• Accueil > 
  • Auto > 
  • Actualités > 
  • Patriotisme chinois : la voiture préférée de Mao renoue avec le succès
Source ID:dead76842e5937c8aeec0d8ea198c2cc; App Source:StoryBuilder

Patriotisme chinois : la voiture préférée de Mao renoue avec le succès

  • Une «Drapeau Rouge» passe devant la Place Tiananmen à Pékin. Malgré la baisse des ventes de voitures en Chine, la Drapeau Rouge connaît un succès croissant. - (Photo AFP)

    Plein écran

    Une «Drapeau Rouge» passe devant la Place Tiananmen à Pékin. Malgré la baisse des ventes de voitures en Chine, la Drapeau Rouge connaît un succès croissant. -

    Photo AFP

  • 1 / 10
  • Une Hongqi «Drapeau Rouge» passe devant la Place Tiananmen à Pékin. Elle est la voiture de prestige en Chine, adoptée par le gouvernement et par les directions de grandes entrepriese d'État. (AFP)

    Plein écran

    Une Hongqi «Drapeau Rouge» passe devant la Place Tiananmen à Pékin. Elle est la voiture de prestige en Chine, adoptée par le gouvernement et par les directions de grandes entrepriese d'État.

    AFP

  • 2 / 10
  • Après la Longue marche, il y a eu la Longue limousine faite par Hongqi pour Mao Tsé-Toung au milieu des années 70. Elle mesurait 10 mètres. Mao est mort en 1976 et ne l'a jamais utilisée. ()

    Plein écran

    Après la Longue marche, il y a eu la Longue limousine faite par Hongqi pour Mao Tsé-Toung au milieu des années 70. Elle mesurait 10 mètres. Mao est mort en 1976 et ne l'a jamais utilisée.

  • 3 / 10
  • La calandre d'une Hongqi. Le président Xi a instruit les cadres de grandes compagnies d'État et privées de ne pas rouler en voitures étrangères. (AFP)

    Plein écran

    La calandre d'une Hongqi. Le président Xi a instruit les cadres de grandes compagnies d'État et privées de ne pas rouler en voitures étrangères.

    AFP

  • 4 / 10
  • Le logo d'une Hongqi (Drapeau Rouge) photographiée le 23 novembre sur la Place Tiananmen à Pékin. (AFP)

    Plein écran

    Le logo d'une Hongqi (Drapeau Rouge) photographiée le 23 novembre sur la Place Tiananmen à Pékin.

    AFP

  • 5 / 10
  • Dans cette photo prise le 3 septembre 2015, le président de la Chine, Xi Jin-Ping passe les troupes en revue à bord d'une Hongqi Drapeau Rouge lors d'un défilé militaire marquant 70<sup>e</sup> anniversaire de la défaite du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale. (AFP)

    Plein écran

    Dans cette photo prise le 3 septembre 2015, le président de la Chine, Xi Jin-Ping passe les troupes en revue à bord d'une Hongqi Drapeau Rouge lors d'un défilé militaire marquant 70e anniversaire de la défaite du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    AFP

  • 6 / 10
  • Une des limousines Hongqi utilisées par Mao Tsé-Toung à la fin de sa vie est exposée à Shanghaï. (Wikipédia)

    Plein écran

    Une des limousines Hongqi utilisées par Mao Tsé-Toung à la fin de sa vie est exposée à Shanghaï.

    Wikipédia

  • 7 / 10
  • Un employé travaillant sur une «Drapeau Rouge» dans une concession Hongqi de Pékin. (AFP)

    Plein écran

    Un employé travaillant sur une «Drapeau Rouge» dans une concession Hongqi de Pékin.

    AFP

  • 8 / 10
  • Une Hongqi «Drapeau Rouge» à Pékin. (AFP)

    Plein écran

    Une Hongqi «Drapeau Rouge» à Pékin.

    AFP

  • 9 / 10
  • Une Hongqi «Drapeau Rouge» en montre dans une concession Hongqi de Pékin. (AFP)

    Plein écran

    Une Hongqi «Drapeau Rouge» en montre dans une concession Hongqi de Pékin.

    AFP

  • 10 / 10
RYAN MCMORROW
Agence France-Presse
Pékin

Les ventes d'automobiles ont beau décliner en Chine, la berline nationale « Drapeau Rouge » garde, elle, le vent en poupe, propulsée par les achats du gouvernement, d'entreprises publiques et... de citoyens patriotes.

