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Les électriques d'occasion font courir les acheteurs

Pascal Gosset, président-directeur général de Véhicules électriques Muze... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Pascal Gosset, président-directeur général de Véhicules électriques Muze

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Alain McKenna

collaboration spéciale

La Presse

Nul ne sait si Québec prolongera au-delà du 31 décembre son aide de 4000 $ à l'achat d'une voiture électrique d'occasion, mais d'ici là, chose certaine, ce marché restera en pleine effervescence. Et les commerçants font tout ce qu'ils peuvent pour dénicher des véhicules...

Racine Chevrolet Buick GMC, à Saint-Jean-sur-Richelieu, a officiellement inauguré le mois dernier sa «zone électrique», un espace commercial réservé à la vente de véhicules électriques neufs et d'occasion. Détail intéressant, dans un contexte où les acheteurs doivent souvent patienter plusieurs mois avant d'obtenir le véhicule convoité, le concessionnaire montérégien compte avoir sur place au moins un exemplaire de tous les modèles actuellement en marché, afin que les curieux puissent les comparer en personne.

«Ça aide à faire le bon choix», explique Daniel Jeffrey Boucher, responsable de cette division pour le marchand automobile de Saint-Jean. «Les gens viennent d'un peu partout au Québec pour magasiner une voiture électrique d'occasion. Il faut dire qu'à 20 000 $, c'est une façon plus abordable [qu'un véhicule neuf] de passer à l'électrique.»

L'aide gouvernementale ne nuit pas non plus, même si celle-ci exige que le véhicule provienne de l'extérieur de la province. Ça témoigne d'un marché où c'est l'offre, plutôt que la demande, qui ralentit l'adoption.

«C'est encore assez émergent, mais on voit de nouveaux commerçants apparaître régulièrement. Tant que l'aide gouvernementale sera offerte, ça va grossir.»

Daniel Jeffrey Boucher, de Racine Chevrolet Buick GMC

À Québec, le gouvernement Legault a promis de garder les mesures actuelles en place, mais n'a pas encore statué sur ce qu'il fera à leur échéance. Une mise à jour devrait avoir lieu avant la fin de l'année.

Des prix en hausse

Avec une adresse à Montréal et une autre à Saint-Hyacinthe, Véhicules électriques Muze est l'un des premiers commerces au Québec à s'être intéressé à l'importation de véhicules électriques d'occasion. Son objectif, à terme, serait de servir d'intermédiaire pour tous les commerçants automobiles qui souhaitent vendre ces véhicules dans leur région.

Entre-temps, Muze profite d'une demande plus importante que l'offre, ce qui ne manque pas de faire grimper les prix. «En ce moment, une Nissan Leaf âgée de trois ans coûte environ 1000 $ plus cher qu'elle coûtait il y a un an, assure Pascal Gosset, qui a fondé Muze. Dans certains cas, le prix peut même être presque aussi élevé qu'un modèle neuf!»

La raison: comme les véhicules neufs sont en rupture de stock, s'il a un exemplaire d'occasion de même génération, âgé de deux ou trois ans, qui est prêt à partir, ça le rend soudainement plus attrayant...

«Il y a quand même des bons coups à faire. Par exemple, une BMW i3 électrique avec moteur à essence d'appoint peut revenir moins chère qu'une Leaf», dit M. Gosset, qui incite toutefois les acheteurs à une certaine vigilance au moment d'acheter. «Assurez-vous que le véhicule sur lequel vous avez un oeil fait partie des modèles pour lesquels l'aide gouvernementale est applicable, si vous souhaitez en profiter. Car ce ne sont pas tous les modèles qui le sont», ajoute-t-il.

Ainsi, la BMW i3 avec prolongateur d'autonomie dont l'homme d'affaires parle d'entrée de jeu peut sembler plus abordable au premier regard, mais son acquéreur ne pourra pas toucher les 4000 $ de Québec. «Il faut faire attention, car ce ne sont pas tous les commerçants qui vont vous le dire», conclut Pascal Gosset.

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Trois conseils pour trouver la perle rare électrique

Vérifier l'admissibilité à l'aide provinciale

Jusqu'au 31 décembre, il est possible d'obtenir une aide de 4000 $ à l'achat d'une voiture électrique d'occasion, mais comme on dit, certaines conditions s'appliquent. Une de celles que les gens ont tendance à oublier est que le véhicule doit être exclusivement électrique. Des modèles comme la BMW i3 et la Chevrolet Volt sont ainsi exclus de ce programme.

Ne pas négliger l'inspection

Les promoteurs de l'électrification vous diront qu'une voiture électrique, ça ne brise pas comme une voiture à essence. Mais des batteries qui s'usent prématurément et des suspensions qui flanchent, ça existe aussi, explique Daniel Jeffrey Boucher, de Racine Chevrolet Buick GMC, à Saint-Jean-sur-Richelieu. «Une voiture électrique a moins de composants mécaniques, mais il faut quand même les faire inspecter», dit-il.

Miser sur la garantie prolongée

Pour avoir droit aux 4000 $ d'aide gouvernementale, il faut obligatoirement acheter une garantie prolongée, mais le prix de cette dernière peut aller de 1000 $ à plus de 3000 $, selon le marchand et le véhicule. «Ça fait partie de tout ce qui passe par le directeur commercial: il faut s'assurer d'avoir le meilleur prix», résume Pascal Gosset, de Muze.




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