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BILLETQuand l'habitacle se refait une beauté

Aujourd'hui, l'autoradio s'éclate de nouvelles fonctions, les GPS se  multiplient et la jante du volant s'épaissit pour offrir une meilleure  prise ou pour dissimuler un élément chauffant pour les mains.

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Aujourd'hui, l'autoradio s'éclate de nouvelles fonctions, les GPS se multiplient et la jante du volant s'épaissit pour offrir une meilleure prise ou pour dissimuler un élément chauffant pour les mains.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 18 juin 2012 | Mise à jour le 2 juillet 2012 à 09h31

Pendant longtemps, la ligne de la carrosserie a eu préséance sur l'habitacle sur les tables à dessin des constructeurs automobiles. Ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui.

Plus que jamais, l'auto est une oasis où l'on vit, où l'on communique, où l'on reçoit de l'information. Tout son design en est modifié et il continuera de se transformer pour répondre à de nouveaux besoins bien sûr, mais aussi pour s'adapter - c'est un tabou dans l'automobile - à une clientèle de plus en plus âgée. Voilà pourquoi les touches de commandes sont plus grosses.

Au cours des 20 dernières années, bien des choses ont changé à bord de nos véhicules. Tenez par exemple le cendrier. Autrefois, il figurait en bonne place dans le calepin de tous les essayeurs d'automobiles. Sa proximité dans l'environnement du conducteur avait autant d'importance que la commande des essuie-glaces. Est-il éclairé? Facile à vider? En retrouve-t-on également un à l'arrière?

De nos jours, on ne fume plus. On boit. D'où l'importance accordée encore tout récemment au porte-gobelet. Une véritable frénésie. Dans certains modèles, on retrouve davantage de petits réceptacles à boisson que de places assises. Et comme plusieurs cendriers autrefois, certains s'illuminent lorsqu'il fait nuit.

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Des porte-gobelets, l'attention s'est déplacée sur la connectivité. Puis-je brancher mon iPod? Et mon portable, puis-je le relier à une fonction mains libres? Y a-t-il plusieurs prises? Y en a-t-il à l'arrière?

Un environnement différent

Nos rapports avec l'automobile changent. Nos exigences aussi.

Aujourd'hui, l'autoradio s'éclate de nouvelles fonctions, les GPS se multiplient et la jante du volant s'épaissit pour offrir une meilleure prise ou pour dissimuler un élément chauffant - comme les sièges - pour ceux qui conduisent sans gants.

Désormais, les occupants des places avant peuvent réguler séparément la température de leur coin d'habitacle. Sur les autos les plus chères, ce privilège est aussi accordé aux passagers à l'arrière. Tout le monde a droit à son contrôle.

L'habillage intérieur comporte de plus en plus de zones au toucher agréable. L'accoudoir imbriqué dans les portières, le revêtement supérieur du tableau de bord ou encore l'appuie-bras central font sont douillets.

En fait, tout ce que voient ou touchent les occupants à bord fait l'objet d'attention. Les vis autrefois apparentes sont recouvertes, quand elles ne disparaissent pas entièrement au profit d'agrafes ou d'adhésif.

Le concept du bloc d'instrumentation est aussi dépassé. Celui-ci ne transmet plus forcément des informations visuelles à l'automobiliste. Parfois, il campe au beau milieu du tableau de bord pour faire profiter les autres passagers de sa science. À l'occasion, l'information se chevauche grâce au procédé d'affichage tête haute (head-up display). Ce système ne se substitue pas aux compteurs classiques, mais projette sur le pare-brise une sorte d'hologramme suspendu au-dessus du capot.

La même logique de dualité a présidé à la création des MIME, I-Drive et autres «Command» des voitures de luxe qui, à l'aide de touches ou de commandes rotatives, centralisent plusieurs fonctions telles la climatisation et la radio.

On ne communique plus la même information non plus. Par exemple, le retour en force des moteurs suralimentés par turbocompresseur n'a pas entraîné le retour systématique de la jauge de suralimentation qui permettait autrefois de visualiser la poussée de cet appendice mécanique.

Mais cette lente évolution du tableau de bord n'est pas encore venue à bout de tous les anachronismes. Même les modèles les plus modestement motorisés sont pourvus de compteurs gradués parfois jusqu'à 240 km/h.

