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La Subaru Impreza 2012: Reine des neiges

La Subaru Impreza 2012.

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La Subaru Impreza 2012.

Photo Jacques Duval, collaboration spéciale

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<p>Jacques Duval</p>

Jacques Duval | Auto

Publié le 21 décembre 2011 | Mise à jour le 23 décembre 2011 à 16h31

Peu spectaculaire que cette nouvelle Subaru Impreza   2012, mais n'essayez pas de la suivre sur une route enneigée.

Peu spectaculaire que cette nouvelle Subaru Impreza 2012, mais n'essayez pas de la suivre sur une route enneigée.

Photo Jacques Duval, collaboration spéciale

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La marque Subaru ne fait pas partie des incontournables quand un automobiliste se met à la recherche d'une nouvelle voiture. Ce n'est pas tout à fait une inconnue, mais il faut bien admettre que ce blason japonais figure rarement en tête de liste chez ceux et celles qui sont en quête d'une nouvelle sous-compacte ou même d'une intermédiaire. Malgré de nombreux championnats et de multiples victoires en rallye, l'acheteur se tournera vers une Toyota, une Honda ou même une Ford ou une Chevrolet avant de jeter un coup d'oeil aux récents modèles de Subaru.

Pourtant, ces voitures ont beaucoup à offrir, surtout dans un coin de pays comme le nôtre où l'on passe près de cinq mois par année à braver les intempéries de l'hiver. L'argument massue du constructeur nippon à ce chapitre est évidemment son système de traction intégrale qui transforme ses diverses créations en de véritables reines des neiges.

En plus et dans un effort soutenu pour stimuler ses ventes, Subaru nous présente pour 2012 une Impreza remaniée de A à Z, que ce soit par le dessin de sa carrosserie ou par l'ensemble de sa mécanique. Le seul hic est que cela se voit difficilement aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. La nouvelle Impreza épouse des lignes familières qui passent complètement inaperçues; c'est inodore, incolore et sans saveur. Ce qui fait cruellement défaut à Subaru, c'est un designer de talent tel Peter Schreyer, celui-là même qui a su donner aux voitures Kia une apparence qui se démarque des autres et qui séduit visiblement la clientèle.

Chez Subaru, le conservatisme est de rigueur et les voitures reflètent cette approche discrète qui passe avant tout par la raison. Les fidèles de la marque ont tous une histoire à raconter sur l'efficacité des quatre roues motrices de leur voiture, que ce soit une Impreza, une Legacy, une Outback ou un Forester.

Tout comme l'extérieur, l'intérieur de la nouvelle   Subaru Impreza est d'une grande sobriété.

Tout comme l'extérieur, l'intérieur de la nouvelle Subaru Impreza est d'une grande sobriété.

Photo Jacques Duval, collaboration spéciale

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Une Subaru salvatrice

À mon tour de vous relater comment la nouvelle Impreza peut vous épargner bien des humiliations, au mieux avec une sortie de route, au pire avec la nécessité d'appeler la dépanneuse. Enfilant un virage à vive allure dans la région de Rigaud sur une route mi-mouillée, mi-enneigée, la voiture a refusé de suivre le braquage du volant vers la gauche. Dans un dérapage parfaitement neutre, notre Impreza a quitté la chaussée sans pourtant se diriger vers le fossé qui l'attendait à deux pas. Elle a conservé sa trajectoire pour ensuite revenir sur la route comme si ne rien n'était. Voilà un élément de sécurité active qui est à mettre au tableau d'honneur des Subaru.

La dernière livrée de l'Impreza comprend aussi un nouveau moteur de 2 litres dont les 4 cylindres sont disposés horizontalement (selon le principe «Boxer») comme pour les six cylindres Porsche. Avec 148 chevaux, je dirais que la puissance est satisfaisante, sans plus, et les performances manquent le rendez-vous au moment de doubler ou d'escalader une forte pente. Il faut vraiment taquiner les hauts régimes pour contrer ce manque d'ardeur de la mécanique. Notre ballade d'environ 200 km ne nous a pas permis de dupliquer les chiffres de consommation publiés par le constructeur et il ne faudrait pas excéder les 90 km/h sur l'autoroute pour obtenir une moyenne de 6 litres aux 100 km. À la décharge de Subaru toutefois, on doit tenir compte que cet essai a été réalisé dans la froidure de l'hiver, ce qui a toujours un effet négatif sur la consommation.

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Des deux versions de la  Subaru Impreza 2012, c'est le   modèle 5 portes à hayon qui est le plus en demande.

Des deux versions de la  Subaru Impreza 2012, c'est le modèle 5 portes à hayon qui est le plus en demande.

