• Accueil > 
  • Auto > 
  • Moto > 
  • Polaris Slingshot: un séduisant mélange

Polaris Slingshot: un séduisant mélange

Publicité

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Publicité

<p>Bertrand Gahel</p>
Bertrand Gahel

collaboration spéciale

La Presse

(Santa Barbara, Californie) Can-Am a ses Spyder, Harley-Davidson a ses Trike et Polaris a maintenant son Slingshot, un tout nouveau véhicule à trois roues dont la conception s'éloigne encore plus de la moto que celle des deux autres. Mais qu'est-ce au juste et à qui s'adresse la nouveauté? Par ailleurs, même si la loi considère le Slingshot comme une moto, celui-ci offre-t-il quoi que ce soit d'intéressant pour les motards?

Ce que ce n'est pas

J'ai pris contact avec le Slingshot juste devant le Pacifique. L'air était chaud et sec, le soleil brillait. Le temps parfait pour un tour de moto. J'avais mon casque sur la tête et mes lunettes sur les yeux, et je portais mon blouson et mes gants. Mais je ne savais trop pourquoi, parce que la chose n'est clairement pas une moto. Par ailleurs, même si ça se conduit exactement comme une voiture, ce n'en est pas une. Le casque est obligatoire, puisque légalement, le Slingshot, qui a trois roues, est une moto. Mais pour le reste, la décision a plutôt été naturelle: j'allais, après tout, être complètement exposé aux éléments.

Un environnement unique

On prend place dans le Slingshot, qui est très bas - on a le derrière à quelques centimètres du sol à peine -, en agrippant le volant et en s'appuyant sur le siège, puis en se glissant en place. L'habitacle surprend un peu en ce sens qu'il est minimaliste, mais quand même fonctionnel et étonnamment confortable, spacieux et pratique. La vue est unique, car à part un pare-brise tellement bas qu'il est sous le champ de vision, rien n'obstrue la vue. Il n'y a ni toit, ni portes, ni contour de pare-brise, ni rétroviseur, ni pare-soleil, bref, rien d'autre devant les yeux que le long et large capot, et la route.

Entre auto et moto

Le fait d'être ainsi installé à ciel ouvert rend l'expérience offerte par le Slingshot unique. Une voiture décapotable est très différente, puisqu'elle enveloppe considérablement plus ses occupants. En fait, à ce chapitre, c'est plus à la moto que la création de Polaris fait penser. La texture granuleuse de l'asphalte qui défile «juste là», le visage en plein vent, les bruits des autres véhicules, la fraîcheur ou la chaleur, l'humidité ou la sécheresse de l'air, les odeurs, tout cela aussi rappelle bien plus l'expérience d'une moto que d'une voiture. D'ailleurs, la vulnérabilité ressentie à moto l'est aussi avec le Slingshot, puisqu'à peu près rien ne sépare les occupants des pare-chocs des automobiles.

Publicité

L'opération

On fait démarrer le Slingshot en pressant un bouton sur le tableau de bord minimaliste, mais clair. La version SL, mieux équipée, comprend de plus un système audio Bluetooth avec écran et caméra de recul, un objet utile compte tenu de la vue arrière très limitée. Le moteur, un quatre-cylindres Ecotec de 2,4 litres provenant de General Motors, est marié à une boîte de vitesses à cinq rapports de voiture. L'embrayage est au pied et aucune transmission automatique n'est offerte, mais rien ne serait étonnant si l'option était éventuellement proposée. La direction et les freins ne sont pas assistés, et l'entraînement final de la roue arrière est par courroie.

La conduite

Le Slingshot est un véritable petit jouet, mais un jouet quand même mature mécaniquement. L'origine automobile du moteur a ses avantages et ses désavantages. Sa souplesse est très impressionnante. Les performances permises par ses 173 chevaux sont bonnes, comparables à celles d'une voiture sport rapide, mais elles n'ont rien à voir avec celles d'une voiture exotique ou d'une moto sportive. La sonorité est très ordinaire et déçoit. Une fois habitué à la direction pas très raffinée et aux freins demandant un bon effort à la pédale, le Slingshot devient très amusant sur une route sinueuse, où il s'accroche farouchement au bitume et se montre très précis. L'efficacité des suspensions est aussi impressionnante.

Un séduisant mélange

Le Slingshot peut prendre bien des formes. Pour le motocycliste qui s'est fait peur et qui songe à quitter la moto, il pourrait être la façon de garder un lien à tout le moins émotionnel avec les sensations offertes par une deux-roues. Pour les amateurs de «bébelles» à moteur, il représente décidément un jouet amusant et plaisant, et ce, même si les plus gourmands voudront plus de chevaux. Quant aux «ayant besoin d'attention», ils seront comblés. En ce qui concerne le motocycliste, mais aussi l'automobiliste qui rédige ces lignes, l'aspect le plus séduisant du Slingshot se veut le mélange du maniement et des performances d'une bagnole sport, et de multiples sensations seulement ressenties à moto.

Les frais de transport et d'hébergement ont été payés par Polaris.

Bertrand Gahel est l'auteur du Guide de la moto.

____________________________________

Fiche technique

> Marque: Polaris

> Modèle: Slingshot

> Prix: 21 999 $ (SL: 26 499 $)

> Garantie: 2 ans/kilométrage illimité

> Moteur: quatre cylindres en ligne de 2384 cc refroidi par liquide

> Transmission: cinq rapports, entraînement final par courroie

> Poids (tous pleins faits): 782 kg

> Frein avant: deux disques avec système ABS

> Frein arrière: un disque avec système ABS

> Pneus avant: 205/50 R17 (SL: 225/45 R18)

> Pneu arrière: 265/35 R18 (SL:255/35 R20)

Partager

Comparer des véhicules »

1 Jeep - Cherokee 2017

Jeep - Cherokee 2017

2

Ajouter un véhicule

3

Ajouter un véhicule

Sélectionner d'autres modèles

Recherche

la boite:1602537:box

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

image title
Fermer
image title
Fermer