La voiture de luxe que le président Mao Tsé-toung affectionnait, la « Hongqi » en chinois, renoue avec le succès, alors que le président Xi Jinping --lointain successeur du Grand Timonier-- promeut l'autonomie économique.

Lui-même et d'autres dirigeants du Parti communiste circulent dans une de ces berlines à la grille chromée, arborant sur le capot son emblème rouge fuselé, symbole du pays et du parti au pouvoir.

Presque toujours noires et aux vitres teintées, les lourdes Drapeau Rouge restent peu visibles dans le flot des BMW et autres Mercedes qui vrombissent sur les avenues des grandes villes chinoises. Mais les ventes s'emballent.

Les compagnies d'État mises à contribution

Dernièrement, des compagnies aériennes publiques, des banques, des opérateurs télécoms, des aciéries ont acquis leurs « Drapeau rouge » : China Southern Airlines, Hesteel Group, China Mobile Tietong, Agricultural Bank of China, China Unicom...

Après la Longue marche, il y a eu... - image 2.0

Agrandir

Après la Longue marche, il y a eu la Longue limousine faite par Hongqi pour Mao Tsé-Toung. Elle mesurait 10 mètres. Photo tirée de l'internet.

Propriété du groupe public FAW, Hongqi reçoit le soutien de l'État malgré les engagements répétés de Xi Jinping en faveur d'une plus grande ouverture de l'économie chinoise et d'un environnement plus égalitaire pour les sociétés étrangères.

« Dans les entreprises de l'État, il faut conduire des automobiles produites par l'État », estime Li Gang, qui a coordonné l'achat d'une Drapeau Rouge pour China Unicom dans la province du Henan (centre).

« C'est une question d'image, surtout quand notre dirigeant va en voiture à des réunions. Avant, on n'avait que des Toyota ou des Hyundai, mais si on conduit une Hongqi, ça change tout en termes d'image », explique-t-il.

Promulgation du plan « Fabriqué en Chine 2025 »

Peu après son arrivée au pouvoir en 2012, M. Xi avait donné le mot d'ordre en enjoignant les responsables officiels de ne pas « toujours être vus dans des voitures étrangères ».

Les provinces ont édicté des règles d'approvisionnement au bénéfice des voitures « développées dans le pays », comme Hongqi, ressuscitée en 2012 par FAW, qui a, peu à peu, remplacé les Audi noires jusqu'alors en vogue dans les cercles du pouvoir à Pékin. D'ailleurs, les Audi vendues en Chine sont produites par le même FAW, en partenariat avec le Groupe Volkswagen.

Sur les dix premiers mois de 2018, les ventes de Hongqi ont bondi de 662 % en glissement annuel, atteignant 23 838 voitures selon l'entreprise, alors même que, pour la première fois depuis des décennies, les ventes de véhicules devraient baisser cette année.

De nouvelles règles doivent permettre progressivement aux constructeurs étrangers de monter à plus de 50 % au sein de leurs coentreprises, mais la libéralisation annoncée ne modifiera pas forcément la préférence pour le made in China.

Le gouvernement chinois a lancé en 2015 un plan « Fabriqué en Chine 2025 » pour faire du pays un leader technologique mondial, qu'il s'agisse de robotique, télécommunications ou véhicules à énergie nouvelle. Dans ce domaine, le plan appelle les constructeurs chinois à contrôler 80 % du marché du véhicule électrique d'ici à 2025.

« Symbole de patriotisme »

Les particuliers sont sensibles à l'argumentaire du « fabriqué en Chine » et un magasin Hongqi à Pékin s'en fait l'écho, affichant ces paroles du président Xi : « J'ai hâte de voir davantage de Chinois dans des Drapeau Rouge de FAW ».

Yuan Peiye, président du « Séminaire national anti-japonais Jin-Cha-Ji », a récemment laissé tomber son Audi et opté pour une Hongqi, parce que c'est un « symbole de patriotisme », explique cet homme de 54 ans.

« Quand je la conduis, je suis bien, je suis fier, je n'éprouve pas la gêne que j'avais à conduire une voiture étrangère », ajoute M. Yuan.

« Dans le coeur de notre peuple, rien ne peut remplacer Hongqi », assure le secrétaire du parti au sein de FAW, Xu Liuping, qui évoque « un profond sentiment national ».




Recherche

la boite:1602537:box;tpl:auto_300_recherche.tpl:file;
image title
Fermer
image title
Fermer