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BILLETSuzuki: une mort annoncée de longue date

Maintenant que Suzuki a annoncé son départ du Canada, qui voudra acheter ses produits?

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Maintenant que Suzuki a annoncé son départ du Canada, qui voudra acheter ses produits?

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Éric LeFrançois | La Presse

Publié le 1 avril 2013 | Mise à jour le 15 avril 2013 à 08h49

Suzuki avait déjà signifié, à l'automne, son retrait du marché automobile américain. Au tour maintenant de la direction canadienne d'en faire de même. En toute franchise, la décision n'étonne personne. Ce triste naufrage était annoncé de longue date. Au Canada, Suzuki avançait en roue libre depuis bien trop longtemps.

L'année dernière, Suzuki a écoulé près de 5500 de ses produits automobiles sur le marché canadien. Cela correspond approximativement au nombre de Toyota RAV4 vendu au Québec en 2012. Là n'est pas la raison principale de la cessation de ses activités.

La filiale canadienne de Suzuki aurait très bien pu continuer la distribution de ses produits automobiles au pays à la condition de ne jamais renouveler sa gamme. Impensable. C'est donc dire que tant et aussi longtemps que Suzuki produira ses actuels Grand Vitara, SX4 et Kizashi, le problème ne se posera pas. Mais le jour où la marque japonaise les revisitera, Suzuki n'aura pas le choix, il devra les faire homologuer pour satisfaire aux normes canadiennes en matière de sécurité et d'émissions polluantes. Ce processus est long et extrêmement coûteux.

Jusqu'ici, les distributeurs américain et canadien de la marque se partageaient la facture. Depuis l'automne dernier, Suzuki Canada sait qu'elle devra l'acquitter seul. Avec quelques milliers de ventes par année, l'opération n'est plus rentable. Suzuki aurait été dans l'obligation d'augmenter substantiellement le prix de ses véhicules, ce qui est impensable dans le contexte actuel. Voilà pourquoi la filiale canadienne va recentrer son activité commerciale sur la distribution de motocyclettes et autres produits récréatifs de la marque.

Naturellement, si notre marché en avait été un stratégique, le siège social de la marque aurait sans doute soutenu financièrement ses activités canadiennes. Ce n'est pas le cas. Suzuki préfère plutôt concentrer ses ressources sur les marchés dits émergents, dont l'Inde et le Brésil, où le constructeur japonais réalise de - très - bonnes affaires.

Et après?

Suzuki va partir et cela va compliquer un peu les choses. Qui voudra se procurer une Suzuki maintenant?

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Depuis l'annonce du constructeur automobile, bon nombre de propriétaires de véhicules de la marque étaient inquiets, notamment quant à la fourniture de pièces détachées. Mais ils peuvent souffler. Suzuki a toujours pignon sur rue au Canada. L'entreprise assure qu'elle veillera non seulement à stocker des pièces (à quel prix, on se le demande), mais aussi à honorer les garanties par l'entremise d'un réseau de service après-vente. D'ici là, l'acheteur d'une Suzuki neuve devra se résoudre à l'idée de la faire rouler jusqu'à la fin de sa vie utile. Sa valeur résiduelle sera pratiquement nulle. Plus chanceux, le locataire, de son côté, n'aura qu'à remettre les clés à la fin du bail.

