Le monde automobile se retrouve à Francfort

Des centaines de milliers de personnes sont attendues... (PHOTO JOHANNES EISELE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Des centaines de milliers de personnes sont attendues du 19 au 27 septembre au Salon de Francfort.

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Estelle PEARD, Tangi QUEMENER
Agence France-Presse
Francfort

Nouveautés à foison et voitures de rêve: le monde de l'automobile se retrouve la semaine prochaine au salon de Francfort, grand-messe du secteur où le refroidissement du stratégique marché chinois pourrait éclipser le rebond des ventes en Europe.

Des centaines de milliers de personnes sont attendues du 19 au 27 septembre dans les travées de cet événement organisé tous les deux ans dans la capitale financière allemande, en alternance avec le Mondial de l'automobile de Paris. Il ouvrira ses portes aux journalistes dès mardi.

Déployé sur 230 000 mètres carrés, le salon IAA promet 210 premières mondiales, présentées par quelque 1100 exposants venus de 39 pays.

Côté modèles inédits, Renault, avec la Mégane 4, et Opel, avec l'Astra 5, vont tenter de contrer la valeur sûre des voitures européennes moyennes, la Volkswagen Golf. La marque au losange exposera aussi la version familiale de sa nouvelle grande berline, la Talisman, et Audi sa berline A4 nouvelle génération.

Mais ce seront les 4x4 urbains, coqueluches du marché, qui auront la vedette, en déclinaisons plébéiennes (Volkswagen Tiguan, Ford Edge), luxueuses (Jaguar F-Pace) ou carrément décadentes avec la Bentley Bentayga, autoproclamée VUS le plus rapide (301 km/h) et le plus exclusif de l'histoire.

À côté de ces véhicules gourmands en carburant figureront des modèles plus écologiques. Le continent européen s'est fixé les objectifs d'émissions polluantes les plus strictes de la planète à l'horizon 2020 (95 g de CO2 par kilomètre) et un possible durcissement pourrait être annoncé lors du sommet COP21 de décembre à Paris.

C'est à Francfort que le japonais Toyota montrera pour la première fois au grand public la quatrième génération de son hybride vedette, la Prius. L'allemand BMW va dévoiler une série de modèles essence-électricité.

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Par ailleurs, «l'accent sera mis sur le futur, avec le thème de la voiture autonome», relève Elmar Kades, spécialiste du cabinet AlixPartners. Pour la première fois, le salon consacrera 30 000 mètres carrés aux nouvelles formes de mobilité, qu'il s'agisse de voiture connectée ou d'autopartage.

Embellie en Europe

En 2013, précédente édition de l'IAA, le marché automobile européen touchait le fond. Cinq ans de crise avaient fait passer les ventes annuelles de voitures particulières de 16 à 12 millions d'unités.

Les constructeurs ont réagi en restructurant leur outil de production, réorienté vers les émergents aux dépens de la production en Europe occidentale.

Après ces années noires, 2015 semble être le théâtre d'un beau rebond avec 8,2% de croissance des immatriculations au premier semestre. L'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) table pour l'ensemble de l'année sur une progression de 5%.

Toutefois, «les constructeurs vont sans doute faire preuve de prudence» sur le salon sur fond de ralentissement dans les pays émergents, estime le spécialiste allemand Ferdinand Dudenhöffer.

Après des années de croissance à deux chiffres qui en ont fait le premier mondial, le marché automobile chinois subit un refroidissement brutal: +3% espéré au mieux cette année, et même +1,4% selon le cabinet de consultants IHS.

«Moins de croissance des volumes, ajouté à une bataille commerciale intense, veut dire des marges moins élevées et une rentabilité moins forte», un défi pour les constructeurs «en particulier germaniques, qui ont beaucoup profité de la croissance du marché chinois», observe Flavien Neuvy, directeur de l'observatoire Cetelem de l'automobile.

L'allemand Volkswagen, qui pourrait devenir le premier constructeur mondial cette année aux dépens de Toyota, réalise 36% de ses ventes en Chine, et l'américain General Motors 35%. Mais les constructeurs étrangers en coentreprise perdent du terrain face aux entreprises 100% chinoises, dont les véhicules sont souvent meilleur marché.

«C'était un Eldorado, ça le sera un peu moins, mais quand on regarde le taux d'équipement, on n'est pas inquiets sur l'avenir du marché chinois», tempère Yann Lacroix, expert automobile chez l'assureur Euler Hermes. La Chine comptait l'an dernier 67 voitures pour 1000 habitants, selon M. Dudenhöffer.

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