article:4688687:article

La voiture sans conducteur, une utopie à portée de volant

La voiture expérimentale S 500 Intelligent Drive occupe une place de choix au kiosque de Mercedes, au salon de l'automobile de Francfort.

Agrandir

La voiture expérimentale S 500 Intelligent Drive occupe une place de choix au kiosque de Mercedes, au salon de l'automobile de Francfort.

Photo Johannes Eisele, AFP

Publicité

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Publicité

Estelle Peard | Agence France-Presse

Publié le 12 septembre 2013 | Mise à jour le 12 septembre 2013 à 12h00

Francfort, Allemagne - Demander à sa voiture d'aller se garer seule ou bien lire son journal tout en étant au volant... Ces rêves pourraient bientôt devenir réalité avec les innovations présentées cette semaine au salon de l'automobile de Francfort.

L'allemand Daimler, fabricant des Mercedes-Benz, s'enorgueillit d'être en pointe sur la conduite autonome. Sa voiture expérimentale S 500 Intelligent Drive, qui occupe une place de choix sur son kiosque, a parcouru en août 100 kilomètres dans la région du Bade-Wurtemberg sans intervention humaine, en présence de feux, de ronds-points, de piétons ou encore de tramways.

Et cela avec des techniques proches de celles proposées aujourd'hui dans certains de ses modèles de série, souligne-t-il.

«Mon estimation, quand je vois ce que nous avons atteint, c'est qu'il sera possible de voyager dans une Mercedes autonome en 2020», a déclaré à l'AFP Thomas Weber, le chef de la recherche du groupe.

Le constructeur de Stuttgart propose déjà une fonction de pilotage automatique à basse vitesse dans sa Classe S, qui permet au conducteur de lâcher les pédales et le volant dans les embouteillages en dessous de 30 km/heure.

L'équipementier automobile français Valeo fait pour sa part la démonstration à Francfort de son système baptisé Valet Park4U. Le concept? Le conducteur laisse son véhicule à l'entrée d'un parking et lui enjoint, par l'intermédiaire de son smartphone, d'aller à la recherche d'une place de stationnement pour se garer. Sur simple commande, la voiture revient chercher son propriétaire.

Faire une sieste au volant

Publicité

Elle s'appuie sur la multiplication dans les voitures de radars et de caméras, tels que ceux utilisés par le système de détection à 360 degrés de Continental, capable de dissocier les objets des piétons et d'avertir le conducteur en cas de risque de collision, voire de freiner à sa place.

Les constructeurs et les équipementiers automobiles n'ont pas le monopole de la recherche en la matière. Planchent également sur le sujet des universités et instituts, au côté du constructeur Volvo dans le cas du programme européen SARTRE, ou encore le géant américain de l'internet Google.

Tous espèrent améliorer ainsi le confort du conducteur en lui permettant de profiter d'un trajet ou de bouchons pour bouquiner, téléphoner, surfer sur internet ou faire une sieste.

Leur deuxième argument est la sécurité. «L'humain est à l'origine de 90% des accidents de la route», rappelle Wolf-Henning Scheider, porte-parole de la division de technique automobile de Bosch, qui dévoile au salon une voiture autonome testée sur les autoroutes allemandes.

Avec les avancées actuelles en matière d'aide au conducteur, l'utopie de la voiture autonome semble plus que jamais à portée de main. «Nous ne parlons plus d'une vision mais d'une réalité, quoique à un stade encore précoce», constate Stefan Bratzel, spécialiste allemand du secteur.

«Pour l'industrie, c'est une évolution progressive des technologies mais pour le conducteur, c'est une révolution», estime Christian Senger, responsable de cette thématique chez Continental.

Le japonais Nissan affiche également ses ambitions pour 2020. Continental et Bosch aussi tablent sur cet horizon pour atteindre un haut niveau d'automatisation.

Il s'agira alors de rouler sans les mains sur l'autoroute, où la conduite est bien moins compliquée qu'en ville. Dans les centres urbains, la conduite entièrement automatisée ne devrait apparaître que plus tard, «vers 2025 ou 2030» d'après M. Bratzel.

Toutefois, plusieurs obstacles se dressent sur le chemin de la voiture autonome.

«Qui est responsable en cas d'accident? Le conducteur, le constructeur de la voiture, l'équipementier?», s'interroge M. Christoph Skudelny, spécialiste automobile au sein du cabinet de conseil PwC. Un changement de réglementation apparaît donc indispensable.

Autre inconnue, la réaction des consommateurs face à cette voiture robot. «Ce n'est qu'à partir du moment où les utilisateurs auront confiance dans la voiture automatisée que celle-ci pourra exister», observe M. Senger.

Mais la généralisation du régulateur de vitesse a montré à quel point les consommateurs peuvent s'approprier rapidement de nouvelles technologies, relève son homologue de Bosch.

Propulsé par FordComparer des véhicules »

1 Ford - Fusion 2012: L'apprentie sportive

Ford - Fusion 2012: L'apprentie sportive

2

Ajouter un véhicule

3

Ajouter un véhicule

Sélectionner d'autres modèles

Commentaire (1)
  • Embouteillages urbains. Comment devra réagir une telle voiture face aux twits qui coupent tout le monde pour se retrouver à peine deux autos plus loin après 10 minutes? Si ces autos-là sont truffées de caméras, peut-être alors pourront-elles filmer ces durs-à-cuire qui nous collent et nous forcent à nous arrêter pour ne pas avoir d'accident, voire envoyer ça à la police pour que chaque auto automatisée devienne elle-même un radar-photo.
    Et si on lui donnait un algorithme adaptatif, une auto qui se reconnaitrait à Montréal se mettrait à mal se conduire elle aussi. :-)

Recherche

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

image title
Fermer
image title
Fermer