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Le retour de la motomarine

BRP Sea-Doo Spark... (Photo fournie par BRP)

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BRP Sea-Doo Spark

Photo fournie par BRP

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Il y a 20 ans, les motomarines écumaient lacs et rivières, pour le meilleur et pour le pire. Les adeptes raffolaient de ces petites machines agiles, mais elles apparaissaient comme de bruyantes et malodorantes pestes pour les riverains. Si bien que leur utilisation a été interdite sur plusieurs plans d'eau, entraînant une chute vertigineuse de la production. C'est peut-être sur le point de changer.

Depuis quelques années, il se vend bon an, mal an autour de 70 000 motomarines dans le monde. C'est trois fois moins qu'il y a deux décennies. Aussi les constructeurs ont-ils tenté de pallier l'hémorragie en offrant des machines plus confortables, mieux équipées et surtout, plus silencieuses. On a abandonné les mécaniques à deux-temps d'ancienne génération au profit de nouveaux moteurs à quatre-temps. Résultat, les machines sont plus lourdes, conséquemment plus puissantes, et donc plus chères. Elles s'adressent aujourd'hui à une clientèle plus âgée, bien nantie, qui préfère de loin les randonnées aux acrobaties.

Mais BRP croit avoir ce qu'il faut pour ramener les jeunes sur les plans d'eau, avec sa toute nouvelle Spark, petite machine aux coloris éclatés qui est deux fois moins lourde et presque deux fois moins chère que ses concurrentes. Les critiques sont jusqu'à maintenant extrêmement favorables et il y a manifestement un «buzz» dans les concessionnaires BRP, qui confirment accueillir de plus en plus de nouveaux clients curieux de voir la nouvelle machine.

La Spark pourrait toutefois être une arme à double tranchant, car sa clientèle cible, plus jeune, est celle-là même qui a contribué à donner une bien mauvaise image à la motomarine à la fin des années 90. «Je crois que les gens vont percevoir la Spark comme une machine de débutants, craint Christian Lord, président du club Motomarine.org. J'imagine que les gens vont l'utiliser davantage pour s'amuser que pour faire des randonnées.» Chez BRP, toutefois, on espère que la Spark ne sera pas perçue comme une nuisance, grâce à l'utilisation combinée du nouveau moteur à quatre-temps très silencieux et des technologies perfectionnées d'atténuation de bruit.

Malgré les immenses progrès et les nombreuses règles de sécurité adoptées sur les cours d'eau au cours des dernières années - dont l'adoption obligatoire depuis septembre 2009 de la carte de conducteur d'embarcation de plaisance - , les motomarines sont encore aujourd'hui considérées comme des indésirables. «On est comme les Hells Angels de l'eau! illustre M. Lord, mi-figue, mi-raisin. Aussitôt que l'on va à l'eau, les policiers viennent nous voir pour vérifier si tout est en règle. Pour chaque équipement de sécurité absent des embarcations, il y a des amendes salées à payer.» Aussi, a-t-on a banni leur utilisation de certains lacs, certaines marinas interdisent leur mise à l'eau, alors que d'autres exigent que les utilisateurs achètent des forfaits d'accès annuels. «C'est une façon de décourager la pratique de la motomarine, estime Christian Lord. Les gens pensent encore à tort que c'est un sport de cow-boy. Ça demeure aujourd'hui un loisir méconnu.»

Pourtant, la motomarine moderne est souvent plus silencieuse que bien des hors-bords, et elle permet des randonnées de plusieurs heures en donnant la possibilité de découvrir des endroits autrement inaccessibles - «on peut naviguer dans environ quatre pieds d'eau, parfois moins», affirme M. Lord.

Si la Spark remplit ses promesses et permet d'attirer une nouvelle clientèle sans attirer les foudres des riverains, peut-être que la motomarine pourra enfin vaincre les préjugés et s'affirmer pour ce qu'elle est, une embarcation à part entière. À suivre!

