Alain McKenna Alain McKenna
Collaboration spéciale

Les annonces ont déboulé il y a une dizaine de jours, aux États-Unis : General Motors, Ford et Tesla, notamment, ont laissé entendre leur intention de faire de la place dans leurs usines afin de fabriquer divers composants médicaux et sanitaires qui pourraient faire la différence dans la lutte contre la maladie COVID-19. Mais ce ne sera pas si simple…

Une chaîne d’assemblage hautement automatisée habituée à produire des véhicules ne se transforme pas du jour au lendemain. Les dirigeants des groupes automobiles les plus pressés ont laissé entendre à l’agence financière américaine Bloomberg qu’il faudrait « au moins deux semaines » avant de voir une première tentative de mise en production.

PHOTO LINDSEY WASSON, REUTERS

Ce poste de travail n’a vraiment pas l’air d’une station d’assemblage sur la chaîne de montage d’une usine automobile. Le technicien qu’on aperçoit ici travaille à l’atelier d’assemblage de respirateur chez Ventec Life Systems, à Bothell, dans l’État de Washington, le 18 mars 2020. Ventec est le partenaire de GM dans le projet de fabriquer des respirateurs dans un bâtiment du complexe GM de kokomo, en Indiana.

En fait, les atouts des constructeurs d’automobiles se trouvent sur le plan de la gestion d’une chaîne d’approvisionnement complexe, qui pourrait faciliter la tâche de produire ces composants, comme des respirateurs, ainsi que leur recours à des imprimantes 3D industrielles pour produire certaines pièces. Le fait qu’ils possèdent déjà des installations immaculées répondant aux normes sanitaires nécessaires pour une telle production entre aussi en ligne de compte.