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La Formule E met le cap sur Pékin

Le sport automobile va faire un grand pas vers un avenir plus respectueux de... (Photo fournie par la FIA)

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Daniel ORTELLI, Neil CONNOR
Agence France-Presse
Pékin

Le sport automobile va faire un grand pas vers un avenir plus respectueux de l'environnement quand va débuter samedi à Pékin le nouveau Championnat FIA de Formule Électrique, créé par la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

Dès son élection, le président Jean Todt a soutenu l'initiative française, d'abord baptisée «Formulec», d'une monoplace 100% électrique. Quelques années plus tard, ce sont 20 Spark-Renault SRT-01, rigoureusement identiques, qui vont s'aligner samedi sur la grille de départ du premier «ePrix» de l'histoire, dans un pays dont le marché automobile est en croissance exponentielle.

Pour ne rien gâter, plus de la moitié des pilotes engagés portent un nom rendu plus ou moins célèbre par la catégorie-reine du sport auto, la Formule 1, ce qui va bien aider l'image et la notoriété de la nouvelle formule: les fils d'Alain Prost et Nelson Piquet, le neveu d'Ayrton Senna, soit 10 titres mondiaux à eux trois, sont trois vrais pilotes. Grâce à leur patronyme, Nicolas, Nelson Jr et Bruno seront aussi des têtes d'affiche de la Formule E.

Les favoris, sur le papier, sont un Suisse et un Brésilien, Sébastien Buemi et Lucas di Grassi, qui défendent les couleurs de Toyota et Audi en endurance, après avoir couru pour Toro Rosso et Virgin en F1. Mais il faudra attendre samedi pour savoir si leurs résultats, en course, ressemblent à ceux des essais de cet été sur le circuit anglais de Donington, quartier-général de la Formule E. «Tous ces gars vont vraiment se battre pour la victoire, piloter au maximum», se réjouit Alejandro Agag, heureux promoteur d'une série qui a déjà suscité beaucoup de «buzz».

Du côté des acteurs économiques, Renault et Michelin, proches de la FIA, ont montré la voie, associés à des acteurs prestigieux de la F1 comme McLaren (moteur électrique) et Williams (batteries). Quant à Alain Prost, il est impliqué dans l'écurie e-DAMS qui comptera parmi ses rivales, entre autres, deux écuries américaines venues de l'Indycar, Andretti Autosport et Dragon Racing.

Pour le «glamour», la Formule E peut compter sur une star de Hollywood, Leonardo DiCaprio, parrain de l'écurie monégasque Venturi, et sur un entrepreneur à succès, Sir Richard Branson, avec son label fétiche, Virgin. Et pour ce qui est de la technologie, au-delà de la saison inaugurale disputée avec des monoplaces identiques, imaginées en Europe, chaque équipe pourra développer ses propres solutions innovantes.

Le calendrier est lui aussi très alléchant, car après Pékin et Putrajaya (Malaisie), et toujours sur des circuits urbains, la Formule E s'arrêtera en Amérique du Sud (Punta del Este, Buenos Aires), du Nord (Long Beach, Miami), pour terminer sa première saison à Monaco puis au coeur de deux grandes capitales européennes (Berlin, Londres).

L'intérêt pour la Formule E est forcément lié aux «enjeux de développement durable» associés aux nouvelles monoplaces électriques, souligne Agag. Conçues par les Italiens de Dallara et équipées de pneus Michelin «tous-temps», identiques sur piste sèche ou mouillée, leur bruit a été critiqué par le quadruple champion du monde de F1, Sebastian Vettel. Agag s'en fiche et s'attend à ce que les fans de sport automobile soient agréablement surpris par «un bruit très cool, qui fait penser à celui d'un moteur d'avion». Et il conclut, provisoirement: «Nous ne cherchons pas à remplacer la F1 mais à en être complémentaires. De toute façon, c'est la technologie qui dictera l'avenir».




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