Cette ultime (???) mouture de la XC70 est plus longue, plus large et plus haute que son ancêtre. Avec un empattement allongé de 52 mm, l'habitacle permet dorénavant à ses occupants de voyager plus confortablement. Le coffre profite de ces dimensions plus généreuses et Volvo revendique un gain de 60 litres par rapport à la génération précédente. Le hayon toujours aussi vertical s'ouvre donc sur un coffre aux formes rectilignes plus nettes.
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Toujours aussi modulable grâce à de multiples compartiments (certains plus secrets que d'autres), ses points d'attache et ses crochets mobiles, le volume de ce coffre peut augmenter en sacrifiant en tout ou en partie la banquette arrière. Cette dernière s'escamote en trois sections (40/20/40), ce qui est très pratique, et peut recevoir - une première- un coussin qui permet d'asseoir les enfants plus haut. C'est très bien, mais il vous en coûtera quelques centaines de dollars. À bord, Volvo s'est accordé quelques économies (et nous, et nous ?) en reprenant intégralement l'habillage de la S80. Ne boudons pas notre plaisir et apprécions plutôt cet univers cossu que les (nombreuses) options viendront parfaire.

Couverture du livre L'Auto 2009 des éditions La Presse.
QUI EST SOUS LE CAPOT ?
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Plus rigide, le châssis de cette suédoise peut bénéficier, comme celui de la S80 dont il dérive, de l'amortissement piloté, mieux connu sous l'étiquette Four-C. Ce système, inauguré sur les défuntes versions R, se révèle trop peu convaincant pour nous inciter à vous le recommander en raison de l'état toujours lamentable de notre réseau routier. En conséquence, non seulement vous économiserez quelques milliers de dollars à l'achat, mais vous éviterez aussi une facture tout aussi salée le jour où un technicien sera appelé à le réparer. Sous le capot, la XC70 étrenne le six cylindres de 3,2 litres qui se charge d'animer aussi les S80 et Land Rover LR2.
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Assurément robuste, cette mécanique a un peu de mal à nous faire oublier le cinq cylindres qui l'a précédé. Ses 235 chevaux manquent manifestement de tonus face au poids de l'auto. Volvo propose toutefois une solution de rechange : une mécanique suralimentée par turbocompresseur franchement étonnante. L'ennui est la somme exigée pour l'obtenir (environ 8000 $ au moment d'écrire ces lignes), qui dépasse l'entendement. Volvo laisse par ailleurs entendre qu'elle pourrait glisser sous son capot son excellent diésel d'ici deux ou trois ans.
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Ce serait chouette, considérant le couple phénoménal de cette mécanique, mais attendons voir si cette promesse lancée au moment de sa présentation sera respectée. D'ici là , à moins de balancer quelques billets de mille sur le bureau du représentant de Volvo, on devra faire avec ce 3,2 litres plus lymphatique que de coutume et qui, pour compliquer sa tâche, épouse une boîte automatique à la gestion confuse, notamment en reprises. Par chance, il est possible de recourir à la commande séquentielle, beaucoup plus prompte à réagir, mais vous finirez sans doute par vous lasser de baratter ce levier.
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Sur la route, avec le DSTC qui gère le patinage à l'accélération ou au freinage, un rouage à quatre roues motrices et des voies plus larges, on obtient vite une belle confiance au volant. Imperturbable, peu importe le coefficient d'adhérence de la chaussée. La XC70 file vite et bien. En revanche, elle distille les sensations de conduite et, du coup, fausse la perception de la route. Un peu pataude dans ses réactions, et dirigée par un pignon qui peine à mordre solidement sa crémaillère, la XC70 procure un agrément de conduite bien moyen.
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En toute honnêteté, il faut ajouter que ses dimensions imposantes participent aussi à ce décalage, tout comme son confort et son insonorisation. Mais la XC70 a d'autres qualités. Elle peut également prendre la direction des champs, des rivières et des pentes escarpées, même si son rouage intégral est dénué d'une boîte courte. En revanche, la XC70 se retrouve à la peine dans la cité. Son diamètre de braquage nous fait soupirer (et transpirer aussi) lorsque le moment est venu de la garer et la consommation de son moteur nous apparaît aussi élevée.
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À la lumière de cet essai, ce concept de familiale surélevée a, croyons-nous, atteint un stade de développement difficile à surpasser. Mais est-ce que cela suffira à maintenir la XC70 au sommet du palmarès des ventes du constructeur suédois encore longtemps ? Nous en doutons !
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Cet essai est tiré du livre L'auto 2009, disponible à La librairie.Â