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Commentaires (10)
  • Suzuki produit de bons véhicules pour les marchés émergents. J'ai fait des heures de taxi collectif dans différents versions du Suzuki APV (ou son ancêtre, le Carry) pour traverser l'Asie du Sud-Est.
    Les produits Suzuki sont parfaits pour ces marchés. Toutefois ça demandait des investissements trop importants pour produire une gamme complète (pas juste la kizashi, aussi bonne soit-elle) moderne et compétitive en Amérique du Nord et développer un véritable réseau de concessionnaires.
  • Pour ma part je dis bon débarras!
    J'ai acheté un Grand Vitara neuf en 2008 basé sur la réputation de solidité du fabriquant, et ce véhicule a été une succession de problèmes. En 3 ans et 60 000km j'ai eu de nombreux troubles électriques et électroniques, joint de driveshaft qui coule etc... Mon concessionnaire a fermé (Hull) entre-temps et j'était obligé de me taper 30 min de route pour aller à Ottawa avec le trafic. Suzuki se foutait de ses clients avec des produits au final très moyen et un service après-vente médiocre selon l'endroit ou vous faisiez affaire. J'ai été très très déçu de mon expérience.
    Je l'ai échangé à perte contre un Outlander V6 neuf en décembre 2011 et je dors sur mes deux oreilles depuis, zéro problème et très bon service de mon concessionnaire.
    Par contre je m'ennuie de l'excellent système 4x4 et du look intérieur/extérieur de mon Vitara et je le trouvait à la limite plus confortable et plus dynamique que l'Outlander. Il n'aurait suffit que d'un petit effort de la part de Suzuki pour que je donne une 2e chance à la marque. Mais non, on laisse tomber l'Amérique du Nord et on fout le camps ailleurs pour réaliser de plus gros profits.
    Pour ma part, ca va être un gros non à vie pour tous autres produits de la marque même s'ils demeurent au Canada pour les motos/VTT. Avec l'expérience que j'ai eu, je n'achèterais même pas une tondeuse à gazon de cette compagnie!!!!!
    Eric Dicaire
    Gatineau
  • Leur alliance avec GM n'a jamais aidé les ventes de leurs véhicules, qui se retrouvaient quasi-identiques dans les concessionnaires Chevrolet et Pontiac. Dommage, mais en même temps, qui va pleurer? Il y a tout simplement trop de marques de véhicules et trop de modèles semblables.
  • Le départ de Suzuki sur le marché canadien est une raison de plus pour réclamer au gouvernement de rendre davantage ses normes de sécurité et d'émissions polluantes compatibles avec le restant du monde plutôt que de les calquer sur celles des États-Unis. Actuellement, dans les normes de Transport Canada, il n'y a que celles sur les phares, les pare-chocs et le système d'immobilisation qui sont hybrides. C'est à dire que pour chacune d'entre elles, soit celle des États-Unis (du NHTSA) ou celle du restant du monde (du UNECE) sont acceptés. Il faut que cela soit étendu à l'ensemble des normes. Il y a beaucoup de monde qui le demande depuis des années mais le gouvernement fédéral ne bouge pas là-dessus.
    Peut-être si le Québec deviendrait un pays, cela pourrait devenir réalité ici? On pourrait donc voir plusieurs marques étrangères venir commercialiser ici, et qui auraient sans doute du succès puisque les québécois ont des préférences automobile plus international que le restant de l?Amérique du nord.
  • Un peu comme la pâte à dent, il y a trop de marques d'auto. N'importe quelle marque qui ne fait pas au moins 1000 unités par mois au pays devrait dire bye bye.
  • Domage pour les hommes et les femmes qui travaillaient dans leurs concessionnaires.
  • Domage, je roule encore une Suzuki 1992 qui ne m'a jamais laissée tomber.
    C'est un des rares constructeurs qui n'a pas amorcé le tournant vert, qui n'a pas d'hybride ou de voiture électrique au catalogue.
  • J'ai personnellement fait l'expérience de la "mort annoncée" à la fin de l'été 2011. Suzuki annoncait une prime suite à un essai routier de la Kizashi. Lorsque suite à l'essai routier je n'ai pu me prévaloir de la prime promise, j'ai contacté Suzuki Canada. J'ai eut comme réponse que chaque concessionnaire était une entreprise indépendante de Suzuki Canada, et qu'ils n'avait aucune capacité d'intervenir dans les opérations commerciales des concessionnaires.
    À ce moment j'ai vite compris que si je ne pouvais avoir de l'aide de Suzuki Canada pour l'obtention d'une vulgère prime publicitaire, qu'est-ce que ça doit être lors de difficultés sérieuses tel un problème de réparation sous garantie!!
    Alors cette expérience, combiné à un produit dont la valeur de rachat est si faible que le véhicule n'est pas offert en location, a vite écarté Suzuki de ma liste.
  • J'avais une Vitara 2002,c'etait un bon 4x4 mais pas de chauffage,les freins on en parle pas,,les pieces aussi cher qu'une BM.Ils n'ont jamais voulu poussé la vente Suzuki.La valeur des produits Suzuki viennent de dropper de 50%,les concessionnaires vont ouvrir leurs portes au produits CHINOIS maintenant et on va avoir des voiture a 9000$ comme au debut de l'importation des japonnaisses.je prendrais un pick up Chnois diesel en essaie demain matin.
    Longue vie au Japon Suzuki et dans le Pacifique
  • Qui voudra se procurer une Suzuki maintenant?
    Moi en premier lieu advenant que nous soyons obligés de changer de voiture. Ce qui dans le contexte actuel le serait que si nous avions un accident avec perte totale ou que nous nous fassions voler notre Suzuki Aério 2006 Hatchback.
    Je crois que c?est dans la région de Rivière-du-Loup et au Témiscouata que nous retrouvons la plus forte concentration de véhicule Suzuki. Des Aérios, Grand Vitara, SX4 en voulez-vous il en pleut. Nous voyons encore à l?occasion des Esteem familiales (dernière année de production 2002 c?est tout dire) . Et je n?ai jamais entendu personne se plaindre de cette marque.
    Robuste, fiable, économique voilà les principales caractéristiques de la marque. Notre Aério 2006 (payé 12 000$ à l?achat neuve car fin de ligne) à 100 000km au compteur et mis à part avoir changé les roulements et suspension (route de terre oblige), nous n?avons rien eu à changer. Elle fait encore moins de 7,5 l/100km sur la route, démarre au ¼ de tour et n?a pas aucune marque de rouille. Cela me chagrine de savoir que la marque ne sera plus et que mis à part un malheur, notre Aério ne pourra être changée par une autre Suzuki dans 5-6 ans d?ici
    G.Duquette

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