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Banc d'essai - Volkswagen Beetle Cabriolet : authentique féminité

  • Amateurs de bons gros stéréotypes sur les différences de genre, réjouissez-vous. Oui, la Beetle Cabriolet plaît plus aux femmes qu'aux hommes. Et puis après ? Il s'agit de l'un des rares modèles de sa catégorie dont les immatriculations, au Canada, n'ont cessé d'augmenter ces dernières années. (Toutes les photos : Volkswagen)

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    Amateurs de bons gros stéréotypes sur les différences de genre, réjouissez-vous. Oui, la Beetle Cabriolet plaît plus aux femmes qu'aux hommes. Et puis après ? Il s'agit de l'un des rares modèles de sa catégorie dont les immatriculations, au Canada, n'ont cessé d'augmenter ces dernières années.

    Toutes les photos : Volkswagen

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Qu'on la juge pétillante ou artificielle, plus fille que garçon, cette Volkswagen a le mérite de faire réagir. Même si elle n'a rien à voir avec «la voiture du peuple» d'antan, la Beetle, à qui on prédisait une carrière brillante, mais brève --comme les Ford Thunderbird, Chrysler PT Cruiser et autres voitures coup-de-coeur-- continue pourtant de plaire. Surtout la déclinaison cabriolet qui permet, à prix raisonnable, de prendre l'air en famille. Mais pour combien de temps encore ?

Le pavillon en demi-lune est resté, mais le renflement des ailes et du museau, lui, a été atténué dans le but de viriliser cette silhouette apparue publiquement pour la première fois il y a 80 ans... Si la génération actuelle de la Beetle n'a rien à voir avec le modèle original, ses formes, elles, demeurent profondément enracinées dans l'imaginaire automobile mondial.

Virilisée en 2011

Bien que virilisée lors de sa refonte en 2011, la Beetle est, encore aujourd'hui, un modèle acheté très majoritairement par des femmes. La version cabriolet, surtout.

Proprement scalpé à partir de la base du pare-brise, ce modèle à ciel ouvert supporte, dans sa partie arrière, la capote repliée qui, comme au bon vieux temps, s'offre ostensiblement --il suffit de la coiffer ensuite d'une élégante bâche moulée, mais tout de même encombrante-- aux regards au lieu de disparaître dans une trappe.

Tendue et bien encadrée, la capote dessinée à l'ancienne se déploie largement au-dessus de l'habitacle et couvre les quatre assises de cette Volkswagen sans casser le rythme de ses lignes.

La commande est électrique, et l'opération ne prend pas plus d'une douzaine de secondes.

Capote étanche et saute-vent efficace

Correctement insonorisé et imperméabilisé, ce toit s'articule également lorsque le véhicule se trouve en mouvement, pour peu que la vitesse ne dépasse pas les 50 km/h. Pratique avec les fortes ondées de pluie des dernières semaines.

Par ailleurs, la présence d'un saute-vent --petit déflecteur installé derrière les sièges avant-- « casse » bien les remous d'air.

On ne retrouve plus cette fleur plantée dans un vase translucide près du bloc d'instrumentation. Pas même en option. Les occupants des places avant font désormais face à un tableau de bord zébré d'interstices de la même couleur que la carrosserie.

La disposition des commandes témoigne d'un bon sens de l'ergonomie, les compteurs sont clairs et parfaitement lisibles, les rangements, en nombre suffisant. Bref, l'ensemble est, finalement, assez harmonieux, à l'exception de l'écran central, difficile à consulter en raison de sa petite taille (5 po seulement sur la version Trendline contre 6,3 sur les autres déclinaisons).

On trouvera sans doute à redire aussi aux places arrière au confort assez rudimentaire. Seuls les tout-petits ne bouderont pas leur plaisir de rouler sous le soleil ou la lune sur ces « chaises à l'ancienne ». Pour cela, cependant, il faudra faire l'impasse sur le coupe-vent, qui obstrue les places arrière. Pour rappel, mentionnons que ces sièges peuvent être condamnées... sans pour autant accroître beaucoup le volume du coffre. Le fait de rabattre les dossiers permet au mieux de se frayer un (étroit) passage vers l'habitacle pour faciliter le transport de longs objets.

