(Pékin) La Chine a annoncé mardi des mesures de soutien à son économie et à l’auto électrique au moment où les usines du pays peinent à redémarrer après plus d’un mois de paralysie pour cause d’épidémie de COVID-19.  

Agence France-Presse

Le déblocage de 1000 milliards de yuans (200 milliards de dollars canadiens) pour aider les PME et une exemption de taxes pendant deux ans à l’achat de véhicules propres ont notamment été actés à l’issue d’une réunion dirigée par le premier ministre chinois, a annoncé la télévision d’État.

La Chine est le premier marché automobile mondial et ce secteur a été particulièrement sinistré par l’épidémie de coronavirus. En février, les ventes automobiles dans le pays se sont effondrées sur un an de 78,4 %, selon une fédération professionnelle.

PHOTO D’ARCHIVES QILAI SHEN, BLOOMBERG

Une BYD E6 tout électrique utilisée comme taxi se recharge à une borne du réseau national chinois à Taiyuan, dans la province de Shanxi. En 2016, Taiyuan a été la première ville chinoise à convertir à l’électricité tout le parc de taxis sur son territoire.

Les banques seront par ailleurs incitées à prêter davantage aux petites et moyennes entreprises, selon le compte rendu de la réunion.

Les PME sont les plus dynamiques en termes d’emplois, mais elles peinent à trouver des financements face aux groupes publics en dépit de leur faible rentabilité.

L’épidémie, qui a eu de graves répercussions sur la production et le fonctionnement des entreprises, a pratiquement mis à l’arrêt le pays en février au moment où des centaines de millions de Chinois tétanisés par le virus se terraient chez eux.

Depuis, l’activité reprend à la faveur d’une levée progressive des mesures anti-épidémie, mais les conséquences sur l’économie devraient se prolonger.

Vendredi, Pékin a indiqué que la Chine laisserait filer son déficit et émettrait des obligations spéciales pour soutenir une économie fortement fragilisée.

Aucun détail chiffré n’a toutefois été communiqué.

Le déficit de la Chine a atteint 2,8 % du PIB en 2019.