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Carlos Ghosn sera le dernier super-patron de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

Quand Carlos Ghosn entre dans une pièce, on... (photo REUTERS)

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Quand Carlos Ghosn entre dans une pièce, on sait tout de suite qui est le patron. On voit ici M. Ghosn le 20 octobre 2016 lors de l'annonce de la reprise de Mitsubishi. Il regarde le président de Mitsubishi, Osamu Masuko, lors de leur conférence de presse conjointe.

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Agence France-Presse
PARIS

Le patron de Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn, a prôné mercredi le partage des responsabilités, aujourd'hui largement concentrées entre ses mains, dans la future gouvernance des différentes marques et de l'alliance automobile.

M. Ghosn est PDG de l'alliance et du groupe Renault, mais a quitté les commandes opérationnelles de Nissan en février 2017. Selon les Echos, le groupe français lui chercherait un successeur, avec l'objectif de le désigner le mois prochain.

Ne plus mettre « qui ce soit dans des situations comme ça»

L'actuel PDG de l'alliance a «recommandé à ce que l'on ne mette plus qui ce soit dans des situations comme ça», à savoir à la tête de plusieurs entités de ce géant de l'automobile simultanément, a-t-il dit lors d'une audition à l'Assemblée nationale.

M. Ghosn est également président du conseil d'administration de Mitsubishi depuis fin 2016.

L'alliance «a été obligée de le faire à un moment de son histoire» pour la consolider mais «je pense que cela est intenable à terme», a-t-il ajouté.

On va «voir des évolutions qui vont dans le sens de responsabilités séparées», a-t-il encore dit.

M. Ghosn a pris la présidence et la direction des opérations de Renault et de Nissan au début de 1999, après que les deux constructeurs se regroupent dans l'Alliance Renault-Nissan. Cette alliance est née en mars 1999 à la suite d'une période de difficultés financières pour Nissan, qui a donné l'occasion à Renault de racheter une partie du groupe Nissan et d'y placer à sa tête M. Ghosn dans le but de restructurer le constructeur japonais.

Capacité de travail exceptionnelle

Les 15 années qui ont suivi ont été une période extrêment intense, durant laquelle M. Ghosn a partagé son temps limité et son énergie exceptionnelle entre le Japon et la France, en plus des déplacements normaux d'un pdg automobile dans les différentes filiales nationales, partout au monde, des deux marques.

Il a commencé à céder à des subalternes certaines responsabilités de direction, notamment la gestion au jour le jour de Nissan l'an dernier.

À la question de savoir si son mandat à la tête du groupe Renault allait être renouvelé en juin 2018, date de l'échéance de son actuel mandat, M. Ghosn a répondu: «c'est une décision qui se prendra avec le conseil, qui représente les actionnaires autour d'une feuille de route».

Cette feuille de route concernera principalement «les conditions de mise en pratique des stratégies définies par Renault et l'alliance» sur les quatre années à venir, selon lui.

Selon le quotidien économique français Les Échos, le groupe Renault veut désigner le successeur de M. Ghosn en février pour que les actionnaires du constructeur automobile français puissent valider cette nomination lors de la prochaine assemblée générale, prévue le 15 juin.

M. Ghosn, 63 ans, resterait président de Renault, dans le cadre d'une scission des fonctions de président et de directeur général, avait précisé Les Échos. Il continuerait également de présider l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

L'alliance a revendiqué mercredi, par la voix de son président, la place de premier constructeur automobile mondial en 2017, hors poids lourds, avec 10,6 millions de véhicules vendus.

Hausse du dividende

Interrogé sur la rôle et la présence de l'État au capital de Renault, M. Ghosn a souligné qu'il intégrait les préoccupations de son actionnaire dans le fonctionnement du groupe.

«La présence de l'État dans le capital de Renault est un fait historique», a-t-il rappelé.

«A 15%, il est ce qu'il est, nous ne choisissons pas nos actionnaires, nous avons les actionnaires que nous avons, nous traitons avec eux. Nous intégrons leurs préoccupations dans le management de l'entreprise», a ajouté M. Ghosn.

L'État a cédé près de 5% du capital en novembre, ramenant sa participation à 15,01%.

L'acquisition de titres Renault il y a deux ans par l'État pour obtenir les droits de vote double au sein du groupe avait déclenché des mois de crise en 2015 entre le japonais Nissan et le gouvernement français, avant un compromis encadrant l'influence de l'État au sein de l'entreprise automobile.

M. Ghosn et l'actuel président de la République, alors ministre de l'Économie, s'étaient accrochés à cette époque sur cette question.

Interrogé sur le dividende qui sera versé par Renault au titre des résultats 2017, M. Ghosn a annoncé qu'il «sera augmenté».

«On ne peut pas annoncer des résultats comme ça et ne pas augmenter le dividende. Il y aura une augmentation du dividende. Ce sera une décision du conseil d'administration dans les mois prochains», a-t-il ajouté.




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