Autre tabou: le compte-tours, dont l'utilité apparaît plus que discutable au regard du type de conduite qu'engendre l'extrême souplesse des moteurs modernes. Superflu, le compte-tours du XXIe siècle est du genre lilliputien, guère plus large que la jauge de carburant.

À quand un verre grossissant? On vieillit, vous savez!

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Commentaires (5)

  • Je préfère un habitacle que je trouve élégant à une carrosserie élégante, puisque je passe plus de temps à l'intérieur de ma voiture qu'à la regarder.
    Je trouve aussi que certaines critiques sur les plastiques durs sont ridicules, surtout quand ce plastique est sur le dessus du tableau de bord, là où un ne pose jamais les mains.
    L'ergonomie moins intuitive au début peut gêner, mais si on garde la voiture longtemps, on s'habitue et ça ne gêne plus.
    @kiroulbien : vous n'en manquerez pas une pour écorcher le Dr De Koninck ? Quelle rage.
  • @kiroulbien.
    Je suis en partie d'accord avec vous. Sur mon Olds 2000, il y avait un capteur de pression différent de celui d'aujourd'hui. À ce moment le capteur était effectif en fonction de l'équilibre
    avec les quatre freins ABS. Ce qui n'indiquait pas quel pneu manquait d'air. Maintenant, lorsque la lumière s'allume, il suffit d'aller sur l'ordinateur-info et celui-ci nous donne la pression de chaque pneu en kpa, (choix personnel; lbs peut être programmé). Pour l'avoir subit l'hiver dernier ce dispositif est vraiment efficace.
    Pour revenir au sujet de M. Lefrançois, quand je vois le tableau de bord des Hyundai, Kia, Ford, etc., les formes sont extravagantes; du plastique imitant le métal, un écran tactile nous obligeant à quitter le regard de la route, en plus d'innombrables boutons disposés au centre du tableau.
    Cela vieillira très mal. Il faut voir ceux des voitures allemandes, qui peuvent sembler sobres à première vu, mais combien efficaces, en plus de ne pas se démoder comme les autres ci-haut. Ensuite, les données écrites ou chiffrées dans l'instrumentation devrait être bien lisible et non fatiguant en conduite de nuit. Par exemple, éviter l'instrumentation en rouge.
  • @ volt_air
    Je vérifie régulièrement la pression de mes pneus même si mon automobile est dotée de capteurs de pression parce que lorsque le témoin lumineux s'allume, la pression est trop basse pour un long trajet sur l'autoroute. Je n'ai donc pas fait installer 4 capteurs sur les jantes d'hiver.
    Il faudrait remercier la Ville de Montréal car il semble qu'elle ait fait la demande de changer la date butoir d'installation des pneus d'hiver. Initialement, Le Roi (traduction du patronyme De Koninck) de la sécurité routière voulait le 15 novembre. Montréal aurait demandé le 15 décembre. Les intervenants sur ce site pourraient le confirmer.
  • Très bon article sur la progression du tableau de bord automobile pour la génération qui vieillit.
    Par exemple, dans ma Malibu, les contrôles sur le volant sont vraiment petits et coincés. Il faut quitter la route des yeux pour les manipuler. Dans l'ex-Épica, le ''Cruise Control'' était manipulable les yeux fermés. Façon de parler...
    Je réalise que de plus en plus certains équipements standard sont coûteux et démesurés.
    Le fait d'avoir un capteur de pression des pneus à chaque roue. Quand arrive le temps de changer les pneus 3 saison pour les pneux d'hiver... Il faut payer pour quatre capteurs sur la roue de rechange. C'est coûteux. Je ne fais que 5 000km par année et je dois me pourvoir de pneus d'hiver très coûteux. Cela n'est pas juste pour les personnes âgées qui ne conduisent pas lors de mauvais temps.
    En plus d'être des plus taxés au Québec, cela ne réduit pas les risques des accidents mais favorise les marchands de pneus et les garages. Y-a-t-il une cr__se là dedans ?
  • Comme dans les postes de pilotage où les écrans ont remplacé les instruments analogiques réduisant l'espace et la consommation d'énergie et donnant une présentation visuelle incomparable.
    Tant dans le monde de l'automobile que celui de l'aviation, le confort des sièges mériterait une petite attention de la part des manufacturiers. Si la posture de conduite joue un rôle essentiel lors de manoeuvres importantes, donnez-nous les bons outils. On ne se fatigue pas d'être assi dans un bon siège.

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