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Spécial wakeboard et ski nautique

Le Wake Setter, de Malibu, fait partie du... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Le Wake Setter, de Malibu, fait partie du nec plus ultra des bateaux de wakeboard.

Photo Bernard Brault, La Presse

Les amateurs de sports nautiques ont rechaussé leurs planches la fin de semaine dernière. Et qui dit planches dit bateau. Petit survol des dernières tendances du marché.

À chacun son bateau

Un bateau, c'est un bateau. D'accord, il y en a des gros et des petits, à voile ou à moteur, mais ça reste une coque avec une cabine. Et pour pratiquer un sport nautique, il n'y a qu'à attacher un câble et, hop! on saute à l'eau! Erreur, grossière erreur...

Les bateaux de sports nautiques sont devenus à ce point spécialisés au cours des dernières années qu'ils sont devenus les compagnons inséparables des sportifs sérieux. «Les bateaux d'activités nautiques sont équipés de tours avec piliers d'attaches pour le ski nautique, le wakeboard et le wakesurf. Ils ont aussi une plate-forme qui se prolonge à l'arrière de façon à ce que les skieurs puissent remonter à bord en sécurité, sans risquer de se coincer les pieds dans l'hélice», explique Michel Bibeau, organisateur du Salon nautique et du salon du Bateau à flot.

«L'hydrodynamisme de la coque a aussi été étudié pour maximiser la création de vagues, et ce, même à basse vitesse, indique de son côté Yves Paquette, président de l'Association maritime du Québec. On trouve aussi dans la coque du bateau des ballasts que l'on peut remplir d'eau de façon à produire davantage de vagues, pour le bonheur des skieurs et planchistes.»

Sur certains bateaux, tous ces paramètres peuvent être enregistrés dans l'ordinateur de bord, selon les préférences des skieurs et planchistes. À cela peuvent s'ajouter écrans tactiles, chaînes audio, caméras, tours amovibles, etc. Les bateaux les mieux équipés peuvent coûter plus de 120 000$.

«En moyenne, un bateau de wakeboard peut coûter 70 000$, soutient Yves Paquette. En comparaison, les bateaux multiusages sont les moins coûteux, ils peuvent se vendre entre 30 000$ et 40 000$ et permettent de faire du ski, mais aussi de naviguer.»

Car les embarcations destinées au ski ou à la planche peuvent être de très piètres navigatrices. «Il ne faut jamais oublier qu'il s'agit d'une embarcation spécialisée, affirme M. Paquette. Son fond plat la rend très peu performante et très inconfortable dans la vague.»

Le hic, c'est aussi ce détail technique qui lui permet de produire les vagues tant désirées par les adeptes de haute voltige...

Le Ski Nautique E, bateau 100% électrique.... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 3.0

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Le Ski Nautique E, bateau 100% électrique.

Photo Bernard Brault, La Presse

LTS Marine: 100% électrique

Imaginez pratiquer votre sport favori, tout en soutirant les sourires admiratifs des riverains. Pas tant à cause de vos prouesses, mais plutôt parce que votre embarcation ne fait pas le moindre bruit. Ce sera bientôt possible, grâce aux efforts d'une entreprise de chez nous.

LTS Marine, de La Prairie, met au point depuis 2009 un système de motorisation entièrement électrique. Les premiers modèles de préproduction, un bateau de ski nautique et un autre de wakeboard conçus de concert avec le fabricant américain Nautique, sont déjà à l'eau.

«Avec un couple généreux de 675 livres-pieds, notre couple de moteurs remplace les V8 de grosse cylindrée que l'on trouve normalement à bord des bateaux de wake et de ski, assure Michel Soucy, directeur au développement chez LTS Marine. Selon la vitesse, le bateau de ski peut tirer jusqu'à cinq skieurs dans un parcours de slalom, alors que le bateau de wakeboard peut être utilisé pendant deux heures avant d'être rechargé. En promenade, on peut naviguer pendant six heures.»

La recharge des deux ensembles de batteries de 40 kWh prend quatre heures sur une prise de 220 V, et un peu plus de sept heures sur une prise conventionnelle.

La motorisation électrique, conçue par la société québécoise TM4, partenaire d'Hydro-Québec, est particulièrement avisée pour l'embarcation de wakeboard, car cette dernière a besoin d'aller moins vite et peut accueillir davantage d'ensembles de batteries, qui sont utilisés comme ballasts pour créer davantage de vagues. «Nous moulons les packs de batteries en fonction de la forme de la coque du bateau et selon le type de vagues désirées», explique M. Soucy.

Nautique a déjà des clients intéressés et LTS parle d'un lancement dans six mois, à temps pour l'arrivée des modèles 2013. «On est conscients qu'il s'agit d'un produit de niche au sein d'une autre niche que sont les embarcations de sports nautiques. On espère donc vendre une centaine de bateaux au départ, reconnaît Michel Soucy. Mais je suis optimiste de voir des moteurs électriques à bord de tous les bateaux avant longtemps, et il est clair que nous voulons rester leaders dans le domaine.»

La prochaine étape pour LTS Marine? Concevoir un système de motorisation hybride avec génératrice, à la manière de la Chevrolet Volt, destinée aux hors-bords de plaisance.

Le Sunsation XRT.... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 4.0

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Le Sunsation XRT.

Photo Bernard Brault, La Presse

Le Sunsation XRT peut être équipé de deux... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 4.1

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Le Sunsation XRT peut être équipé de deux puissants et gloutons V8 qui produisent ensemble plus de 1000 chevaux.

Photo Bernard Brault, La Presse

Powerboats: les Ferrari nautiques

Autre forme de «sport» nautique, les powerboats, ou bateaux-cigares, s'amusent aux frontières de la démesure en affichant sans gêne un mépris pour tout comportement jugé raisonnable.

D'abord, ils peuvent filer à plus de 175 km/h. Les plus puissants ont des paires de moteurs qui crachent au total plus de 2000 chevaux et leur coût frôle le million de dollars. Leur consommation d'essence est tout aussi ahurissante: 150 litres au 100 km dans des conditions idéales pour un «malheureux» duo de V8 de 525 chevaux chacun. Au prix de l'essence de nos jours, il faut prévoir au moins 1100$ pour faire l'aller-retour Montréal-Québec.

«Les powerboats sont complètement déments, d'autant plus que la sensation de vitesse est doublée sur l'eau, affirme Michel Bibeau, organisateur du Salon nautique de Montréal et du salon du Bateau à flot. On a donc besoin d'aptitudes de pilotage poussées pour conduire de telles embarcations.»

Car les dangers de la navigation à haute vitesse sont bien réels. «C'est très risqué de naviguer à haute vitesse, notamment lorsque le niveau des rivières monte et que des objets divers se retrouvent à flotter à la dérive, explique Yves Paquette, président de l'Association maritime du Québec. À haute vitesse, un tronc d'arbre caché sous la surface peut carrément percer la coque d'un bateau de part en part. Les occasions de filer à vive allure sont donc très rares. D'autant plus qu'il faut composer avec l'inertie propre à la navigation; contrairement aux voitures, les bateaux n'ont pas de freins.»

Ça, c'est pour ceux qui se donnent vraiment la peine de piloter leurs engins. «Les powerboats sont un peu comme les Ferrari du nautisme, affirme Michel Bibeau. Ça attire exactement le même type d'acheteur. Bref, ce sont surtout des bateaux de parade, comme les voitures exotiques qui sont souvent réduites au même statut...»




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