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Chouette la Smart électrique, mais pas à vendre

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Photo: Bernard Brault, La Presse

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<p>Jacques Duval</p>

Jacques Duval | monvolant.ca

Publié le 18 juin 2010 | Mise à jour le 20 juin 2010 à 11h11

New York - La très attendue Smart Fortwo électrique a fait cette semaine une entrée très remarquée en Amérique dans les rues grouillantes de Brooklyn, à l'ombre de Manhattan.

Mercedes-Benz, maître à penser de Smart, avait réservé hôtels, restaurants et galeries d'art pendant un mois pour faire défiler les journalistes automobiles du monde entier devant cette voiturette à vocation urbaine qui se veut encore plus frugale que sa compagne à essence dont pas moins de 18 000 exemplaires ont trouvé preneurs au Canada au cours des trois dernières années. Mieux que ça, on avait loué et peint un traversier pour permettre aux invités de rallier Brooklyn à partir de Hoboken dans le New Jersey, patrie du baseball et du célèbre crooner Frank Sinatra.

 

Mais trêve de mondanités et voyons ce que nous réserve cette Smart spéciale aux très faibles ambitions en sa première année en sol nord-américain. En effet, seulement 500 Smart électriques seront offertes dans tous les États-Unis alors que le Canada devra se contenter de 40 exemplaires dont une dizaine pourrait trouver le chemin du Québec, quoique rien ne soit moins sûr.

 

Consolez-vous toutefois de ne pas pouvoir être parmi les premiers à vous procurer cette voiture puisque, de toute manière, elle ne sera pas mise en vente, mais louer seulement à des sociétés et à des particuliers triés sur le volet.

 

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Place aux cobayes

 

De toute évidence, l'électrification de la Smart n'est qu'une première étape chez Mercedes-Benz, qui entend bien recueillir des informations pertinentes sur ce genre de motorisation avant de pousser l'aventure plus loin. Pourquoi pensez-vous qu'une SLS, la plus performante des Mercedes, est présentement à l'essai sur un circuit européen, loin des regards indiscrets?

 

Quant à la Smart, il n'existe sans doute pas de meilleur véhicule pour exploiter une source d'énergie qui se prête d'abord et avant tout à des voiturettes urbaines. Déjà classée parmi les autos les plus frugales du marché, la Smart possède tout ce qu'il faut pour étirer au maximum chaque kW d'électricité. Même si elle a gagné environ 150 kilos pour pouvoir se brancher à une prise électrique conventionnelle, elle reste légère, minuscule et maniable à souhait, trois qualités qui sont de sérieux atouts pour une automobile sans dépendance pétrolière. Elle est animée, en effet, par un moteur électrique de 41 chevaux alimenté par un jeu de batteries lithium-ion provenant de chez Tesla, le petit constructeur américain de voitures de sport électrique avec lequel Mercedes s'est associé.

 

La Smart électrique se glisse dans le trafic urbain sans peine.

La Smart électrique se glisse dans le trafic urbain sans peine.

Photo Alain McKenna, collaboration spéciale

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Le plan de location mis en place par la firme allemande peut rebuter de prime abord: les mensualités de 599$ paraîtront très élevées et on se retrouve les mains vides quatre ans plus tard à l'expiration du contrat après avoir servi de cobayes à Mercedes.

 

Par contre, il faut tenir compte que l'on n'aura strictement pas un sou à débourser en essence ou en entretien. Si votre facture d'essence se chiffre à 300$ par mois, le coût de location est immédiatement réduit de 50%. La raison pour laquelle le constructeur tient à rapatrier les véhicules après quatre ans d'utilisation est simple: on désire en savoir davantage sur leur comportement dans diverses conditions reliées au climat, à leur position géographique, à la fréquence des recharges et aux distances parcourues de la maison au travail. Si ces paramètres sont déjà connus en majeure partie, on désire être en mesure d'approfondir chaque aspect de l'utilisation d'une auto électrique.

 

Vers demain

 

Mon bref essai dans les rues de Brooklyn m'a permis de découvrir une Smart encore plus amusante à conduire que la version à essence grâce à la disparition de cette satanée boîte de vitesses semi-automatique. Soulignons qu'il faut 6,5 secondes pour atteindre les 60 km/h et que la vitesse de pointe est plafonnée à 100 km/h puisqu'il est connu que la vitesse tue l'autonomie. À ce propos, on croit que la distance pouvant être parcourue avant de brancher le fil jaune est de 135 km, une estimation un peu pessimiste si je considère que j'ai roulé 90 minutes en ville sans que la jauge de consommation ne perde plus de 10% de sa charge.

 

En passant à un régime vert, la Smart n'a pas cédé un seul centimètre d'espace intérieur.

En passant à un régime vert, la Smart n'a pas cédé un seul centimètre d'espace intérieur.

Photo Jacques Duval, collaboration spéciale

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Sauf un sifflement qui donne l'impression qu'une sirène de police s'active au loin, cette Smart n'émet aucun bruit et se glisse dans le trafic urbain sans peine. Toute la mécanique (y compris les batteries) est logée sous le plancher, ce qui permet de ne pas perdre un centimètre d'espace intérieur dans ce passage à un régime vert.

 

En se branchant pour 8 heures chaque soir à un poste de recharge ou sur une simple prise domestique, la Smart trouve ici sa véritable vocation. Il s'agit pour l'instant de laboratoires mobiles mais cela nous pousse à croire que la voiture, telle que nous l'avons connue, prendra éventuellement congé et tout le monde devra modifier son approche vis-à-vis la mobilité urbaine. À suivre!

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