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BILLETLe dilemme brésilien

Audi souhaite négocier des arrangements avec le gouvernement brésilen, qui impose une taxe de 30% aux constructeurs étrangers qui n'investissent pas dans le pays.

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Audi souhaite négocier des arrangements avec le gouvernement brésilen, qui impose une taxe de 30% aux constructeurs étrangers qui n'investissent pas dans le pays.

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 29 octobre 2012 | Mise à jour le 12 novembre 2012 à 10h49

Le marché du haut de gamme demeure à peu à près inexistant. Et personne  ne semble avoir idée comment celui-ci se développera à long terme.

Le marché du haut de gamme demeure à peu à près inexistant. Et personne ne semble avoir idée comment celui-ci se développera à long terme.

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SAO PAULO - Alors qu'Audi souhaite négocier des arrangements avec le gouvernement brésilien, BMW se lance. La marque bavaroise a annoncé la semaine dernière son intention de construire une usine d'assemblage à Santa Catarina, au sud du Brésil.

Coût de l'investissement: 200 millions. Les constructeurs JAC Motors (une entreprise chinoise) et Nissan ont également profité de la tenue du salon automobile du Brésil pour rappeler que toutes deux construiront aussi des véhicules sur ce territoire d'ici 2014. Visiblement, la politique du gouvernement porte des fruits. En imposant une taxe de 30% aux constructeurs étrangers qui n'investissent pas dans son pays, le Brésil prend une place sur l'échiquier automobile mondial à la manière des autres pays émergents à croissance rapide, soit la Russie, l'Inde et la Chine.

Le pari du gouvernement brésilien d'imposer pareille taxe apparaît très, voire trop audacieux aux yeux de nombreux constructeurs. Les marques haut de gamme surtout, qui ont peine à voir comment elles tireront leur épingle du jeu dans ce marché composé à 60% de petites voitures économiques.

Le taux de pauvreté recule et le coût des transactions automobiles augmente, reconnaissent les constructeurs rencontrés au salon du Brésil, mais ces changements profitent presque essentiellement aux marques dites populaires. Le marché du haut de gamme demeure à peu à près inexistant. Et personne ne semble avoir idée comment celui-ci se développera à long terme. Si l'on prête foi aux différentes prévisions économiques, le marché brésilien va doubler de taille d'ici deux ans avec des ventes estimées à 4 millions d'unités. Mais déjà, à l'heure actuelle, le Brésil figure parmi les cinq marchés automobiles les plus importants de la planète. Pour bien mesurer son importance, sachez que l'industrie automobile a vendu plus de véhicules dans la ville de Sao Paulo l'année dernière que dans un pays comme l'Argentine.

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General Motors, qui réalise au Brésil près de 58% de son chiffre d'affaires sud-américain, jongle toujours avec l'idée d'introduire les produits de sa filiale Cadillac. «Peut-être d'ici cinq ans», a estimé Dan Ankerson, premier directeur de la marque, au cours d'un point de presse au salon de l'auto de Sao Paulo.

La distribution, le nerf de la guerre

Construire des véhicules est une chose, les vendre en est une autre. Et cela pose problème à bien des entreprises. À Sao Paulo, pas de souci. Toutes les marques y sont représentées, y compris Ferrari et Aston Martin. En dehors de la capitale, les enseignes de concessionnaires sont rares, parfois même inexistantes. À Salvador, troisième ville en importance au Brésil, on retrouve sept points de vente Volkswagen, trois de Honda et une de Chery (voiture chinoise). À titre de comparaison, Volvo compte 20 concessions pour tout le Brésil et quatre d'entre elles se trouvent à Sao Paulo. Voilà pourquoi, avant d'ériger une usine, certains constructeurs songent d'abord à élargir leur réseau de ventes.

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Commentaires (3)

  • À Sao Paulo, tu passes pour un riche si tu te balade en Honda Civic. Nous sommes bien chanceux en amérique du nord.
    Qui paierait 50 000$ Réal pour une Vista ou une focus?? Ça fait environ quoi, 100 000$ canadien ça?
    Tu demandes combien pour un BMW M3 la-bas?
    À mon dernier voyage, le président ce promenait en Fusion...
    Les salaires ne suivent pas vraiment. Mon "guide", un ingénieur cadre dans une grosse multinational, pouvait à peine ce payer la civic.
    Je me sentirais mal de me promener avec une audi, en voyant des enfants ce faire pousser hors du dépotoir par des gardiens attristés mais obligés. La différence entre les très riches et les pauvres fait mal à voir au Brésil, un pays qui n'est pas à l'abris de l'inflation comme le notre.
  • Ce n'est pas un erreur complet : Sao Paulo est la capitale de l'état de Sao Paulo (malgré qu'il n'a pas mentionné cela)... Au moins, il n'a pas dit que la capitale fédérale était Buenos Aires...
  • M. Lefrançois, Sao Paulo est la métropole du Brésil, mais pas la capitale... petite erreur dans votre texte. La capitales est Brasilia.

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