BRP Sea-doo GTX Limited iS 260... (Photo fournie par BRP) - image 2.0

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BRP Sea-doo GTX Limited iS 260

Photo fournie par BRP

 > Sea-Doo Spark - 6489$

On dit de la nouveauté de BRP qu'elle va être l'étincelle qui relancera le milieu de la motomarine. Construite autour d'une architecture minimaliste en composé plastique robuste, elle est, à 185 kg, de loin la plus légère de l'industrie. Son moteur quatre-temps Rotax 900 ACE est aussi le plus frugal du marché, autant dans sa version standard de 60 chevaux que dans celle à haut rendement qui en produit 30 de plus. BRP promet en fait une économie d'essence de 35% par rapport à la plus proche rivale. La performance du trois-cylindres est néanmoins suffisante pour donner à la Spark un rapport poids-puissance à l'avenant, ce qui permet des accélérations étonnantes et une conduite vive et précise. Mais ce qui retient l'attention et promet d'attirer de nouveaux adeptes est son prix, au-delà de toute concurrence.

 > BRP Sea-Doo GTX Limited iS 260 - 19 889$

À l'opposé du spectre, on trouve la GTX Limited iS 260, qui est pratiquement un bateau sport de luxe que l'on peut enfourcher. Son moteur suralimenté Rotax 4-TEC de 1494 cc produit pas moins de 215 chevaux, alors que les passagers profitent d'une foule de caractéristiques propres aux machines de grand tourisme. Correcteur d'assiette, suspension intelligente, système de freinage et de marche arrière, régulateur de vitesse, amarres rétractables, indicateur de profondeur, siège de randonnée et guidon inclinable, tout est mis en oeuvre pour assurer des randonnées agréables, peu importe la durée. Bien sûr, il faut y mettre le prix.

 

 

Yamaha FZS ... (Photo fournie par Yamaha) - image 3.0

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Yamaha FZS 

Photo fournie par Yamaha

 > Yamaha VX Sport - 9989$

La série VX d'entrée de gamme a enfin droit à des coques et à des ponts en NanoXcel, composé plastique préimprégné encore plus léger et robuste qu'auparavant. Les motomarines VX sont dorénavant plus légères, avec un poids à sec de 334 kg. Elles ont par ailleurs reçu des améliorations en matière d'accélération, d'économie d'essence et de maniabilité, notamment grâce au système informatique intégré qui commande et règle plusieurs fonctions comme le calage de l'allumage, la cartographie de l'injection d'essence, le diagnostic du moteur et la direction assistée en cours d'arrêt. Sur le plan des caractéristiques de base, soulignons la présence d'un grand compartiment de rangement de 60 L et d'une spacieuse plate-forme de remontée.

 > Yamaha FZS - 16 924$

Yamaha porte un grand coup dans le créneau des motomarines sportives en équipant sa FZS et sa FwZR du tout nouveau moteur Super Vortex High Output (SVHO), un quatre-cylindres en ligne de 1,8 L qui offre 20% plus de puissance et de couple que le moteur de génération précédente. La puissance estimée est de 270 chevaux, un sommet dans l'histoire des WaveRunner. Pour transmettre toute cette puissance, Yamaha fait maintenant appel à une nouvelle pompe à jet dont le diamètre été porté à 160 mm. Parmi les autres caractéristiques, soulignons la direction assistée en cours d'arrêt, une échelle de remontée, un crochet de remorquage et le guidon télescopique - une primeur Yamaha en 2013 qui permet de naviguer debout ou assis.

