Depuis 2013, des chercheurs en génie électrique de la prestigieuse université montréalaise planchent sur une technologie de propulsion électrique qui vise à accélérer l’électrification du transport routier lourd, un des secteurs du transport parmi les plus polluants au pays.

Alain McKenna Alain McKenna
Collaboration spéciale

Avec un budget de 9,7 millions de dollars, Benoît Boulet, professeur en génie électrique de l’Université McGill, tente depuis sept ans de combiner le moteur-roue mis au point par la société TM4, issue d’Hydro-Québec, un groupe électrique fourni par l’équipementier ontarien Linamar et des composants logiciels fournis par une filiale du groupe allemand Siemens établie à Montréal.

Le résultat est un camion de livraison entièrement électrique, mis sur la route par Purolator depuis deux ans, et il se donne six mois pour s’associer avec un grand fabricant déjà établi. « La technologie fonctionne, on l’a prouvé. Mais son application sur un véhicule répond à des critères commerciaux qui relèveraient davantage d’une telle compagnie », admet M. Boulet.