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Rouage intégral: mythes et réalités

La Porsche 911 Turbo S... (Photo fournie par Porsche)

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La Porsche 911 Turbo S

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Éric LeFrançois

collaboration spéciale

La Presse

Les véhicules dotés d'une traction à quatre roues motrices ont la réputation d'être d'une efficacité redoutable pour sortir d'un banc de neige et... d'être très gourmands en essence. Mais est-ce bien vrai? Le point sur quelques croyances tenaces.

Des véhicules très énergivores? C'est vrai, mais pas tant que ça. 

Qu'il soit à prise temporaire ou permanente, le rouage intégral a un impact négatif sur la consommation. L'écart de consommation entre un véhicule (essence) à deux et à quatre roues motrices est généralement de l'ordre de 1 L/100 km. Pour preuve, prenons par exemple une Volkswagen Golf SportWagen 2018. La version dotée du rouage 4Motion et de la boîte automatique consomme en moyenne 9,8 L/100 km, soit 1,4 L/100 km de plus que le modèle équivalent à deux roues motrices. Cet écart s'amenuise légèrement si vous optez pour la boîte manuelle. Contre toute attente, celle-ci réalise de meilleures performances (9,4 L/100 km), mais la version à traction et à boîte manuelle fait mieux encore (8,1 L/100 km).

Une valeur résiduelle accrue? Vrai, surtout pour les utilitaires.

Au Québec, on obtient généralement un meilleur prix à la revente d'une automobile dotée d'un rouage intégral lorsque celui-ci est offert moyennant supplément. Donc, il y a bon espoir de récupérer en partie la somme dépensée pour se l'offrir. Cela est encore plus vrai pour un utilitaire. Les consommateurs privilégient généralement ceux dotés de quatre roues motrices. En effet, qui souhaite s'offrir un CR-V (Honda), un Escape (Ford) ou un Tiguan (Volkswagen) à deux roues motrices ? D'ailleurs, dans ce segment de marché, plus de trois acheteurs sur quatre privilégient un modèle à quatre roues motrices.

Une conduite hivernale sans danger? C'est complètement faux.

On ne le répétera jamais assez, mais le principal danger avec un véhicule à quatre roues motrices, c'est qu'il procure trop souvent une fausse impression de sécurité. Nombre d'automobilistes comptent à ce point sur la motricité accrue de ce dispositif qu'ils en oublient les lois de la physique. Plusieurs d'entre eux croient à tort qu'avec un rouage à quatre roues motrices, on peut négocier une courbe enneigée plus rapidement qu'au volant d'un véhicule qui n'en a que deux. C'est ici que s'installe ce sentiment d'invulnérabilité chez de nombreux conducteurs. La transmission intégrale ne permet pas d'aller plus vite, mais de circuler plus sereinement.

Un entretien plus cher? Faux. Et vrai...

Les dispositifs à quatre roues motrices à prise permanente ou encore dotés d'une boîte de transfert ont un impact négatif sur la consommation et sur le poids du véhicule. Cependant, il serait faux, comme ce fut longtemps le cas, de dire qu'ils sont forcément plus coûteux à entretenir ou à réparer. En revanche, les systèmes à prise temporaire sont aujourd'hui d'une complexité sans nom. Les modules électroniques utilisés pour gérer le transfert de couple et les embrayages multidisques nécessitent des entretiens parfois coûteux et à intervalles réguliers. Il vaut mieux vous enquérir des frais avant de conclure une transaction.




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