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«Vert» rime avec «cher» : partout au monde, le prix freine l'auto électrique

Agence France-Presse
PARIS

Le prix est le principal frein à l'achat de voitures électriques, selon une étude internationale de l'Observatoire Cetelem de l'automobile, publiée mardi, qui prévoit un marché restant marginal à très court terme, malgré sa croissance.

«Le véhicule électrique est perçu comme une voiture plus chère à l'achat que son équivalent thermique pour 86 % des automobilistes dans le monde et 91 % des Français», relève l'étude.

Le deuxième frein majeur est celui de l'autonomie.

À moins de 300 km d'autonomie, oubliez ça

Seuls 30 % des automobilistes «imaginent pouvoir acheter une voiture électrique ayant moins de 300 km d'autonomie», seulement 13 % en France. De plus, trois quarts des répondants jugent insuffisant le nombre de bornes de recharge.

Pourtant, les automobilistes parcourent environ 50 km par jour seulement en moyenne, souligne Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

«L'autonomie n'est pas un problème réel, c'est psychologique.»

-- Flavien Neuvy, de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

En outre, plus de 80% des personnes interrogées «croient à l'avenir de la voiture électrique», jugent que c'est un véhicule «propre», «agréable à conduire», et «renvoyant une image positive et moderne».

«Sur le papier, elle coche toutes les cases. Le frein principal, c'est le prix», estime M. Neuvy.

«Les gens se disent que même en faisant des économies à l'usage, avec moins d'entretien, moins de consommation de carburant, ça reste une voiture qui est plus chère avec une autonomie plus limitée», selon cet expert.

«Cela veut dire payer une voiture plus chère pour moins bien. C'est un problème majeur.»

-- Flavien Neuvy, de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

Les véhicules 100% électriques représentent environ 0,9% des immatriculations dans le monde, 1% en Europe et 1,3% en France.

Ceux qui achètent vert restent verts

L'Observatoire Cetelem prévoit une part progressant à 3 % en France à fin 2020. «Les ventes en France et en Europe vont rester assez marginales à très court terme», prévient M. Neuvy. 

Mais il y a de bonnes nouvelles, malgré tout.

«Les automobilistes qui roulent en voiture électrique depuis longtemps disent qu'ils ne reviendront pas en arrière. Donc on voit bien qu'elle a un gros potentiel».

-- Flavien Neuvy, de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

L'étude intitulée Le mystère de la voiture électrique inclut une enquête quantitative conduite par l'institut Harris Interactive en juin et juillet 2018 dans 16 pays, auprès de plus de 10 600 individus âgés de 18 à 65 ans issus d'échantillons nationaux représentatifs (méthode des quotas). Elle a été complétée en France par une étude qualitative à Paris, Lyon et Bordeaux.




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