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Le pied au fond vers l'autopartage au salon de Los Angeles

Il y a autopartage et autopartage. La vedette... (photo : REUTERS)

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Il y a autopartage et autopartage. La vedette de tennis Maria Sharapova réagit quand l'acteur Patrick Dempsey tente de la convaincre de monter avec lui dans une voiture de course Porsche 911 RSR au Salon de l'auto de Los Angeles.

photo : REUTERS

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

L'autopartage tient la vedette au salon de l'automobile de Los Angeles, les constructeurs bataillant pour rattraper leur retard sur un marché à forte croissance où ils ont été devancés par des groupes comme Uber, Lyft ou Zipcar.

«À à l'orée d'une révolution de la mobilité»... - image 1.0

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«À à l'orée d'une révolution de la mobilité» a dit Mark Fields, PDG de Ford. Photo: Reuters

«Nous sommes vraiment à l'orée d'une révolution de la mobilité», a assuré Mark Fields, patron de Ford, mardi en lançant le salon Automobility à Los Angeles, spécialisé dans les technologies de la mobilité.

Les constructeurs du monde entier, au premier rang desquels General Motors et Ford, clament qu'ils se voient désormais comme des fournisseurs de service de mobilité.

Pour les urbains qui se moquent d'avoir une auto

Ils lancent de nouvelles offres et nouent des partenariats tous azimuts pour se tailler une part de ces nouveaux marchés à la croissance explosive.

Ils sont essentiellement destinés aux populations urbaines qui n'ont pas besoin de voitures en permanence, à l'inverse des habitants de zones rurales dépourvus de transports publics efficaces.

Pour beaucoup, il revient aussi bien moins cher de se payer un Uber ou une voiture partagée pour aller travailler ou partir en week-end que de payer chaque mois des centaines de dollars d'assurance, d'entretien, et de remboursements de prêts.

«Aucune société ne veut être à la traine» de cette mutation des transports, reconnait Jessica Caldwell, analyste pour le portail internet spécialisé Edmunds.com, interrogée par l'AFP.

Mais aucune ne sait réellement l'ampleur que prendront ces marchés d'ici quelques années. «Ca dépendra de la croissance urbaine», admet Rachel Bhattacharya, l'une des dirigeantes de Maven, filiale de mobilité de General Motors (GM).

Pari sur l'avenir

Maven ne représente encore qu'une part minime des revenus du géant automobile. «Le marché va décider pour nous mais ceux qui ignorent (cette tendance) le font à leurs propres risques» et GM comme ses concurrents «posent des jalons pour l'avenir», remarque-t-elle lors d'une entretien à l'AFP.

GM a investi 500 millions de dollars dans Lyft et noué un partenariat avec Uber, leader des services de voiturage par applications sur smartphones.

Uber a aussi lié un partenariat avec Toyota et Volkswagen avec Gett.

L'allemand BMW a, lui, annoncé lors de la première journée du salon Automobility de nouveaux services par l'intermédiaire de son application ReachNow, notamment une offre de voiturage, Ride, qui permet de commander une course et de personnaliser son trajet en sélectionnant la température, la musique, ou encore une option «ne pas déranger».

Il démarrera à Seattle le 8 décembre pour y être testé avant de s'étendre à d'autres villes.

ReachNow comprend aussi un service d'autopartage sur le modèle de Zipcar qui était jusqu'alors disponibles à Seattle et Portland et va être étendu à Brooklyn, l'un des districts de New York, et où une flotte exclusive sera aussi disponible aux résidents d'un immeuble pilote.

Maven, la version concurrente de ReachNow lancée en janvier par General Motors (GM), est déjà disponible dans 13 villes américaines avec une flotte de quelque 5.000 véhicules.

L'autre tendance de la mobilité, dans laquelle se lance aussi BMW ReachNow, est de louer sa voiture à d'autres pour la «monétiser» lorsqu'elle ne roule pas.

Ce système de location de particulier à particulier, façon Airbnb pour voitures, permet de compenser la dépréciation très rapide des voitures, même lorsqu'elles roulent peu.

David Stewart, l'un des dirigeants de Turo, pionnier du secteur, a souligné mardi lors d'un panel de discussion que «le marché des locations de voitures pèse 80 milliards de dollars» et qu'«un milliard de voitures sont en circulation dans le monde, dont la majorité restent immobile la plupart du temps».

«C'est un marché qui croit très vite» et qui «révolutionne la façon dont les gens envisagent d'être propriétaires d'une voiture», assure-t-il, précisant que Turo comptait 2 millions d'utilisateurs et 120 000 véhicules listés.

«Nous pensons que le partage de particulier à particulier offre l'occasion de vendre plus de voitures», insiste-t-il.

«Vous pouvez vous offrir une (voiture électrique de luxe) Tesla pour rien si vous la louez sept jours par mois», donne-t-il en exemple.

Et les utilisateurs peuvent de leur côté laisser au garage leur petite citadine et s'offrir pour un voyage à la montagne un gros 4x4 qui tient la route, ou éblouir une conquête amoureuse avec une voiture de rêve le temps d'un rendez-vous.

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