publié le 20 juillet 2011 | Mise à jour le 12 septembre 2012 à 11h36
Dans les années 1960 et 1970, certains coupés (et même des berlines) tentaient d'imiter l'apparence d'un cabriolet en recouvrant leur toit de vinyle! À l'époque, on appelait ces fausses décapotables des «landaus». Heureusement, cette mode est derrière nous. Mais, il existe tout de même un retour aux années 1950, comme en font foi les constructeurs qui proposent depuis peu des décapotables à toit rigide. Les plus vieux se rappelleront que le premier coupé-cabriolet offert chez nous remonte à la fin des années 1950 alors que Ford proposait la Fairlane 500 Skyliner. En Europe, le premier cabriolet à toit dur a été l'oeuvre de Peugeot au milieu des années 1930. Depuis, Mercedes-Benz a réinventé le genre dans les années 1990 avec le roadster SLK et la Classe SL. Puis, d'autres modèles ont suivi, principalement des coupés à quatre places, les BMW Série 3, Infiniti G37, Lexus IS C, Volkswagen Eos et Volvo C70, sans oublier la Chrysler 200. Du lot, c'est la C70 qui avait ouvert le bal en 2006.
Curieusement, le cabriolet Classe E de Mercedes-Benz n'a pas suivi l'an dernier la tendance que la SLK avait instituée il y a deux décennies, ni la récente Audi A5 ni la doyenne Saab 9-3. Bref, ces modèles ont préféré opter pour le bon vieux toit mou qui permet notamment d'offrir un plus grand coffre lorsqu'il est replié. Somme toute, on constate que la C70 n'est pas seule et que la concurrence n'a jamais été aussi forte dans ce segment où le volume des ventes est plutôt faible.
Une touche de jeunesse
Malgré le peu de ressources dont ils disposent, les designers de Volvo ont mis la main à la pâte l'an dernier pour rajeunir la silhouette de la C70. Pour y arriver, ils se sont inspirés, notamment, des nouveaux traits stylistiques de la berline S60. Résultat, la C70 est plus jolie qu'auparavant, plus attirante aussi. Son style est plus dynamique et les lignes de la carrosserie sont plus tendues vers l'arrière, ce qui donne l'impression que la voiture est en mouvement perpétuel. La partie avant, avec la calandre et les phares adaptatifs au xénon, ressemble à la S60 et le design du couvercle du coffre et celui des feux arrière sont dans la même veine.
À l'intérieur, l'espace demeure intact, tout comme le tableau de bord. Simple mais efficace. On remarque quelques détails sur le plan de l'éclairage qui rehaussent son décor plutôt austère. Quant à la fameuse console centrale ultramince recouverte d'aluminium, elle demeure le principal point d'attraction de l'habitacle. Le tout est rehaussé par une sellerie en cuir de couleur qui, une fois le toit replié, contraste avec les teintes vives de la carrosserie.
À l'arrière, deux passagers de taille adulte pourront prendre leur aise. Il s'agit d'un vrai coupé-cabriolet à quatre places, l'un des plus spacieux de la catégorie. Comparativement à certains modèles concurrents, les sièges avant ne disposent pas d'air chaud au niveau de la nuque pour les balades en fin de soirée ou à l'automne. À l'arrière, on remarque également l'absence de buses de ventilation pour les passagers.
Au chapitre de la sécurité, la C70 a été élaborée selon les principes de Volvo avec une panoplie d'équipements. De série, on retrouve l'antidérapage, des ceintures de sécurité avec prétendeurs, des rideaux gonflables, des zones de déformation absorbante en cas d'impact, un système anti-coup de fouet cervical et des arceaux du système ROPS qui se mettent en place même lorsque le toit est déployé. Enfin, le système BLIS informe le conducteur de la présence d'un véhicule dans les angles morts du véhicule.
Pour se déplacer, la C70 fait toujours appel au service d'un cinq-cylindres turbo à basse pression de 2,5 litres. Modeste, avec une puissance de 227 ch, il se reprend avec son couple de 236 livres-pieds qui procure tout de même des accélérations acceptables. Mais il manque un moteur plus costaud sous le capot de celle qui a déjà été la maîtresse de Simon Templar! Pour que cette Volvo séduise davantage, elle aurait besoin d'une paire de turbos ou d'une plus grosse cylindrée.
L'an dernier, la C70 a manqué un rendez-vous important dans nos pages alors que nous l'avions conviée à un match comparatif l'opposant à ses congénères. Fraîchement redessinée, sa présence aurait été appréciée des lecteurs, puisqu'elle aurait été la seule décapotable de ce match à proposer la traction, les autres étant des propulsions, à l'exception de l'A5 qui est une intégrale. Dans la catégorie, à part la C-70, seules les 9-3 et Eos sont munies de roues avant motrices. Il n'y a aucun doute que la C70 aurait pu faire bonne impression et permettre à Volvo de marquer des points avec sa clientèle. Mais comme on dit, les absents ont toujours tort!
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