Kawasaki STX-15F... (Photo fournie par Kawasaki) - image 4.0

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Kawasaki STX-15F

Photo fournie par Kawasaki

Kawasaki Jet Ski Ultra LX... (Photo fournie par Kawasaki) - image 4.1

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Kawasaki Jet Ski Ultra LX

Photo fournie par Kawasaki

Kawasaki STX-15F - 11 299$

La STX-15F est la motomarine d'entrée de gamme la plus puissante du marché grâce à son quatre-cylindres en ligne de 1498 cc qui produit 158 chevaux. Mais c'est aussi la plus lourde. Sa coque légère et compacte axée, munie d'ailettes moulées par injection et inspirée de la 1200 STX-R de course, lui confère toutefois une belle agilité en virage. Les manoeuvres à haute vitesse sont par ailleurs adoucies par la direction intelligente de Kawasaki, qui surveille les mouvements du guidon en fonction du régime du moteur. Comme dans le cas de bien d'autres motomarines sur le marché de nos jours, le conducteur peut volontairement choisir de naviguer avec une puissance limitée, idéale pour les novices.

 > Kawasaki Jet Ski Ultra LX - 12 499$

L'Ultra LX se veut un peu la Jekyll et Hyde de la motomarine, car elle jumelle le moteur vif et économique de la STX-15F à la coque sophistiquée et à la selle confortable de l'Ultra 310LX, machine haut de gamme et ultrapuissante de Kawasaki - elle produit la bagatelle de 305 chevaux, un sommet dans l'industrie. Si on revient à l'Ultra LX, son approche est de permettre de longues balades amusantes, grâce entre autres à un réservoir de 78 L - le plus volumineux de la catégorie - et à un généreux espace de rangement de 212 L. Par contre, le poids de la machine est conséquent, à 423 kg à sec.

Il reste encore au Québec des adeptes de... (Photo fournie par Rémi Voyer/Quebec Jet Crew) - image 5.0

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Il reste encore au Québec des adeptes de Jet Ski, ces petites machines agiles aujourd'hui impossible à trouver chez concessionnaires de motomarines.

Photo fournie par Rémi Voyer/Quebec Jet Crew

Les irréductibles du jet-ski

Disparues des concessionnaires, les jet-skis, ces minuscules machines pilotées debout en tenant un guidon rétractable, attirent encore leur lot d'amateurs de sensations fortes. Seul Yamaha fabrique encore des jet-skis, mais le constructeur japonais n'en vend pas en Amérique du Nord. Si bien que les amateurs les importent ou, plus souvent, font appel à des détaillants indépendants qui fabriquent des machines de toutes pièces. Ainsi, on arrive à installer un moteur deux-temps de près de 200 chevaux dans une coque en fibre de carbone de 200 lb. Oui, vous avez bien lu, on parle d'un rapport poids-puissance ahurissant d'une livre par cheval-vapeur. Ces bolides ultraperformants peuvent toutefois coûter près de 40 000$, mais il est aussi possible de trouver des machines usagées moins puissantes pour seulement 2000$.

Évidemment, le jet-ski n'est pas fait pour tout le monde, à l'image du motocross, son équivalent terrestre: «C'est extrêmement exigeant physiquement», soutient Rémi Voyer, champion canadien de Freestyle et propriétaire de Quebec Jet Crew, entreprise se spécialisant dans l'importation et la conception de pièces de jet-ski. «Il faut être en excellente forme et avoir beaucoup d'équilibre, car on doit garder la machine en mouvement, sans quoi on se retrouve à l'eau. Aussi, on ne ride jamais très longtemps, parce que c'est rapidement épuisant», ajoute le jeune homme de Saint-Raymond-de-Portneuf.

Rémi Voyer estime que le marché du jet-ski a pris de l'ampleur au cours des cinq à six dernières années, lui qui fait des affaires bien au-delà des frontières canadiennes. «Il y a beaucoup de riders un peu partout dans le monde et on voit apparaître de plus en plus de compétitions.» Au Québec, c'est encore un sport récréatif, pratiqué entre amis, mais la Canadian Watercraft Association organise des compétitions chez nos voisins ontariens. Qui sait, l'idée pourrait bientôt germer de ce côté-ci de la frontière...




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