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Mazda RX-7 1993: 25 ans de modernité

Proposée sur le marché canadien seulement pour les... (Photo fournie par Mazda)

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Proposée sur le marché canadien seulement pour les années-modèles 1993 à 1995, la RX-7 FD est devenue une pièce de collection dont les prix sont appelés à grimper. Au Canada, à peine 416 exemplaires ont été vendus de 1993 à 1996.

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Charles René
La Presse

Les années 90, c'est un peu l'âge d'or des voitures sport japonaises. Profitant d'une économie mondiale en bonne santé, les marques nippones ont tour à tour relevé leur jeu à un niveau jusque-là inégalé. Pour Mazda, la salve s'est donnée en 1991, l'année du lancement de sa dernière génération de la RX-7, celle qu'on appelle communément la « FD ». Mazda nous a permis d'en prendre le volant, 25 ans après son arrivée en sol canadien.

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Plusieurs avancent que la Mazda RX-7 est la plus belle voiture japonaise jamais produite, un titre pleinement mérité. Cette beauté se cultive dans la grande simplicité de ses formes organiques, permises par les normes de sécurité plus permissives de l'époque et qui rappellent la Jaguar E-Type.

Photo tirée de Wikipédia

UN DESIGN INTEMPOREL

Avec à peine 30 000 km au compteur, le véhicule qui nous a été prêté par Mazda Canada l'espace de quelques jours est dans une condition exemplaire. D'année-modèle 1993, la première de cette génération à être offerte ici, la RX-7 étale de brillante façon l'adresse des designers de l'époque. Plusieurs avancent qu'il s'agit de la plus belle voiture japonaise jamais produite, un titre pleinement mérité. Cette beauté se cultive dans la grande simplicité de ses formes organiques, permises par les normes de sécurité plus permissives de l'époque et qui rappellent la Jaguar E-Type.

À l'avant, les phares rétractables permettent de complètement lisser le museau et de l'abaisser. Une très discrète calandre s'aperçoit plus bas, pour alimenter en air son moteur. De côté, c'est la ligne de caisse basse et les poignées des portières placées hautes et bien cachées qu'on remarque, tout comme ses dimensions excessivement compactes. Ce coupé biplace mesurait à peine 4,28 m de long, soit environ 30 cm de moins qu'une Mazda3 de dernière cuvée. À l'arrière, une grande glace coiffe le hayon au-dessus de feux cachés derrière une pellicule teintée, en vogue à l'époque.

HABITACLE EXIGU CONCENTRÉ AUTOUR DU CONDUCTEUR

Lorsqu'on se glisse à bord de cette RX-7, on remarque d'abord à quel point les voitures de l'époque étaient simples. Pas de commandes tactiles ici, encore moins d'écrans numériques. Seuls des boutons, quelques fois rotatifs, qui sont placés en angle, vers le conducteur. Le tachymètre trône au centre, exposant une zone rouge près des 7500 tr/min, voilà ce qui semble prometteur. Plus petit, à droite, on retrouve l'indicateur de vitesse et, à gauche, d'autres cadrans de mesure. Pour l'espace, c'est, sans surprise, particulièrement étriqué, surtout pour les jambes qui doivent négocier avec une colonne de direction fixe. Oh, et oubliez aussi les porte-gobelets.

LE POIDS AVANT LA PUISSANCE

Reprenant un concept popularisé quelques décennies auparavant par Lotus, Mazda mettait de l'avant la légèreté comme élément différenciateur. C'est sur ce thème qu'a été composée la RX-7. Face à la guerre aux chevaux que se livraient les concurrentes, souvent dotés de six-cylindres, elle s'avançait avec un bloc d'à peine 1,3 L de cylindrée. Sous le capot, on trouve un moteur birotor, appuyé par deux turbocompresseurs séquentiels. La puissance totale atteint tout de même à 255 ch et 217 lb-pi de couple.

Le résultat demeure tout aussi impressionnant 25 ans plus tard, malgré sa réputation de fiabilité capricieuse. Après avoir appris à négocier avec une pédale d'accélération trop près du tunnel de transmission, on goûte à sa souplesse et à son onctuosité. On se demande alors pourquoi Mazda n'a pas offert une évolution de ce moteur dans la RX-8. Qu'à cela ne tienne, il pousse de manière linéaire, jusqu'à environ 4200 tr/min où le deuxième turbo, plus gros, prend le relais après un délai, un défaut connu, qui n'est pas trop dérangeant.

La symphonie, prenante, se rapproche plus du monde de la moto que de l'automobile. Les vitesses se passent sans anicroche grâce à un levier au guidage ultraprécis et un embrayage un peu ferme, mais progressif. Bref, on sent cette voiture en avance sur son temps.

Avec à peine 1269 kg à propulser par les roues arrière, le moteur offre une sensation de légèreté extraordinaire. Le châssis a aussi un rôle à jouer. La configuration à double bras triangulé à l'avant comme à l'arrière limite les mouvements. La direction, un peu lourde à basse vitesse, est un modèle de précision, mais présente un léger vide au centre. Probablement que des pneus à flanc moins épais pourraient en partie enrayer cette sensation. Ce qu'on dénote toutefois par-dessus tout, c'est l'expressivité de cette RX-7, ce qui rend l'expérience très prenante. Côté rigidité, elle ne présente néanmoins pas la forme des sportives modernes, comme en témoignent les nombreux craquements, mais elle se tire bien d'affaire.

UNE BÊTE RARE

Proposée sur le marché canadien seulement pour les années-modèles 1993 à 1995, la RX-7 FD est devenue une pièce de collection dont les prix sont appelés à grimper. Au Canada, à peine 416 exemplaires ont été vendus de 1993 à 1996. Certes son prix très élevé (le modèle de base se détaillait à 42 545 $ en 1993, soit l'équivalent 66 558 $ en dollars actuels) et son utilisation réduite ont joué un rôle ici.

Reste que cette voiture mérite indéniablement son statut de légende.




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