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Toyota Mirai à hydrogène : plus qu'une expérience scientifique

  • Déjà en vente en Californie (prix de détail suggéré de 57 500 $ US), la Mirai se présente comme une longue et lourde (1843 kg) berline à quatre places dont le coffre subit les contraintes qu’impose l’installation des deux réservoirs d’hydrogène et de la volumineuse pile à combustible. (Toutes les photos Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    Déjà en vente en Californie (prix de détail suggéré de 57 500 $ US), la Mirai se présente comme une longue et lourde (1843 kg) berline à quatre places dont le coffre subit les contraintes qu’impose l’installation des deux réservoirs d’hydrogène et de la volumineuse pile à combustible.

    Toutes les photos Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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Engagée dans un programme pilote pour commercialiser la Mirai, véhicule doté d'une pile à combustible, Toyota Canada a rencontré la presse canadienne en lever de rideau du Salon de l'auto de Montréal.

On lui a fait valoir certains des arguments qui seront soumis d'ici la fin de l'année aux acquéreurs éventuels de ce modèle. La filiale canadienne du géant de l'automobile s'est toutefois bien gardée de révéler le prix du véhicule et le nom des entreprises qui collaboreront avec elle pour mettre sur pied un réseau de stations d'hydrogène.

Déjà en vente en Californie (prix de détail suggéré de 57 500 $ US), la Mirai se présente comme une longue et lourde (1843 kg) berline à quatre places dont le coffre subit les contraintes qu'impose l'installation des deux réservoirs d'hydrogène et de la volumineuse pile à combustible.

Sous le capot de cette auto se trouve dissimulé un moteur électrique de 113 kW équivalent à une puissance de 151 ch. Ce propulseur assure à cette Toyota une autonomie de près de 500 km et une vitesse de pointe de l'ordre de 179 km/h. 

Selon les concepteurs de ce modèle, l'autonomie revendiquée par la Mirai est susceptible de calmer l'anxiété exprimée par de nombreux consommateurs à l'égard de nombreux véhicules électriques actuels. En prime, il est possible d'en faire le plein en moins de cinq minutes. 

En outre, Toyota précise que cette technologie ne craint pas le froid. Plusieurs essais ont déjà été menés en Alaska et dans le Nord canadien et selon la documentation disponible auprès des ingénieurs de la marque, les démarrages à froid ne posent pas problème même lorsque la température descend à - 30 °C. 

Les visiteurs du Salon de l'auto de Montréal auront peut-être la chance de vérifier cette assertion au cours de cet événement qui se déroule jusqu'au 28 janvier puisqu'il est possible de faire l'essai de la Mirai aux abords du Palais des congrès.

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Et maintenant Hyundai et Honda ?

L'annonce faite par Toyota jeudi dernier pourrait inciter des firmes comme Honda et Hyundai à donner le feu vert à la commercialisation de véhicules à pile à combustible au Canada. Stephen Beatty, vice-président et secrétaire général de Toyota Canada, est le premier à le souhaiter. « La Mirai ne doit pas être perçue, comme la Prius à ses débuts, comme une expérience scientifique de Toyota. » 

Hyundai, pour sa part, propose depuis un certain temps déjà une version « hydrogène » de son utilitaire Tucson en Colombie-Britannique. Honda, pour sa part, a entrepris ces dernières semaines la mise en marché de la Clarity hybride à prise rechargeable qui, dans certains États américains, est également offerte avec une pile à combustible.

En conférence de presse, en compagnie du ministre québécois de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau, et de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, les représentants du constructeur japonais avaient peu à dire. « Nous annoncerons le prix de ce véhicule que nous offrirons aussi bien aux consommateurs qu'aux flottes institutionnelles, en temps opportun », a dit Stephen Beatty. Pour l'heure, la seule certitude est que la Mirai sera admissible à un rabais de 8000 $ du gouvernement du Québec dans le cadre de son programme « Roulez électrique ».

De l'hydrogène propre avec de l'électricité propre

Le ministre Moreau a quant à lui exprimé le souhait que le Québec devienne un producteur - et éventuellement un exportateur - d'hydrogène. 

« Nous avons la chance au Québec de pouvoir produire de l'hydrogène propre, une source d'énergie qui pourrait d'ailleurs nourrir un marché d'exportation», a dit le ministre Moreau.

