Les ventes de véhicules légers ont reculé de 74,6 % au pays en avril, selon la firme spécialisée Desrosiers, qui croit du même coup qu’il ne s’est pas vendu aussi peu de voitures depuis près de 70 ans.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

« Bien que nos registres des ventes après la Seconde Guerre mondiale soient incomplets, ce niveau de vente semble comparable à celui que l’on observait au début des années 50, écrit Desrosiers dans son analyse mensuelle. En fait, nous croyons qu’il s’agit du plus faible total depuis 1951. »

Par rapport à la même période l’année précédente, les ventes de voitures avaient chuté de 48,3 % en mars, un mois qui s’était amorcé normalement. Les concessionnaires pouvant progressivement reprendre leurs activités un peu partout au pays, la firme s’attend à ce que le fond du baril ait été atteint.

Au Québec plus précisément, les ventes ont reculé de 25,4 % sur les trois premiers mois de l’année, et ce même si les concessionnaires n’ont été obligés de fermer leurs portes que le 23 mars.