• Accueil > 
  • Auto > 
  • LeddarTech, la PME de Québec qui veut faire mentir Elon Musk
Source ID:608ab6caf425341680427a8b95c43ac3; App Source:StoryBuilder

Voiture autonome

LeddarTech, la PME de Québec qui veut faire mentir Elon Musk

Le lidar, un capteur qui utilise des faisceaux... (PHOTO FOURNIE PAR LEDDARTECH)

Agrandir

Le lidar, un capteur qui utilise des faisceaux lumineux afin de déterminer la distance le séparant de divers objets. Pour une voiture autonome, cette information s'ajoute aux données tirées d'autres capteurs, comme un radar, ou d'une caméra plus traditionnelle.

PHOTO FOURNIE PAR LEDDARTECH

Alain McKenna

Collaboration spéciale

La Presse

Le succès commercial de Tesla et son passé d'entrepreneur techno confèrent au PDG Elon Musk une influence démesurée sur l'industrie automobile. Alors, quand il prédit la désuétude accélérée d'une technologie d'avenir, ça crée un mini-tremblement de terre. Une entreprise de Québec, LeddarTech, pense toutefois qu'il risque bientôt de regretter ses propos.

La technologie en question ? Le lidar, un capteur qui utilise des faisceaux lumineux afin de déterminer la distance le séparant de divers objets. Pour une voiture autonome, cette information s'ajoute aux données tirées d'autres capteurs, comme un radar, ou d'une caméra plus traditionnelle. Plusieurs équipementiers misent sur le lidar pour garantir une éventuelle conduite autonome « zéro accident ».

« Le jour où on pourra produire des lidars... (PHOTO FOURNIE PAR LEDDARTECH) - image 2.0

Agrandir

« Le jour où on pourra produire des lidars à moins de 100 $ s'en vient, et ce jour-là, Elon Musk va probablement changer de discours », lance d'emblée Charles Boulanger, PDG de LeddarTech, une entreprise de Québec spécialiste du lidar.

PHOTO FOURNIE PAR LEDDARTECH

Le hic avec le lidar, c'est qu'il coûte encore plutôt cher à produire, et qu'un tel capteur n'a pas encore été formellement homologué pour un usage automobile intensif. C'est pourquoi, le mois dernier, Musk a réitéré son opinion défavorable à propos des lidars. « Cette technologie est vouée à l'échec », a-t-il dit.

Le marketing derrière l'Autopilot

« Le jour où on pourra produire des lidars à moins de 100 $ s'en vient, et ce jour-là, Elon Musk va probablement changer de discours », lance d'emblée Charles Boulanger, PDG de LeddarTech, une entreprise de Québec spécialiste du lidar. Ses premiers exemplaires devraient d'ailleurs prendre la route plus tard à l'été, grâce à un partenariat avec deux entreprises américaines qui comptent en équiper leurs futures navettes autonomes.

« On sera parmi les premiers à produire un lidar homologué. Vu son coût initial élevé, c'est plus facile de l'intégrer d'abord à des véhicules commerciaux comme des navettes autonomes, mais le développement d'un lidar pour la voiture n'est pas encore terminé. »

M. Boulanger a d'ailleurs une raison simple pour expliquer la position d'Elon Musk à l'égard du lidar : le système Autopilot de ses Tesla n'en possède pas. Et comme Tesla promet une conduite autonome future aux propriétaires actuels, qui sera livrée simplement au moyen d'une mise à jour logicielle, il faut bien qu'il promette un niveau d'efficacité irréprochable...

« Appeler l'Autopilot de Tesla de la conduite autonome, c'est du marketing. La vision par caméra ne peut pas être aussi sécuritaire qu'un groupe de capteurs jumelant une caméra à un radar et à un lidar. »

- Charles Boulanger

« En fait, s'il y a une de ces technologies qui est appelée à disparaître en premier, c'est probablement le radar », croit l'entrepreneur québécois.

Une course à la voiture autonome... au ralenti

Il n'y a pas que Tesla qui désavoue le lidar. Nissan aussi a décidé de parier contre cette technologie... pour le moment. Tetsuya Iijima, qui supervise la R-D liée à la voiture autonome chez Nissan, a repris les propos d'Elon Musk, affirmant préférer miser sur des caméras et des radars pour ses propres véhicules.

L'échéancier fixé par Nissan est très serré : le groupe japonais souhaite avoir ses premiers véhicules autonomes sur la route dès l'an prochain. C'est tout simplement trop tôt pour intégrer un lidar. « Ce serait trop beau si on pouvait utiliser un lidar dans nos systèmes, mais il y a un déséquilibre entre son coût et ce qu'il peut faire », a déclaré M. Iijima à la presse spécialisée, à la fin de mai.

Nissan joue sur les mots, car ses premiers véhicules ne seront que partiellement autonomes, sur certains tronçons de route qui auront été méticuleusement numérisés au préalable. Sa première vraie voiture autonome n'est pas prévue avant 2025.

« Il y a deux ans, l'industrie promettait la conduite autonome pour 2019. Aujourd'hui, 2025 semble un horizon plus réaliste, poursuit Charles Boulanger, de LeddarTech. Les constructeurs sont engagés dans une course technologique pour attirer les acheteurs, mais ils exigent de l'équipement fiable et à bon prix, et ça va arriver graduellement d'ici là, mais pas avant. »




Recherche

la boite:1602537:box;tpl:auto_300_recherche.tpl:file;

Nouvelles les plus populaires

 
image title
Fermer
image title
Fermer