Photo Jacques Duval, collaboration spéciale

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Spacieuse, cette Subaru

Offerte en berline 4 ou 5 portes, l'Impreza connaît plus de succès dans sa version à hayon et c'est le modèle que nous avions choisi pour en tirer quelques impressions de conduite. La transmission automatique CVT à six rapports donne toujours cette sensation de malmener le moteur quand on enfonce l'accélérateur pour accéder à une autoroute par exemple. Heureusement, une boîte manuelle à 5 rapports figure au catalogue et s'accompagne du système anti-recul ou «hill holder», comme on dit en chinois. Plus explicitement, ce mécanisme empêche la voiture de reculer lorsque l'on attend que le feu passe au vert en haut d'une pente. Très pratique pour ceux et celles que cette situation terrorise.

Dans sa transformation, l'Impreza reçoit entre autres des piliers A qui ont été considérablement amincis afin d'améliorer la visibilité de trois quarts avant, un aspect négligé chez plusieurs constructeurs. Pour compenser la perte de rigidité, en cas de tonneau par exemple,  Subaru utilise un nouvel acier à haute résistance. En plus d'une visibilité impeccable, le conducteur bénéficie de sièges au confort très soigné et d'une excellente position de conduite. Rien à redire non plus de l'habitabilité et les places arrière sont particulièrement accueillantes grâce à des dossiers de sièges avant qui ont été amincis au niveau des genoux du passager arrière. En tout et pour tout, la nouvelle Impreza possède un volume intérieur de 638 litres, une des meilleures cotes de la catégorie.

À l'issue de ce bref essai, la Subaru Impreza 2012 mérite sûrement de figurer parmi les modèles à inscrire sur votre liste de magasinage si vous êtes en quête d'une voiture sécuritaire, confortable, spacieuse et généralement fiable. Bien sûr, son agrément de conduite n'est pas au zénith, mais pour assouvir votre passion automobile, vous pouvez toujours vous tourner vers l'Impreza WRX ou STi, deux modèles bourrés de chevaux-vapeur et de tout ce qui permet de les exploiter pleinement. Ces deux modèles, incidemment, conservent la précédente plateforme de l'Impreza et demeurent inchangés.

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Commentaires (16)
  • J'ai dû vendre ma Legacy pour passer au format minivan, mais je vais sérieusement penser à l'Impreza quand je changerai notre 2e véhicule.

    Tout ce qui m'inquiète sont les problèmes de «gaskets de tête» et de claquage que Subaru promet avoir réglé à chaque fois mais qui semblent toujours problématiques....
  • J'avoue que je m'ennuie de la conduite de ma dernière Subaru, une manuelle. Cependant, les concessionnaires sont assez pourris.
  • On est les proprios d'une Impreza 2007, Edition spéciale, manuelle et je dois avouer qu'on a eu un gros ZERO problèmes avec. Un ou deux rappels et c'est tout. Elle accuse environ 70.000km, tout est encore d'origine (pneus, freins, amortisseurs), les freins seront changés au printemps. Consommation un peu élevé, mais j'avoue que parfois j'essaie de tirer le même degré de performance que sur le 6 cyl. 4l de mon Xterra. Véhicule assez rare, donc très difficile à négocier. Attitude très hautaine et condescendante chez le concessionnaire, j'y vais presque jamais.
    Pour ceux qui sont intéressés par l'achat d'une neuve, j'ai fait la simulation et la comparaison avec les EU, et la bas elles sont TRENTE TROIS pour cent moins chères.
  • J'ai une Impreza 2004, j'approche du 200 000 km avec pas mal de kms de chemins de terre.

    7 hivers dans le corps et jamais resté pris dans la neige. Je suis mort de rire quand une tempête arrive!

    Cet automne, c'était la première fois que j'allais au garage pour autre chose que l'entretien régulier (huile, freins, pneus, timing belt, etc.).

    Par contre, le prix des pièces d'origine est prohibitif.

    Mais ça reste le meilleur rapport qualité/prix pour une voiture adaptée à nos conditions climatiques.
  • J'aimerais voir les statistiques sur la frequence et les couts d'entretiens des Susbaru. Quelqu'un a ca?
  • C'est ce genre d'article qui m'a fait acheter une Impreza 2007. Après trois remorquages en 4 ans (fuite d'huile s'enflammant sur le moteur, deux refus de démarrer) le concessionnaire m'affirme que «3 remorquages, c'est pas beaucoup». Incapable de trouver la source du problème, il me facture des frais de diagnostic.

    Le problème des démarages a peut-être été réglé par un rappel... plus de 4 ans après l'achat !

    À quoi sert une bonne tenue de route s'il faut revenir de l'épicerie avec une remorqueuse ?
  • Il est vrai que les transmissions CVT sont à rapports infiniment variables. Toutefois, devant la confusion des acheteurs vis-à-vis cette technologie, de nombreux constructeurs ont tenus à programmer un certain nombre de rapports en mode manuel, soit 5, 6 ou 7.
    Il semble que cela sécurise les acheteurs, même si dans les faits la transmission a le nombre de rapports que l'on veut bien lui donner.
    JD
  • Une CVT à 6 vitesses? L'auteur veut probablement dire que la CVT offre un mode manuel avec 6 paliers qui simulent des rapports. Une CVT a, en théorie, des rapports infinis. Moi, j'ai plutôt un rapport nul avec les CVT, pour en avoir essayé quelques unes.
  • @broon1979
    les rapports de la CVT sont simulés, des ratios de vitesses qui sont programmés par l'ordinateur et commandés au volant à l'aide de palettes fort utiles. En effet, il n'y a pas de vitesses (engrenages) proprement dites avec une transmission à variation continue (CVT).

