(New York) La famille d’un homme décédé des suites d’un accident de Tesla en 2018 en Californie a porté plainte contre le groupe, accusant son logiciel d’aide à la conduite d’être à l’origine de l’impact mortel, a indiqué mercredi le cabinet d’avocats la représentant.

Agence France-Presse

Walter Huang a été victime d’un accident survenu le 23 mars 2018 à Mountain View, en Californie, alors qu’il était à bord de son Model X, et est mort peu après de ses blessures.

Les plaignants estiment que le système Autopilot de Tesla, activé au moment de l’impact, a été « défaillant » dans la mesure où « il a mal repéré les lignes de délimitation des voies sur l’autoroute, n’est pas parvenu à détecter la glissière de sécurité en béton et n’a pas freiné la voiture mais l’a au contraire accéléré » à l’approche du terre-plein.  

« Nous voulons nous assurer que la technologie derrière les voitures semi-autonomes est sûre avant qu’elle ne soit déployée sur les routes et que ses risques ne sont pas cachés ou mal représentés au grand public », a commenté Doris Cheng, l’une des avocats.

Dans une plainte déposée le 26 avril devant un tribunal du comté de Santa Clara, la famille poursuit aussi l’État de Californie, en soulignant que la glissière en béton n’était pas protégée d’un atténuateur de choc, manquant après un précédent accident.

Le régulateur américain des transports avait indiqué en juin 2018 dans un rapport préliminaire que le conducteur n’avait pas les mains sur le volant au moment de l’accident, malgré les alertes du logiciel d’aide à la conduite Autopilot.

Contacté par l’AFP, Tesla n’a pas souhaité commenté le dépôt de la plainte mais a rappelé que toutes ses voitures étaient équipées d’un système de freinage automatique d’urgence.

Dans un message diffusé après l’accident l’an dernier, le constructeur soulignait que « Autopilot (n’empêchait) pas tous les accidents – une telle promesse étant impossible – mais les (rendait) moins probables ».