Le constructeur japonais livrera 50 de ces voitures cette année et le ministre promet 2 stations de ravitaillement d'ici l'automne, 1 à Montréal et 1 à Québec. M. Moreau a indiqué que le gouvernement se portera acquéreur de plusieurs de ces véhicules.

M. Moreau a précisé que la société d'État Transition énergétique Québec (TEQ) collabore avec des instituts de recherche et une entreprise québécoise pour développer une méthode de production d'hydrogène à faible coût.

Deux ingrédients sont requis pour produire de l'hydrogène, soit de l'eau et de l'électricité, qui se trouvent en abondance au Québec. Puisque le Québec dispose d'une source de production électrique propre et renouvelable et que la batterie à l'hydrogène ne génère comme résidu que de l'eau, il s'agirait dès lors d'une technologie de propulsion automobile à zéro émission de gaz à effet de serre, de la source d'énergie jusqu'à son utilisation.

« Le Québec pourrait se positionner comme un fournisseur d'hydrogène dont la source, l'hydroélectricité, est propre et renouvelable sans émissions de GES », a fait valoir M. Moreau, ajoutant que « très peu de sociétés dans le monde disposent des capacités hydroélectriques comparables aux nôtres ».

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Vers une société québécoise de l'hydrogène ?

Plusieurs ministères - celui de M. Moreau ainsi que les ministères de l'Environnement et des Transports - sont impliqués dans le projet aux côtés de TEQ, ainsi que l'Institut de recherche de l'hydrogène de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la Chaire de recherche en hydrogène de l'UQTR.

L'implication gouvernementale donnerait à Québec une occasion de détenir une technologie dont il pourrait tirer profit. Le ministre Moreau n'écarte d'ailleurs pas la possibilité de conserver la propriété de la production, mais il n'est pas question pour l'instant de voir des stations-service d'hydrogène avec une enseigne étatique, a-t-il précisé.

« À partir du moment où cette technologie aura fait ses preuves, il sera temps de prendre des décisions, à savoir quelle est l'orientation que le gouvernement veut prendre sur la distribution et la production d'hydrogène, mais je ne pense pas qu'on va étatiser la distribution, à tout le moins. On verra pour la production », a-t-il dit.

La pile à combustible hydrogène de la Mirai est une batterie à nickel-hydrure métallique ou NiMH (de l'anglais nickel-metal hydride).

Cependant, la technologie privilégiée par les constructeurs pour les automobiles électriques et hybrides demeure la batterie au lithium et ses différentes déclinaisons, la plus populaire étant la batterie au lithium-ion.

Le lithium, «pétrole blanc» du Nord québécois

Déjà très populaire pour les piles de téléphones mobiles, ordinateurs portables et tablettes électroniques, le lithium est devenu l'un des métaux les plus convoités avec le virage entrepris depuis quelques années pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par le biais des véhicules électriques.

À titre d'exemple, la batterie d'une Tesla contient près de 65 kg de lithium, soit 10 000 fois plus qu'un téléphone mobile.

Sans surprise, son prix a connu une flambée irrésistible ; il a doublé en 2015 et il a augmenté encore de 60 % en 2016.

En raison de son apparence à l'état naturel - il est malléable et de couleur blanc argenté - on lui a donné le sobriquet de « pétrole blanc », une appellation encore plus appropriée avec sa fulgurante poussée en valeur.

Or, le Québec possède apparemment des réserves importantes de lithium dans le sous-sol du Grand Nord et le ministre Moreau y voit un des éléments-clés de développement économique.

« Il y a un énorme potentiel, dans le cadre du Plan Nord, de production de lithium au Québec », estime le ministre Moreau.

Tout en prenant soin de préciser que ce potentiel ne serait développé que dans les territoires dont les écosystèmes ne seront pas protégés (soit 50 % des territoires qui sont visés par le Plan Nord), le ministre n'a pas manqué de noter l'intérêt soulevé par le minerai québécois, mais il n'est pas question, dans ce cas, d'une implication de l'État, qui préfère l'approche traditionnelle avec l'industrie minière.

« L'approche du gouvernement du Québec vise à aller chercher des redevances ; le secteur privé se voit confier des "claims" et la possibilité d'aller exploiter des mines, mais ces mines sont soumises au système de redevances du Québec, l'un des plus importants qui existent au Canada », a-t-il fait valoir.

- Avec La Presse canadienne




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