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Design automobile: la banalité ne vend pas

La Nissan Juke.

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La Nissan Juke.

Photo: Éric LeFrançois, collaboration spéciale

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Éric Lefrançois | La Presse

Publié le 12 janvier 2012 | Mise à jour le 12 janvier 2012 à 17h19

Le Québec n'a pas de marque automobile à son emblème. Mais la Belle Province peut s'enorgueillir d'avoir vu naître quelques-uns des plus grands stylistes de l'industrie. Pensons à Louis Morasse (Renault), Simon Lamarre (Volvo), Ralph Gilles (Chrysler), Dany Garant (Audi) ou encore à Karim Habib (BMW). À propos, certaines de leurs créations se trouvent exposées au Salon international de l'auto de Montréal cette année encore.

Alors que l'escalade des cylindrées connaît une pause, que la lutte contre les gaz à effet de serre se poursuit et que les plateformes mécaniques deviennent de plus en plus communes, quoi de mieux que le design pour se démarquer de la masse automobile? L'industrie est de cet avis et compte sur ce concept pour donner une âme à ses modèles.

Ici, comme presque partout ailleurs sur la planète, l'idée qu'une auto (ou un camion) s'apprécie à travers le design s'étend, ce qui explique l'hybridation croissante des genres automobiles. Ceux-ci obéissaient autrefois à des règles bien définies (berline, coupé, cabriolet, 4x4, camionnettes, fourgonnettes). Plus maintenant. Les frontières de ces segments «traditionnels» sont devenues perméables. Devant la saturation du marché, les constructeurs cherchent de nouveaux créneaux, d'autant que les demandes de la clientèle se diversifient toujours plus.

Pulvérisation des catégories

La pulvérisation des catégories automobiles a un avantage: elle permet de susciter la surprise et de concevoir des véhicules à forte personnalité. Il ne faut jamais anticiper à l'aveuglette sur les désirs ou les besoins des consommateurs. Les constructeurs japonais et coréens se basent beaucoup sur les sondages auprès de leur clientèle. Cela revient à se lancer dans une course contre la montre. Lorsqu'il sort, le produit est déjà en retard sur le goût du jour. Il est donc important de prendre le consommateur au dépourvu, tout en créant l'illusion que l'on a répondu à ses attentes. Le regretté Steve Jobs disait qu'«ilfaut donner au client non ce qu'il veut, mais ce à quoi il n'a jamais rêvé et qu'il reconnaît pourtant comme avoir toujours voulu lorsqu'il l'obtient». Difficile!

L'élargissement du catalogue que les constructeurs déploient lors du salon de l'auto de Montréal consacre la variété des attentes du public et l'importance du design comme principal motif d'achat. Regardez autour de vous lorsque vous y serez de passage: il n'y a jamais eu autant de véhicules de niche. Tous trahissent une multiplicité d'envies. Tant mieux puisque dans les années 80 et 90, les voitures avaient cette fâcheuse tendance à toutes se ressembler. Aujourd'hui, les divergences de style sont devenues plus manifestes. La banalité ne vend plus. En témoigne la réussite du Juke de Nissan ou du Veloster de Hyundai. Avec leurs formes insolites, ces deux véhicules brisent - comme beaucoup d'autres - le tabou selon lequel il ne faut déplaire à personne. Et plus important encore, cela démontre que vous ne rejetez pas l'originalité. Bravo!

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