Pas une auto de course

La Beetle Cabriolet est faite pour voguer tranquillement, décapotée, sur des routes ni trop rapides ni trop tortueuses, les mains tapotant sur le volant au rythme d'All Summer Long des Beach Boys. Son châssis sur lequel est déposée une carrosserie plus lourde a le mérite d'être (encore) suffisamment rigide, à défaut d'être très moderne.

En effet, il s'agit de celui des anciennes Golf et il y a fort à parier que les ingénieurs de VW ne l'ont pas revu depuis longtemps. Qu'à cela ne tienne, le toucher de route est correct, sans plus. La direction apparaît lourde, mais en fait, ce sont plutôt les réactions nonchalantes du châssis qui contribuent à cette impression. Pas aussi agile que ses dimensions le suggèrent, un peu empesée dans ses mouvements, la Beetle préfère une conduite coulée et détendue. Sans être mollasses, ses éléments suspenseurs filtrent bien - et beaucoup mieux que ceux d'une Mini Cabriolet ou d'une Fiat 500C, ses principales concurrentes - les irrégularités de la chaussée.

Sans lui donner les ailes d'une véritable coccinelle, le moteur 1,8 litre suralimenté par turbocompresseur offre un rendement soyeux et sans histoire.

Couple élevé, consommation raisonnable

Son couple élevé --relativement à sa puissance-- se manifeste rapidement et avec souplesse, ce qui facilite aussi bien les dépassements que les sorties de virage. Qui plus est, la consommation demeure raisonnable avec une moyenne légèrement inférieure à 9 L/100 km.

Une boîte automatique à six rapports, la seule offerte, veille à faire la « courroie de transmission » entre le moteur et les roues (avant) motrices. Plutôt placide, d'autres préféreront le qualificatif « lente », cette boîte ne permet hélas pas d'exploiter à fond les possibilités de la mécanique, mais pour ceux-là, VW invite à enclencher le mode sport, lequel offre des passages de vitesses plus tranchés ou hachés, c'est selon, ce qui apparaît futile considérant la nature tranquille de cette auto.

La question en suspens, posée en introduction de ce banc d'essai, est de savoir combien de temps encore opérera le charme de cette voiture furieusement à la mode. Au catalogue 2018 de la marque, la Beetle revient sans véritable changement --pas même une édition spéciale--, ce qui ne manquera pas d'alimenter la rumeur selon laquelle ce modèle entame cette année son chant du cygne pour mieux renaître, en 2020, équipé d'une motorisation entièrement électrique.

Trois fleurs, trois tomates

On aime

  • Souplesse du moteur
  • Suspensions prévénantes
  • Équipement complet

On aime moins

  • Places arrière inconfortables
  • Comportement placide
  • Modèle en fin de carrière?

Fiche technique

  • Prix: de 25 390 $ à 32 890 $
  • Frais de transport et de préparation: 1645 $
  • Garantie de base: 48 mois ou 80 000 km
  • Moteur: L4 DACT 1,8 litre suralimenté
  • Puissance: 170 ch à 4800 tr/min
  • Couple: 184 lb-pi à 1500 tr/min
  • Poids: 1455 kg
  • Rapport poids/puissance: 8,55 kg/ch
  • Mode: traction
  • Transmission de série: automatique à six rapports
  • Transmission optionnelle: aucune
  • Diamètre de braquage: 10,8 m
  • Freins (av.-arr.): disque-disque
  • Pneus (av.-arr.): 215/55R17
  • Capacité du réservoir: 55 litres
  • Carburant recommandé: ordinaire
  • Consommation réelle: 8,9 l/100 km
  • Visible dans les concessions: maintenant
  • Concurrentes à surveiller: Fiat 500C, Mini Cooper Cabriolet
  • Pour en savoir plus: vw.ca




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