    @bf8914
    les nouvelles Subarus ont grandement évolué. Grâce à une transmission CVT, Subaru fait des merveilles en ce qui a trait à la consommation, surtout sur des véhicules à traction intégrale.
    En été, sur autoroute, je parviens à une consommation de 6.8 litres/100 km.
    En hiver, en ville sur la neige et la gadoue, ma plus grande consommation a été enregistrée à 9,6! Pour le modèle Legacy, c'est une consommation équivalente à une Camry (ou une Accord 4 cylindres), même gabarit et même poids, mais sans traction intégrale.
  • " La transmission automatique CVT à six rapports "

    Je ne sais pas si je me trompe, mais il me semble qu'une transmission à variation continue ne peut pas avoir 6 vitesses...
  • Vous faites encore la promotion de la vitesse. Si vous aviez roulé prudemment, la sécurité de tous aurait augmenté, avec 2 ou 4 roues.
    Que voit-on dans les champs? Des 4 roues qui avaient facilement accéléré.
    Et ces Subarus consomment!! J'ai eu une Impreza, petit coffre, petit intérieur et elle consommait plus que mon Accord qui est immense et plus légère sur route que cette Subaru qui se comporte lourdement.
    Et en 35 ans de conduite, je n'ai jamais pris le champs avec presque toujours des 2 roues.
    Première règle de conduite: Rouler selon les conditions, c'est facile.
    Et l'antipatinage fonctionne bien, 2 ou 4 roues, mais c'est une autre mauvaise indication au conducteur qui devrait ralentir avant de patiner.
  • J'écrivais plus tôt que j'avais possédé quatre véhicules Subaru.
    Avec mon Impreza 5 portes 2007, j'avais une consommation en
    moyenne de 8,5 litres aux 100 km.

    Toujours aux limites de la vitesse légale, surtout sur les autoroutes,
    avec le régulateur en fonction, sauf évidemment par mauvais temps.

    C'est certain qu'un conducteur qui "écrase" continuellement, lors des
    dépassements ou après un feu rouge, la consommation va augmenter.

    J'avais d'ailleurs fait le test avec un aller-retour à 200 km de chez moi.
    À l'aller, rouler plus vite, freiner à la dernière minute, bref, comme une
    majorité sur la route. Moyenne de 13,4 l/100 km. Au retour, comme je
    roule habituellement et j'ai obtenu 8,7 l/100 km. Pour un trajet, qui a
    pris 12 minutes de plus qu'à l'aller...
  • Elle a encore un peu grandi cette Impreza. Je me demande si elle a rejoint les dimensions de la Legacy de première génération, circa 1990. Pendant que la Legacy actuelle a passé à une taille beaucoup plus grande.

    Je me demande quelle consommation obtiennent les propriétaires de cette nouvelle Impreza dans la vraie vie, car 5.5 litres c'est trop beau pour quatre roues motrices.

    L'antipatinage fait des merveilles dans notre hiver, mais la plupart des gens ne réalisent pas le travail qu'il fait; alors ils conduisent moins prudemment.
  • Bonjour,

    Depuis 1998, j'ai eu 4 Subaru ( une Legacy Wagon, deux Outback et une Impreza).
    En 2009, pour faire changement, je me suis tourné vers la Hyundai Touring... quelle
    mauvaise décision. Pas que la Touring ne soit pas "bonne", mais disons que je
    m'ennuie d'une Subaru.

    Je compte d'ailleurs aller visiter mon représentant Subaru bientôt pour une Impreza 5 portes.

    Joyeuses Fêtes à tous.
  • Dans un dérapage parfaitement neutre, notre Impreza a quitté la chaussée sans pourtant se diriger vers le fossé qui l'attendait à deux pas.

    Elle s,est mise à flotter?

    L'ancienne avait plus de HP et manquait vraiment de pouvoir dans presque toutes les situations(en plus de consommer comme un "gros" 6-cylindres),j,ai bien hâte de voir les performances d'un moteur encore plus anémique!
  • J'ai un Legacy 2010 et c'est vrai que l'antipatinage fonctionne drôlement bien. La réaction est souvent plus rapide que celle du conducteur. J'ai toujours pensé que de telles «bébelles» était inutiles. J'ai changé d'idée l'hiver passé en voyant mon auto revenir dans sa trajectoire alors que j'étais sûr d'aller dans le fossé.

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