Véhicules volants: quatre défis à régler

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C'est tout un défi technologique que s'impose Uber.

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Alain McKenna

collaboration spéciale

La Presse

En créant sa filiale Uber Elevate, la société de San Francisco a mis cartes sur table: il y aura des véhicules autonomes, électriques et volants dans les rues de Dallas et de Dubaï en 2023. Plus facile à dire qu'à faire, mais tout de même réalisable, nous assure le directeur de la technologie d'aviation d'Uber, Mark Moore. À condition de régler quatre défis.

1- Des labos de la NASA à l'application Uber

Malgré des budgets qui varient d'une année à l'autre, la NASA est un puissant incubateur de nouvelles technologies. L'organisme planche depuis des décennies sur des aéronefs pouvant décoller puis atterrir verticalement, mais voler comme un avion. Ajoutez à cela la transition vers une motorisation électrique et une conduite en bonne partie autonome, et vous avez un portrait du défi technologique que s'impose Uber.

Mark Moore, qui dirige cet ambitieux projet, le sait. Il a passé 32 ans à la NASA avant de faire le saut chez Uber. Et ce qu'il a vu le convainc de la viabilité du projet. «On souhaite développer un petit véhicule électrique pouvant accueillir quatre ou cinq passagers et parcourir de courts trajets. La technologie existe, même s'il reste du travail à faire pour atteindre notre objectif: un système de transport à la demande abordable et silencieux, prenant avantage de la troisième dimension pour contourner les routes congestionnées des grands centres urbains.»

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2- Tout ce qui monte redescend (parfois abruptement)

Le véhicule utilisé par Uber Elevate n'existe pas encore, mais M. Moore l'imagine aisément: il utilisera six ou huit rotors électriques et sera piloté par une intelligence artificielle «qui devra nous avoir prouvé qu'elle est plus sécuritaire qu'un pilote aguerri», dit-il. «On aura un pilote dans le véhicule pour prendre le relais en cas de pépin.»

La cible d'Uber Elevate en matière de conduite autonome: assurer un niveau de sécurité au moins deux fois supérieur à celui d'une voiture normale. «Il reste encore beaucoup de logiciels à développer», admet toutefois son directeur. Quant à la fiabilité des moteurs électriques, il n'est pas inquiet: un plus grand nombre de petits composants électriques demeure plus sûr qu'une seule grosse hélice mécanique.

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3- Une question de confiance

Faire confiance à la technologie, c'est déjà bien. Avoir confiance dans le service d'Uber, entreprise que plusieurs hauts dirigeants ont quittée au cours des dernières semaines, c'est autre chose. Mark Moore, qui a rejoint les rangs d'Uber il y a quatre mois seulement, n'ose pas commenter la situation, même s'il assure que la société de San Francisco n'est pas l'affaire d'un seul homme, Travis Kalanick, dont l'éthique et la morale ont été sérieusement remises en question ces derniers temps.

M. Kalanick a d'ailleurs été écarté de la gestion d'Uber la semaine dernière, et l'entreprise dit qu'elle sera en mesure d'annoncer entre 10 et 20 embauches d'envergure, dans les prochaines semaines, qui assainiront l'air.

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4- Des «vertiports» et des villes

En accueillant la conférence Movin'On de Michelin, la semaine dernière, la Ville de Montréal voulait passer un message: elle compte s'ouvrir davantage à la mobilité durable. Ces jours-ci, qui dit durable dit «multimodal»: vélo, train, auto, etc. Uber veut justement être perçu comme le modèle multimodal par excellence.

«Vous commandez une voiture UberX pour vous rendre au "vertiport" près de chez vous, puis vous décollez avec Uber Elevate et vous empruntez un autre mode de transport une fois au centre-ville», dit celui qui participait à la conférence afin justement d'expliquer comment les villes pourraient bénéficier d'un réseau de ces pistes d'atterrissage pour véhicules à décollage vertical.

«Nous ne voulons pas ajouter de véhicules aux routes déjà congestionnées. Ce qu'on voit, c'est un modèle qui profitera de l'espace en hauteur des villes, et qui ne coûtera pas plus cher qu'un trajet équivalent en voiture. Nous sommes vraiment à l'aube d'une nouvelle ère en matière de transport urbain», conclut Mark Moore.

À condition qu'il fasse beau toute l'année chez vous: Dallas et Dubaï ont été choisis par Uber parce que les conditions météo y sont idéales. Montréal devra donc attendre son tour...




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