Source ID:; App Source:

L'emblématique patron de Fiat Sergio Marchionne est mort, l'Italie en deuil

  • Sergio Marchionne est mort ce matin à Zurich. On le voit participant à une conférence au Salon de l'auto de Détroit, le 9 janvier 2017, après que la Chrysler Pacifica eut gagné le prix de la Voiture de l'année. (photo REUTERS)

    Plein écran

    Sergio Marchionne est mort ce matin à Zurich. On le voit participant à une conférence au Salon de l'auto de Détroit, le 9 janvier 2017, après que la Chrysler Pacifica eut gagné le prix de la Voiture de l'année.

    photo REUTERS

  • 1 / 12
  • Sergio Marchionne au Salon de l'auto de Détroit en 2015. (AP)

    Plein écran

    Sergio Marchionne au Salon de l'auto de Détroit en 2015.

    AP

  • 2 / 12
  • Sergio Marchionne ne cachait pas son insatisfaction durant la difficile saison 2017 de l'écurie Ferrari lors du Championnat de Formule 1. On le voit ici dans les puits à Monza avant le GP d'Italie le 2 septembre 2017. (AFP)

    Plein écran

    Sergio Marchionne ne cachait pas son insatisfaction durant la difficile saison 2017 de l'écurie Ferrari lors du Championnat de Formule 1. On le voit ici dans les puits à Monza avant le GP d'Italie le 2 septembre 2017.

    AFP

  • 3 / 12
  • Dans cette photo prise le 25 juillet 2014, le premier ministre d'Italie Matteo Renzi (de dos, à g.) passe le micro d'un journaliste à Sergio Marchionne (au centre), qui fait semblant de ne pas vouloir répondre. Le président du conseil de Fiat, John Elkann, observe la scène. (AP)

    Plein écran

    Dans cette photo prise le 25 juillet 2014, le premier ministre d'Italie Matteo Renzi (de dos, à g.) passe le micro d'un journaliste à Sergio Marchionne (au centre), qui fait semblant de ne pas vouloir répondre. Le président du conseil de Fiat, John Elkann, observe la scène.

    AP

  • 4 / 12
  • Sergio Marchionne était connu pour exiger beaucoup de ses subalternes et de les renvoyer si les résultats lui paraissaient insuffisants. En 2014, il avait obtenu la démission du PDG de Ferrari Luca Di Montezemolo et avait assumé lui-même la direction de la marque de voitures sport de luxe. (AP)

    Plein écran

    Sergio Marchionne était connu pour exiger beaucoup de ses subalternes et de les renvoyer si les résultats lui paraissaient insuffisants. En 2014, il avait obtenu la démission du PDG de Ferrari Luca Di Montezemolo et avait assumé lui-même la direction de la marque de voitures sport de luxe.

    AP

  • 5 / 12
  • Sergio Marchionne s'adressant aux employés et aux médias à l'usine d'assemblage Chrysler Jefferson North à Détroit le 28 avril 2011. Marchionne y avait annoncé que la compagnie rembourserait en avance des prêts d'urgence de 7 milliards de dollars US consentis par les gouvernements canadiens et américain consentis en 2009. (Reuters)

    Plein écran

    Sergio Marchionne s'adressant aux employés et aux médias à l'usine d'assemblage Chrysler Jefferson North à Détroit le 28 avril 2011. Marchionne y avait annoncé que la compagnie rembourserait en avance des prêts d'urgence de 7 milliards de dollars US consentis par les gouvernements canadiens et américain consentis en 2009.

    Reuters

  • 6 / 12
  • Un manifestant déguisé en Sergio Marchionne vampire porte un gourdin et un t-shirt dont le message est : «Le Fiat nouveau : moins de droits, plus d'exploitation», après que la compagnie ait adopté de nouvelles règles dans deux usines italiennes. La photo a été prise le 28 janvier 2011 à Turin. (AP)

    Plein écran

    Un manifestant déguisé en Sergio Marchionne vampire porte un gourdin et un t-shirt dont le message est : «Le Fiat nouveau : moins de droits, plus d'exploitation», après que la compagnie ait adopté de nouvelles règles dans deux usines italiennes. La photo a été prise le 28 janvier 2011 à Turin.

    AP

  • 7 / 12
  • Sergio Marchionne au sortir du garage Ferrari en compagnie du directeur général de la Scuderia Maurizio Arrivabene, au circuit Gilles-Villeneuve le 7 juin 2015 au GP du Canada. (Presse Canadienne)

    Plein écran

    Sergio Marchionne au sortir du garage Ferrari en compagnie du directeur général de la Scuderia Maurizio Arrivabene, au circuit Gilles-Villeneuve le 7 juin 2015 au GP du Canada.

    Presse Canadienne

  • 8 / 12
  • Sergio Marchionne répondant aux questions des journalistes le 17 novembre 2010 lors du lancement nord-américain de la Fiat 500 au Salon de l'auto de Los Angeles. (AFP)

    Plein écran

    Sergio Marchionne répondant aux questions des journalistes le 17 novembre 2010 lors du lancement nord-américain de la Fiat 500 au Salon de l'auto de Los Angeles.

    AFP

  • 9 / 12
  • Sergio Marchionne répond à une question d'un journaliste avant le départ du GP d'Azerbaïdjan à Bakou le 18 juin 2016. (AP)

    Plein écran

    Sergio Marchionne répond à une question d'un journaliste avant le départ du GP d'Azerbaïdjan à Bakou le 18 juin 2016.

