(Montréal) Les séances de qualifications ont souvent donné des maux de tête à Lance Stroll depuis son arrivée en Formule 1, il y a trois ans. Mais ceux-ci sont peut-être en voie de se résorber.

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse canadienne

Ainsi, depuis la traditionnelle pause estivale, Stroll est méconnaissable en qualifications. Il a d’abord accédé à la deuxième portion d’une séance (Q2) au Grand Prix de Belgique plus tôt ce mois-ci, avant de participer à Q3 pour la première fois depuis belle lurette au Grand Prix d’Italie il y a deux semaines.

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Lance Stroll durant les qualifications du GP d'Italie le 7 septembre dernier. Il a atteint la troisième ronde des qualifications, ce qui n'est pas arrivé souvent depuis ses débuts en F1.

Des résultats qui tranchaient avec son piètre rendement en première moitié de saison. Faut-il rappeler qu’en date du Grand Prix de Grande-Bretagne, à la mi-juillet, Stroll n’avait pas franchi Q1 pendant 14 week-ends de course consécutifs, une disette qui remontait à 2018. D’ailleurs, ce revirement de situation n’est pas le fruit du hasard selon le directeur de l’équipe Racing Point, Otmar Szafnauer.

La voiture s'améliore

« Nous avons toujours cru que nous serions beaucoup plus forts après la pause estivale, et les résultats à Spa et Monza sont de bonnes indications pour notre progression lors des prochaines courses, a-t-il dit. Il reste encore sept courses au calendrier — c’est le tiers de la saison —, et plusieurs opportunités d’inscrire des points importants. »

À condition bien sûr que Stroll puisse transformer ses nouvelles opportunités en points durant les courses.

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Lance Stroll plus tôt cette saison lors de la conférence de presse de pilotes avant le GP de Hongrie le 1er août.

Une chose qu’il n’a pu faire au Grand Prix d’Italie, après avoir été victime d’une bête erreur de pilotage de Sebastian Vettel. Le pilote de la Scuderia a accroché Stroll alors qu’il tentait de revenir en piste, après avoir commis un tête-à-queue à la sortie d’un virage. Le Québécois se dirigeait alors vers un autre top-10, mais sa sortie de piste — qui a entraîné une pénalité aux deux pilotes — l’a éventuellement relégué au 12e échelon.

« Nous nous présentons à Singapour sur une bonne erre d’aller, après avoir enregistré de bons résultats. Nous avons été malchanceux à Monza, car nous n’avons pu placer nos deux voitures dans le top-10, mais nous avons tiré de nombreuses leçons positives pour la suite de la saison », a évoqué Szafnauer.

Une piste qui donne des maux de tête

Si Stroll croit avoir réglé ses maux de tête en qualifications, il devra toutefois se méfier de ceux qu’il pourrait ressentir en piste. Le pilote âgé de 20 ans a raconté plus tôt cette semaine une anecdote qu’il a vécue pendant la course dans la cité-État d’Asie du Sud-Est l’an dernier.

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L'an dernier à Singapour, Lance Stroll conduisait une Williams.

« C’est une piste passablement bosselée, où tu dois attaquer chaque virage pour trouver quelques dixièmes de seconde. Il faut vraiment pousser la voiture à sa limite. Je me souviens d’avoir eu de gros maux de tête après la course l’an dernier », a-t-il assuré.

De plus, la configuration de la piste n’est pas de tout repos, foi du pilote de Mont-Tremblant.

« Singapour est probablement l’épreuve la plus exigeante du calendrier — du moins, d’un point de vue physique, a reconnu celui qui y avait terminé 14e l’an dernier, et huitième à sa saison recrue chez Williams en 2017. Pour y être prêt, je m’entraîne dans une chaleur intense et je mise beaucoup sur les exercices d’endurance.»

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Lance Stroll lors des essais du GP de Singapour 2017.

«C’est une longue course, elle dure environ deux heures, donc c’est aussi un test pour la concentration. La piste est étroite, les murets sont près, donc il n’y a pas de place à l’erreur. Si tu mets une roue hors-piste, alors tu te retrouves dans le mur. C’est tout un test », a-t-il assuré.