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La Felino CB7: une voiture québécoise hors du commun

L'auteur et sa création, Antoine Bessette et la Felino CB7.

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L'auteur et sa création, Antoine Bessette et la Felino CB7.

PHOTO MATTHIEU LAMBERT, COLLABORATION SPÉCIALE

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<p>Jacques Duval</p>

Jacques Duval | La Presse

Publié le 18 octobre 2012 | Mise à jour le 1 novembre 2012 à 10h49

Une lunette arrière en deux sections caractérise la Felino, une voiture promise à la route comme à la piste.

Une lunette arrière en deux sections caractérise la Felino, une voiture promise à la route comme à la piste.

PHOTO MATTHIEU LAMBERT, COLLABORATION SPÉCIALE

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Un beau contraste que cette voiture ultra moderne dans le décor du Vieux-Montréal.

Un beau contraste que cette voiture ultra moderne dans le décor du Vieux-Montréal.

PHOTO MATTHIEU LAMBERT, COLLABORATION SPÉCIALE

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Fabriquer une voiture de ses propres mains, de A à Z, sans l'appui d'une armée d'ingénieurs et d'une banque spécialisée dans les prêts à haut risque tient du rêve le plus téméraire que l'on saurait imaginer. C'est pourtant ce qu'a réussi à accomplir l'ex-pilote de course Antoine Bessette, 34 ans, de Lac Brome.

«Je me suis d'abord assis sur le plancher de mon salon en mimant la position que j'occuperais dans la voiture et je suis parti de là», nous raconte le jeune entrepreneur, bien assis cette fois dans le siège moulé à ses formes d'un prototype qu'il a déjà baptisé Felino CB7, le suffixe en l'honneur de son père Clément qui l'a soutenu et aidé dans ce projet.

«Comme M. Ferrari»

Le châssis tubulaire s'agrémente d'une carrosserie en fibre de verre et carbone qui est celle d'un coupé Grand Tourisme à portières en ailes de mouette destiné à la course... et à la route. «Comme M. Ferrari», avance timidement Antoine. Il sait très bien toutefois que ce serait prétentieux de se prendre pour l'émule du grand homme, mais la route qu'il entend suivre ne diffère pas tellement de celle qu'emprunta le Commendatore à ses débuts. Faire ses preuves sur les circuits de course, se bâtir une image et créer une demande pour une voiture très performante dont le coût ne dépasserait pas les 100 000$.

Une silhouette unique

Voilà l'essence du projet échafaudé par le jeune Bessette qui a pris naissance il y a environ trois ans.

Ses seuls alliés, outre un profond désir de réussite, étaient son expérience poussée de la course automobile et principalement sa compréhension de tout ce qui fait qu'une voiture est en parfaite synthèse avec la route.

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À cela s'ajoutent un talent certain de créateur et une passion pour le design d'avant-garde. C'est sans doute ce qui fait que sa voiture ne ressemble à aucune autre, contrairement aux nombreuses créations du genre qui ont toujours un relent de Ferrari, sinon de Lamborghini.

Quant à l'originalité de la silhouette, il suffit d'entendre les commentaires flatteurs des badauds lorsqu'on circule avec la voiture pas très loin du petit atelier de Laval où Antoine s'attarde à peaufiner sa création.

Car la Felino roule bel et bien, ses 950 kg étant propulsés dans le modèle expérimental par un petit moteur quatre cylindres de 2 litres et 200 chevaux placé en position centrale avant. Il en résulte une répartition des masses se situant à 50-50 entre l'avant et l'arrière. «Lors de mes premiers tours de roue sur piste, j'ai constaté que l'auto était très facile à conduire à la limite», a précisé l'ancien pilote de course.

Pas de promesses farfelues

On n'en est pas encore au stade de promettre des performances farfelues, mais Antoine Bessette sait déjà que le moteur de choix pourra développer jusqu'à 700 chevaux et sera assorti d'une transmission séquentielle comme toutes les sportives de haut niveau. Puissance, légèreté et équilibre sont les trois critères privilégiés par le créateur de la Felino qui avoue s'être inspiré de la Lotus Super Seven, considérée par plusieurs comme la voiture de sport la plus intelligente jamais construite.

Un pilote déçu

Antoine Bessette fait partie de ce groupe de pilotes de course québécois talentueux qui s'est heurté à l'indifférence des commanditaires, peu enclins à investir dans le sport automobile.

Il a couru en F3 en Europe et en Daytona Rolex en compagnie de Patrick Carpentier avant de prendre sa retraite en 2006 après avoir terminé troisième au Championnat de Formule Atlantique.

Depuis, il se consacre au coaching et prodigue ses conseils à des pilotes en mal d'améliorer leurs résultats. L'une de ses ambitions est de mettre sur pied une série de courses qui réunirait uniquement des Felino CB7.

Pourquoi pas à l'électricité?

Encore une fois cependant, le nerf de la guerre pourrait lui barrer la route et l'empêcher de mener à terme ce qui m'apparaît comme une tentative extrêmement réussie de doter le Québec d'une infime partie du marché de la voiture d'exception.

Ne serait-ce pas non plus la voiture idéale pour donner le coup d'envoi d'un programme de développement visant à doter la Belle Province d'une industrie automobile électrique?

Antoine Bessette est ouvert à toutes les offres, car, selon lui, «construire une voiture est une chose facile; c'est d'en fabriquer 10 pour la vente qui est très difficile».

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Commentaires (4)
  • Wow ! Quelle reussite! Il faut croire que la conception d'un model sportif qui n'à pour objet que le plaisir de conduire doit maximiser les ratios tel; hp/lb, aérodynamique, propulsion ou intégral et tout autre paramètre indispensable aux voitures de notre temps incluant les fonctions électroniques attendus et bien sur l'esthétique d'GT, le tout disponible en deçà de100k$Ceci dit, la silhouette de la CB7 ressemble
  • Le devant ressemble à celui de la Batmobile.
    L'arrière ressemble à Misery de l'émission Ruby Gloom.
    http://fsb.zedge.net/content/7/1/3/8/1-4751041-7138-t.jpg
  • Elle est superbe. À 950 Kg je ne comprend pas pourquoi elle aurait besoin de 700 chevaux pour être amusante à conduire. Les Lotus sont justement réputées pour être très rapides avec des petits moteurs de 200 chevaux, on n'a qu'a regarder la Elise ou la Evora. En mettant un gros moteur on ne fait qu'alourdir la voiture puisqu'on doit ajouter des gros radiateurs, réservoirs d'essence et tout le reste.
  • Elle me fait plus penser à une E-type qu'à une Super 7. Mais quelle gueule! Surtout l'arrière.
    Je me demande si les séries limitées doivent pareillement passer les lests de collision et tout le tralala. J'imagine que oui. Les problèmes ne feront alors que commencer.
    Bonne chance monsieur B7.

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