    AP

  • 10 / 12
  • Sergio Marchionne lors d'une conférence de presse après la reprise de Chrysler par Fiat, le 4 novembre 2009 au siège social de Chrysler à Auburn Hills, au Michigan. (AP)

    Plein écran

    Sergio Marchionne lors d'une conférence de presse après la reprise de Chrysler par Fiat, le 4 novembre 2009 au siège social de Chrysler à Auburn Hills, au Michigan.

    AP

  • 11 / 12
  • Sergio Marchionne répondant à une question lors de la journée des actionnaires le 6 mai 2014 au siège social de Chrysler à Auburn Hills, au Michigan. (REUTERS)

    Plein écran

    Sergio Marchionne répondant à une question lors de la journée des actionnaires le 6 mai 2014 au siège social de Chrysler à Auburn Hills, au Michigan.

    REUTERS

  • 12 / 12

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
MILAN

L'Italo-Canadien Sergio Marchionne, qui a été l'emblématique patron du géant automobile Fiat Chrysler (FCA) pendant 14 ans, est mort mercredi, plongeant l'Italie dans le deuil.

M. Marchionne était hospitalisé à Zurich, en Suisse, depuis une opération fin juin, officiellement à une épaule. Mais il a souffert de «complications inattendues» la semaine dernière et FCA avait annoncé samedi qu'il ne reviendrait pas à la tête du plus important employeur privé d'Italie.

«C'est avec la plus grande tristesse qu'Exor a appris le décès de Sergio Marchionne», à l'âge de 66 ans, a fait savoir la holding de la famille Agnelli, propriétaire historique de Fiat, dans un communiqué.

«L'homme et l'ami est parti»

«Malheureusement, ce que nous craignions est arrivé. Sergio Marchionne, l'homme et l'ami, est parti. Je pense que le meilleur moyen d'honorer sa mémoire est de construire sur l'héritage qu'il nous a laissé, cultiver (ses) valeurs d'humanité, de responsabilité et d'ouverture morale», a affirmé le patron d'Exor, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, la figure historique de Fiat.

«C'est un moment très difficile et très triste», a déclaré lors d'une conférence avec les analystes Mike Manley, le patron de Jeep qui a pris samedi sa succession à la tête de FCA.

Manager aux éternels pulls ou polos noirs, Sergio Marchionne avait pris les commandes de Fiat en 2004 et avait profondément remodelé le groupe, d'abord en le redressant puis en l'alliant en 2009 à l'américain Chrysler.

À Rome, les députés italiens ont observé une minute de silence, qui s'est terminée par des applaudissements.

«L'annonce de sa disparition nous peine et laisse un vide en tous ceux qui ont connu et apprécié ses qualités humaines, intellectuelles et professionnelles», a salué le président italien, Sergio Mattarella.

«Marchionne a écrit une page importante de l'histoire de l'industrie italienne (...), en montrant au monde la capacité et la créativité de la réalité manufacturière de notre pays», a-t-il ajouté.

Ce que l'Italie a de meilleur

M. Marchionne est l'homme qui a sauvé Fiat de la faillite. Les médias et une grande partie de la classe politique n'ont d'ailleurs cessé ces derniers jours de lui rendre hommage, même si son franc-parler et sa culture anglo-saxonne ont souvent fait grincer des dents.

Pour Silvio Berlusconi, «l'Italie perd non seulement son plus brillant gestionnaire, mais aussi une figure symbolique. Il a représenté ce que l'Italie a de meilleur: celle qui travaille, concrète, sérieuse et préparée, dotée d'une vision et capable de regarder vers l'avenir. Une Italie qui n'a pas peur de la compétition». «J'aurais voulu le voir à la tête de notre pays», a ajouté le magnat des médias.

L'Italie que Marchionne voulait



Dans les usines du groupe en Italie, mais aussi dans le fief de Ferrari à Maranello, les drapeaux étaient en berne et toutes les chaînes de montage se sont arrêtées 15 minutes en son hommage.

La plupart des syndicats ont salué son intelligence, ses capacités de direction, son charisme et son énergie, même si certains ont rappelé qu'il avait été «un rude négociateur».

«Un grand gestionnaire mais aussi un homme d'une grande humanité», a noté Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Turin, le berceau de Fiat.

«Grand capitaine d'industrie»

Le président du directoire du groupe automobile PSA, Carlos Tavares, qui se disait ouvert aux propositions de partenariat, y compris de FCA, a salué «la mémoire d'un grand capitaine d'industrie qui demeurera un exemple pour nous tous» dans un entretien au quotidien Les Échos.

Samedi, face à l'inéluctabilité de sa mort prochaine, le groupe a dû trouver en urgence des successeurs à M. Marchionne. Le patron de Jeep, Mike Manley, a pris la tête de FCA, et celui de Philip Morris, Louis Carey Camilleri, celle de Ferrari, tandis que la présidence de CNH Industrial est désormais assurée par la Britannique Suzanne Wood.

Malgré les circonstances, FCA a maintenu mercredi l'annonce de résultats trimestriels très décevants: le groupe a été contraint de revoir à la baisse ses objectifs pour 2018 après une chute de 35% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 754 millions d'euros.

Conséquence, l'action FCA a dévissé un temps de plus de 10% à la Bourse de Milan, et perdait encore près de 8% en début d'après-midi.




Recherche

la boite:1602537:box;tpl:auto_300_recherche.tpl:file;
image title
Fermer
image title
Fermer